Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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Les Brotteaux à Lyon - 8



Déambulez dans le quartier animé des Brotteaux, admirez sa richesse architecturale des xixe et xxe siècles, puis offrez-vous une pause dans le parc de la Tête d’Or.
Edition
Ce circuit est décrit dans le nouveau TopoGuide® P694 "Quartiers et histoires de Lyon à pied" disponible sur : https://boutique.ffrandonnee.fr/quartiers-et-histoires-de-lyon-a-pied
13 randonnées thématiques avec des descriptifs enrichis sur le patrimoine rencontré en chemin : les Lyonnaises célèbres, le cinéma, la Résistance, la vie ouvrière…
Situation
- Lyon, place Jules Ferry (6e arrondissement)
- Coordonnées GPS : 45°46'0.70"N, 4°51'33.81"E
Transport
- Départ : métro B ou bus C1, C2, C6, 70 (arrêt « Brotteaux »)
- Arrivée : bus C3, C4, C13, C14, 27 (arrêt « Saxe-Lafayette »)
En chemin
- ancienne gare des Brotteaux
- palais de Flore
- maison Valla
- commerces des cours Vitton et Franklin-Roosevelt
- ancien muséum d’histoire naturelle Émile Guimet
- église Saint-Joseph-des-Brotteaux
- parc de la Tête-d’Or
- musée d’art contemporain - Cité internationale
- immeubles d’habitation remarquables
- église de la Rédemption
- fontaine de la place Maréchal-Lyautey
- église Saint-Pothin
- chapelle des Brotteaux (crypte-ossuaire)
- théâtre Tête-d’Or

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map
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Du métro, longer la place Jules-Ferry et l'ancienne gare des Brotteaux construite en 1904 et fermée en 1983 en laissant l’ancienne gare à droite jusqu’au carrefour au n° 1, à gauche, brasserie des Brotteaux disposant d’éléments remarquables comme des panneaux de céramique, des ferronneries caractéristiques de l’Art nouveau ; l’alternance des briques et des pierres, les bow-windows, la terrasse verdoyante et le portrait de madame Récamier font aussi sa particularité puis revenir vers le métro aux n° 4-5-6, ancien hôtel Lugdunum, ou Palace Hôtel, construit en 1924 selon les plans de l’architecte Valère Perrier, autrefois le complexe hôtelier le plus important de Lyon, avec 400 chambres ; la modernité des motifs géométriques des frises oranges des troisième et dernier étages ainsi que la marquise témoignent du début de la période Art déco ; il est aujourd’hui le siège de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
Poursuivre boulevard Jules-Favre et dépasser le Central téléphonique Lalande au n° 8, palais de Flore ; son architecture se compose d’une ossature métallique mais aussi de bow-windows, de ferronneries ainsi que de « casques anglais », coupoles coiffant les angles. Sur la place triangulaire, obliquer à droite en épingle rue Waldeck-Rousseau. Tourner à gauche rue Fournet puis, à gauche, boulevard des Brotteaux au n° 53, maison Valla, classée monument historique, littéralement coffrée par un immeuble-pont et ceinte d’édifices récents ; construite en 1888 par l’industriel lyonnais Roland Valla, la bâtisse resta dans la famille jusqu’à la fin des années 1990 puis fut rachetée par le promoteur Capri en 2001 pour démolition à cause du développement du centre commercial de la Part-Dieu ; néanmoins, l’opposition de l’architecte des Bâtiments de France paralysa ce projet. Emprunter à droite le cours Lafayette.
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Dépasser la rue Tête-d'Or (troisième), tourner à gauche rue Moncey, à droite rue Garibaldi aux n° 129 à 131, ancienne usine de construction électrique Soulé, devenue cinéma en 1921 puis Monoprix en 1958 et reprendre à droite le cours Lafayette.
Emprunter à gauche la rue Tête-d’Or au n° 91, église du Saint-Nom-de-Jésus (orgues remarquables) et, juste après le jardin des Trois-Renards, tourner à gauche rue de Sèze au n° 49, atelier du chocolatier Bernachon.
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Prendre à droite la rue Duguesclin, à droite le cours Franklin-Roosevelt au n° 42, magasin Bernachon, couper la place Kléber à gauche, restaurant Orsi ; au sous-sol, vestiges des fondations de la maison de l’architecte Jean-Antoine Morand (1727-1794) ; le comte de Cagliostro y créa la loge maçonnique La Sagesse Triomphante et atteindre le croisement de la rue Garibaldi.
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Avancer cours Vitton jusqu’au n° 6 cinéma L’Athénée de 1921 à 1968 puis revenir.
Partir à droite rue Garibaldi au n° 45, loge maçonnique du Grand Orient et du Droit humain abritant trois temples et trois cabinets de réflexion. Tourner à droite rue Crillon, après l’église à gauche rue Ney et, à droite, rue Sully. Traverser le boulevard des Belges et continuer en face.
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Emprunter à gauche le boulevard Anatole-France. Il mène à l’entrée du parc de la Tête-d’Or. Après les Petites Serres, tourner à gauche, dépasser la Grande Serre construites entre 1877 et 1880 par Théodore-Jean-François Domenget, les serres abritent une partie du jardin botanique créé en 1857 et permettent de garder un jardin d’hiver ; le Jardin botanique, quant à lui, est le plus grand et le plus foisonnant des jardins municipaux de France ; ses collections sont semblables à celles du Muséum national d’histoire naturelle, longer à droite les villas (WC) et sortir par la porte Tête-d’Or.
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Prendre le boulevard des Belges à droite, dépasser le musée Guimet au n° 28, œuvre néo-classique des architectes Jules Chatron et Tony Blein à la demande d’Émile Guimet (industriel et collectionneur d'art lyonnais) ; inauguré en 1879, le musée abrita un temps la collection d’art de Guimet ; ne trouvant pas son public et faute de soutien du maire, elle fut transférée à Paris où Émile Guimet créa un nouveau musée ; en 1897, le bâtiment fut mis aux enchères publiques puis loué pour y construire patinoire, théâtre et brasserie ; plus tard, il fut racheté par la ville de Lyon qui y installa les collections municipales du Muséum d’histoire naturelle ; depuis 2007, le bâtiment est désaffecté.
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Avant l’arrêt de bus « Parc Tête-d’Or – Churchill », entrer à droite dans le parc par la porte des Enfants-du-Rhône. Emprunter la grande allée de gauche en bordure du lac, traverser la roseraie en biais vers la gauche et, après le bassin, se diriger à gauche. Grimper les escaliers de la porte de la Cité-Internationale en face, musée d’Art contemporain de Lyon dont la façade est le seul vestige des bâtiments de la foire de Lyon datant des années 1920 (Charles Meysson) ; l’intérieur du musée et l’ensemble de la Cité internationale ont été réalisés par Renzo Piano ; sept œuvres sont visibles côté parc et côté cinéma (parcours d’œuvres en audio-description sur le site du musée).
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Emprunter l’allée Achille-Lignon à gauche. Continuer avenue de Grande-Bretagne sur le trottoir de gauche.
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Obliquer avenue du Maréchal-Foch au n° 5, hôtel particulier (1858) ; au n° 17, immeuble (1886) ; au n° 28, avec 2 m de large, 6 m de long et deux niveaux, elle serait la plus petite maison de Lyon, édifiée en 1878 sur une parcelle des hospices civils de Lyon disponible après la démolition de la première église de la Rédemption ; visible derrière le square : église de la Rédemption bâtie de 1868 à 1877 (vitraux du peintre verrier Lucien Bégule, orgues de Joseph merklin) ; au n° 45, immeuble de style orientaliste (1879), aux n° 55-57, palais de l’Automobile et garage Lambrechts (1926-1930), transformés en bureaux. Longer à droite le cours Franklin-Roosevelt pour voir la fontaine Lyautey 1865, les cinq vasques au-dessus de la vasque principale représentent les cinq arrondissements de Lyon à cette époque ; les cinq génies sculptés par Clauses symbolisent l’industrie, le commerce, la navigation, l’histoire et la géographie ; au sommet, statue de la ville de Lyon réalisée par Guillaume Bonnet ; sur la place subsistent les kiosques à fleurs de Charles Meysson ; buste sculpté de Jean-Antoine Morand dans le parking souterrain.
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Revenir, prendre à droite l’avenue Maréchal-de-Saxe et arriver au niveau de l’église Saint-Pothin la plus ancienne des Brotteaux, construite à partir de 1841 grâce aux travaux de l’architecte Christophe Crépet, de style néo-classique, en forme de croix latine ; des peintures d’allure monumentale décorent la nef, la coupole invoquant la Pentecôte et le chœur composé de symboles évangéliques. Tourner à droite rue Bugeaud et déboucher quai Général-Sarrail.
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Le suivre à droite jusqu’au n° 7 au n° 7, immeuble Barrioz : acquis en 1929 par le soyeux lyonnais Jean-Henri-Joseph Barioz, qui chargea les architectes Louis et Charles Donneaud de le rénover ; haut de 35 m, il se démarque par son expression new-yorkaise ; en haut se détachent deux visages Art déco ; au n° 8, immeuble Fernand Holstein (1887) de style gothique avec l’entrée voûtée à croisées d’ogive d’une hauteur remarquable.
Revenir et continuer le long du quai au n° 13, immeuble Duc de 1888 (architecte François Rostagnat), façade en pierre de taille au décor soigné de sculptures (abeilles sur la corniche supérieure) ; au n° 15, immeuble d’habitation (1914), l’un des plus récents du quai Sarrail : les architectes Lanier et Bonnamour imaginèrent une façade polychrome composée entre autres de bow-windows, d’elfes et de décoration végétale. Tourner à gauche cours Lafayette, à gauche rue Molière et, à droite, rue Fénelon. Poursuivre rue Louis-Blanc.
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Prendre à droite la rue de Créqui à gauche, chapelle Sainte-Croix, crypte des Brotteaux contenant les ossements de 2000 Lyonnais exécutés lors de Terreur Rouge pour s’être opposés à la Révolution, à droite le cours Lafayette et, à gauche, l’avenue Maréchal-de-Saxe jusqu’au théâtre Tête-d’Or anciennement La Cigale (xxe, architecture inspirée de l’éclectisme traditionnel, éléments Art déco (supports de la marquise).
