Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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ATTENTION : pour des problèmes urgents nécessitant une intervention rapide des services de secours ou des autorités utilisez les numéros d’urgence (15, 17, 18, 112)
PR52 - Saint Maurice, entre Marne et Bois














































































































































































































































L'histoire de Saint-Maurice et de Charenton commence dès le 9e siècle avec le développement du Bourg du Pont, village fortifié au pied du pont de Charenton. Puis l'époque Féodale verra apparaître des paroisses dont celle de Saint-Maurice qui s'étendra du pont de Charenton à Saint-Mandé et jusqu'à Saint-Maur. Après la Révolution, les paroisses deviendront communes mais c'est en 1842 que Saint-Maurice prendra un nomla différenciant de Charenton.
Au fil des siècles, Saint-Maurice perdra une grande partie de son territoire, du fait de l'agrandissement du domaine royal de Vincennes puis de l'annexion du bois de Vincennes par Paris en 1929. De nos jours, sa surface est de 143 hectares dont environ 1/4 sont occupés par ses hôpitaux.
La ville est composée de deux centres complémentaires :
- A l'ouest, le quartier du Plateau et les abords du bois de Vincennes avec ses maisons et villas conçues par l'architecte Georges Guyon pour une population plutôt bourgeoise.
- A l'est, le quartier Gravelle où étaient implantés les studios de cinéma et les usines quasiment toutes disparues aujourd'hui et où résidait à l'origine une population plutôt ouvrière.
Ces deux centres sont reliés par une étroite bande constituée de la rue du Maréchal Leclerc (anciennement la Grande Rue) et de l'avenue de Gravelle le long du bois de Vincennes (anciennement le chemin des Blanchisseuses).
Le Pas-à-Pas du parcours
Départ du parcours devant la médiathèque Eugène Delacroix 29 Rue du Maréchal Leclerc
(position GPS = 48.818151,2.422682), à 600 m de la station de Métro Ecole Vétérinaire (ligne 8).
Prendre la rue du Maréchal Leclerc à contresens de la circulation pour passer devant le moulin de la Chaussée [2]. Continuer dans cette rue pour passer devant l'école du Centre et le théâtre [3] puis devant l'Hôtel de Ville [4]. Continuer dans cette même rue du Maréchal Leclerc jusqu'à l'église Saint-Maurice [5] puis jusqu'à un petit parking situé sur le trottoir d'en face. Entrer dans ce parkingpour emprunter la passerelle qui enjambe le petit bras de Marne puis la passerelle de l'Abreuvoir qui franchit l'autoroute A4 [6] et arriver sur l'ile Saint-Maurice, ancien site des baignades et guinguettes [7].Tourner à gauche sur les berges et remonter sur 1,5 km le chemin de Halage entre la Marne et l'autoroute jusqu'à longer l'ile des Corbeaux [8]. Tourner à gauche dans le petit passage avant le square Jean-Paul Belmondo puis à droite dans l'allée Jean Biguet jusqu'à l'église des Saints-Anges-Gardiens [9]. Continuer tout droit quai de Bir Hakeim puis passer à droite des terrains de sport pour prendre sur la droite allée du Petit Bras le long du bras de Marne de Gravelle [10]. Tourner à gauche allée de la Villa Anthony puis à gauche rue Saint-Louis. Monter l'escalier au bout à droite, passer entre les terrains de sport qui ont pris la place du canal de Saint-Maurice, et la Darse [11] pour arriver sur le quai Bir Hakeim. Longer ce quai jusqu'à l'entrée du tunnel-canal de Saint-Maur [12] et remonter à gauche place Erlenbach. Prendre à gauche la rue Paul Verlaine jusqu'à la place Montgolfier [13]. Faire le tour de la place par la gauche puis continuer la rue Paul Verlaine jusqu'à la place Curtaloro. Traverser à droite la rue du Maréchal Leclerc pour monter les marches du passage Jean Viacroze et arriver en haut face à l'ensemble d'immeubles du "Panoramis", ancien site des studios de cinéma de Saint-Maurice[14]. Descendre à gauche l'avenue des Canadiens sur 100 m, jusqu'au passage de la villa des Vignes. Descendre l'escalier et tourner à droite rue du Maréchal Leclerc. Passer sous les voies de l'autoroute et prendre à droite le sentier piétonnier, la route des Barrières (ou côte Laurent Fignon), qui monte vers le bois de Vincennes. Dans la montée, emprunter le 2ème escalier sur la droite pour rejoindre l'avenue de Gravelle. Traverser cette avenue et rejoindre le bord du lac de Gravelle [15] pour le longer puis obliquer à gauche pour monter au kiosque. Redescendre par la route du Point-de-vue puis à gauche par la route du Pesage jusqu'à traverser l'avenue de Gravelle au feu tricolore. Emprunter le chemin piétonnier qui descend le coteau et continuer dans la même direction jusqu'au bout pour descendre un escalier qui débouche dans la rue du Maréchal Leclerc. Continuer dans la même direction jusqu'au n°64, le Moulin Rouge [16], puisjusqu'à tourner à droite dans la ruelle du Bois. Monter les escaliers pour rejoindre la rue Maurice Gredat, continuer de monter jusqu'à la villa Vacassy et aller voir le cimetière de Saint-Maurice [17]. Continuer rue Maurice Gredat jusqu'à l'avenue de Gravelle, la traverser et tourner à gauche pour longer le bois de Vincennes et passer devant l'entrée de l'asile Vacassy [18]. Continuer à longer le bois de Vincennes puis traverser l'avenue au feu tricolore pour emprunter la rue du docteur Decorse [19]. Au bout de cette rue, traverser le square du Val d'Osne [20] puis tourner à gauche rue du Val d'Osne. Tourner ensuite à droite rue Eugène Delacroix (voir son portrait en Légos) puis dans la 2ème à gauche rue Marthe Chenal (voir son portrait en Légos) puis encore à gauche avenue de Verdun jusqu'à la maison de Georges Guyon [21] au n°14. Au bout de cette avenue, voir sur la gauche un immeuble Art Nouveau [22] et sur la droite l'église Saint-André [23]. Entrer en face dans les jardins de l'hôpital National [24] (voir à gauche le portrait en Lego de Catherine Deneuve). Faire le tour par la droite des grands bâtiments. Arrivé à l'arrière de ceux-ci, tourner à droite et avancer jusqu'à passer derrière l'asile Vacassy puis obliquer à droite pour franchir un grand portail et entrer dans l'enceinte de l'hôpital Esquirol [25]. Aller tout droit pour emprunter un couloir dans l'angle des bâtiment et arriver sur la terrasse devant la chapelle et ses colonnes. Descendre l'escalier, traverser la place et passer sous un porche pour descendre un autre escalier. Tourner à droite pour remonter la rue le long d'un grand mur puis continuer dans la même direction jusqu'à ressortir de l'hôpital. Prendre à gauche rue du Val d'Osne. Dans la descente, tourner à droite allée des Erables puis descendre à gauche la promenade Georges Sand jusqu'à la médiathèque Eugène Delacroix [1], point de départ et d'arrivée de ce parcours.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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La médiathèque Eugène Delacroix
Cet hôtel particulier date de la première moitié du 18e siècle.
C'est dans cette maison que naquit le 26 avril 1798 le célèbre peintre Eugène Delacroix, fils de Charles Delacroix, ministre de la République. Il n'y habita que 2 ans, puisqu'avec sa famille il quitta la ville de Saint-Maurice pour Marseille en avril 1800.
Ici vécut également le célèbre chanteur d’opéra Jean-Blaise Martin (1768-1837) qui a donné son nom à un type de voix particulière, un baryton aigu, proche du ténor : " le baryton-martin".
Et c'est dans cette même maison que s'installa en 1891 le célèbre biologiste Edmond Nocard, professeur à l'école vétérinaire d'Alfort, et où il mourut le 2 août 1903, à seulement 53 ans.
En 1973, les façades et la toiture de ce bâtiment ont été inscrites à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques .En 1988, après de gros travaux de réhabilitation, la médiathèque municipale s’y est installée sur les trois niveaux et a pris le nom de médiathèque Eugène Delacroix.
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode situé près de la porte d'entrée de la médiathèque.

Le Moulin de la Chaussée
Le Moulin de la Chaussée est érigé sur le bras de Marne de Gravelle. Il tient son nom du fait qu'il était relié aux berges par une chaussée. Edifié au 13e siècle puis reconstruit au 18e siècle, il est partiellement détruit par un incendie en 1902. Reconstruit en 1904, il est surélevé de 2 étages.
Sa destruction ayant été décidée dans le cadre de la construction de l'autoroute A4, le moulin cesse définitivement son activité en 1972.
Des associations locales se regroupent pour le défendre et parviennent à le sauver. Le Conseil régional d’Ile-de France s’en porte acquéreur en 1993 et le cède à l'université de Paris Val-de-Marne. Il accueille désormais un Centre universitaire de formation par l’apprentissage : le CFA Sup 2000.
Les principaux éléments de sa structure sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il constitue un ultime exemple de moulin à eau issu d’une tradition très ancienne.
Face au moulin, de l'autre côté du carrefour, une stèle rappelle la présence à cet endroit du premier temple protestant de la région parisienne, construit en 1607, incendié en 1621, puis reconstruit en 1624 et finalement détruit en 1685, suite à la révocation de l'Edit de Nantes.

L'école du centre et le théâtre
C'est en 1898 qu'est inauguré? sur un terrain jouxtant la mairie de Saint-Maurice, le groupe scolaire du Centre, un ensemble constitué d'une école communale et d'une salle des fêtes. Avant cette date, l'école était située dans un bâtiment derrière la mairie et n'était constituée que de deux classes.
C'est l'architecte communal Georges Guyon, qui a été retenu pour réalisé ce projet.
Il implante la salle des fêtes au-dessus de l'école et de son préau fermé. Il utilise des charpentes métalliques pour le balcon de la salle et pour la toiture du bâtiment. Il décore la salle d'élégantes moulures, de ferronneries et d'une verrière zénithale dont les décors végétaux sont réalisés par le maître verrier Georges Nérel.
Après rénovation en 1970 puis en 1993, cette salle d'une capacité de 275 places prend le nom de Théâtre du Val d'Osne.
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode situé près de la porte d'entrée de l'école.

L'Hôtel de Ville de Saint-Maurice
L'Hôtel de Ville est érigé dans la 2e moitié du 19ème siècle pour faire face au développement de la ville et de ses besoins. C’est l’architecte officiel de l’arrondissement de Sceaux, Claude Naissant, qui construit dans le style néoclassique le bâtiment central et les deux petits pavillons donnant sur la rue, ainsi qu'à l'arrière du bâtiment central une école constituée de deux classes, une pour les filles et une pour les garçons. Cet ensemble sera inauguré en 1868 en présence du Baron Haussman.
Entre 1895 et 1898, l’architecte Georges Guyon ajoute 2 ailes de part et d'autre du corps central.
Plus récemment, en 1984, un bâtiment administratif est construit derrière la mairie et les services municipaux s'y installent.
C'est en 1898 qu'est installé en face de la mairie un monument formé d'un piédestal surmonté d'un buste d'Eugène Delacroix, à l'occasion du centenaire de sa naissance. Déplacé en 1989 devant la médiathèque qui porte son nom puis en 2018 dans le square du Val d'Osne, ce buste sera remplacé devant la mairie par un monument en hommage aux soldats morts pour la France.

L'église Saint-Maurice
Appelée aussi église communale car propriété de la commune, elle est sans doute le plus ancien lieu de culte de la ville car sa présence est notée dès le 11e siècle. Les deux autres églises de Saint-Maurice, construites au 20e siècle (l'église Saint-André et l'église des Saints-Anges-Gardiens), sont la propriété du diocèse de Créteil.
L'église Saint-Maurice est composée d’une nef à trois travées, terminée par un chœur. Le décor intérieur comprend entre autres des tableaux datant des 17e, 18e et 19e siècles. Elle a fait l’objet de multiples rénovations qui se sont achevées en 2009..
La cloche de 1633 provenant de la ville de Gentilly ainsi que le vitrail du 18e siècle représentant Saint-Maurice à cheval ont tous deux été classés à l'inventaire des monuments historiques.
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode près de la porte d'entrée de l'église;

L'autoroute A4
La construction de la nouvelle écluse de Gravelle et celle du barrage de Saint-Maurice ayant rendu inutile le canal de Saint-Maurice, celui-ci fut comblé et transformé en route, la RN4. Le 25 février 1954, cette nouvelle voie rapide était inaugurée.
Mais devenue très rapidement insuffisante vu l'augmentation du trafic routier, il fut décidé de la remplacer par une véritable autoroute, l'A4. Les travaux d'élargissement et de rehaussement de la chaussée eurent pour conséquence la destruction de la superbe haie de platanes qui avait bordé le canal.
Un premier tronçon de l'A4 fut mis en service en 1974 entre Paris et Joinville-le-Pont, les autres tronçons jusqu'à Metz étant progressivement ouverts au cours des deux années suivantes. Des écrans antibruit furent installés en 1983 afin de réduire les nuisances sonores subies par les riverains.
Une conséquence de la présence de cette autoroute : Elle isole les Saints-Mauriciens des bords de la Marne qui ne sont accessibles que par deux passerelles piétonnes : la passerelle de l'Abreuvoir et la passerelle de Charentonneau.

Baignades et guinguettes
La passerelle de l'Abreuvoir permet de franchir l'autoroute A4 et d'arriver sur l'île de Saint-Maurice qui est l'agrégat d'anciennes îles dont l'île de l'Hospice sur laquelle la guinguette "Chez Duchet" s'est développée dans la 2ème moitié du 19e siècle.
On y venait pour manger et s'y détendre entre amis avec des jeux de foire et des balançoires.
L'établissement s'est agrandi et y a ouvert une baignade en 1898, puis des gradins ont été construits pour ce qui deviendra la plage de Saint-Maurice, très fréquentée au début du 20e siècle.
De nos jours, les bâtiments de cette ancienne guinguette sont devenus un centre de loisirs de la ville de Saint-Maurice.

L'île des Corbeaux
D'après la légende, l'île des Corbeaux tirerait son nom d'un évènement qui se serait passé en 1303 où des centaines de corbeaux se seraient rassemblés et rués les uns contre les autres, laissant, après des combats acharnés et sanglants, le champ de bataille jonché de cadavres.
Le moulin des corbeaux, situé entre l'île des Corbeaux et la rive droite de la Marne a été édifié à la fin du 14ème siècle et a fonctionné jusqu'en 1904. Il a ensuite été transformé en maison d'habitation, mais a conservé sa roue. Et dans les années 1950, il a été aménagé en résidence hôtelière de grand luxe pour accueillir les têtes d'affiches des films en cours de tournage dans les studios de Saint-Maurice.
Sur la rive sud de l'île, un restaurant où l'on pouvait danser accueillait les parisiens le weekend, dans les années 1900 à 1950.
Dans les années 1965-1970, l'acteur français Jean-Paul Belmondo, alors en couple avec l'actrice américaine Ursula Andress, vécut sur cette île lorsqu'il tournait des films aux studios de Saint-Maurice. La ville lui a rendu hommage en donnant son nom au square situé tout près de là.

L'église des Saints-Anges-Gardiens
D’initiative privée, l'église des Saints-Anges-Gardiens s’inscrit dans les chantiers ouverts par le Cardinal Verdier au début du 20ème siècle et dont l'objectif était de construire une centaine d'édifices religieux dans la banlieue afin de mieux répartir les lieux de culte.
L'église Saint-Maurice étant trop éloignée du quartier Gravelle et devenant trop petite, un terrain est acheté à la fin des années 1920 entre le bras de Marne de Gravelle et la Marne afin de construire un lieu de culte dans ce quartier ouvrier et industriel en pleine expansion.
C'est d'abord un hangar à bateaux, toujours présent sur ce terrain, qui sert de chapelle, avant que l’Eglise des Saints-Anges-Gardiens ne s'élève entre 1932 et 1934 sous la direction de l’architecte Tandeau-de-Marsac.
Le manque de stabilité du sol en bord de Marne oblige les constructeurs à couler 70 piliers en béton enfoncés à 12 m de profondeur pour asseoir le bâtiment. Afin de minimiser les coûts de construction, l'église est bâtie en béton, la charpente est métallique et les briques sont utilisées comme décor extérieur. Les décors intérieurs se limitent aux vitraux réalisés par l'atelier Barillet et à quelques reliefs en ciment moulé.
Il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour que les 700 m2 de murs et de plafonds intérieurs soient décorés par Nicolas Untersteller, directeur de l’Ecole nationale des Beaux-arts, et ses élèves ainsi que par sa femme Hélène Delaroche. Seuls le porche à l'extérieur et le baptistère seront ornés de vraies fresques (de la peinture sur de l'enduit frais). Les autres décors seront effectués au "Stic B", une peinture de bâtiment pouvant être appliquée directement sur le béton. Les thèmes représentés sont la création du monde dans le baptistère, l'apocalypse dans le chœur et la glorification des anges sur les autres surfaces. La cloche sera installée en 1957 et l'orgue en 1976.
L'église des Saints-Anges-Gardiens a reçu en 2012 le label "Patrimoine du 20e siècle.
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode situé sur la grille d'entrée.

Le bras de Marne de Gravelle
Le bras de Marne de Gravelle est une petite dérivation du cours de la Marne qui commence en amont de l'île des Corbeaux et qui retrouve la Marne en amont du pont de Charenton.
Il alimentait les roues de deux moulins : Le Moulin Rouge et le Moulin de la Chaussée.
L'ancien canal de Saint-Maurice (comblé en 1954 pour laisser passer la N4) passait au-dessus de ce bras de Marne grâce à un pont-canal.
Une partie du cours du bras de Marne de Gravelle est souterraine depuis la construction de l'autoroute A4.

Le canal de Saint-Maurice et la darse
Au 19ème siècle, afin d'améliorer la navigation dans la partie aval de la Marne qui précède immédiatement la confluence avec la Seine, il est décidé de doubler la Marne d'un canal car la forte pente de la rivière et ses courants rendaient sa navigation difficile.
C'est en 1864 que le canal de Saint-Maurice est ouvert à la navigation. Long de 3900 m, il permet de relier le canal de Saint-Maur à la Seine, à Charenton-le-Pont.
En 1917, suite à la création du port de Bonneuil, la Marne est draguée, des îles sont supprimées et un barrage-écluse est aménagé au niveau de Saint-Maurice - Maisons-Alfort.
En 1933, l'écluse de Saint-Maur reliant le canal de Saint-Maur à la Marne au pont de Maisons-Alfort est remplacée par une écluse à grand-gabarit.
Ces aménagements permettent alors aux bateaux de remonter la Marne et d'accéder au canal de Saint-Maur sans passer par le canal de Saint-Maurice.
Devenu inutile, le canal de Saint-Maurice est comblé en 1953-1954 pour aménager le tracé de la N4 puis plus tard celui de l'autoroute A4.
La darse est un vestige de l'intersection entre le canal de Saint-Maur et le canal de Saint-Maurice. Ce plan d'eau est utilisé comme port d'attache pour les bateaux du service de la subdivision de navigation de Joinville-le-Pont. Ce service assure l'exploitation et l'entretien des ouvrages de navigation du Val-de-Marne : cinq barrages, six écluses et un tunnel.

Le tunnel-canal de Saint-Maur
En 1810, débute la construction d'un canal destiné à couper la boucle de la Marne qui fait le tour de Saint-Maur dans un parcours de 13 km difficile pour la navigation fluviale. Il est ouvert à la navigation en 1821, mais n'est inauguré que le 10 octobre 1825 sous le nom de canal Marie-Thérèse, en l'honneur de la Duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI.
Ce canal de 5,20m de large (gabarit Freyssinet) est constitué d'une partie souterraine, de 10 m de diamètre et de 597 m de long, dont la voûte est à 6 m au-dessus du niveau de l'eau et d'une partie en plein air de 500 m de long qui se termine par une écluse permettant de rejoindre la Marne à Saint-Maurice, en aval du pont de Maisons-Alfort.
Bien que se nommant tunnel-canal de Saint-Maur, il se situe entièrement sous l'avenue J.F. Kennedy, sur les communes de Saint-Maurice et de Joinville.
De nos jours, il est emprunté chaque année par environ 1500 bateaux de plaisance et par plus de 5000 bateaux de commerce, ce qui représente un trafic commercial de plus de 600.000 tonnes de marchandises par an.

La place Montgolfier
Au début du 19e siècle, le développement industriel de ce quartier Gravelle est favorisé par l'accès au transport fluvial grâce aux canaux de Saint-Maur et de Saint-Maurice. De nombreuses entreprises s'y installent : une scierie, une forge, des filatures, des fabriques d'objets en métal (couteaux, clous, épingles,...), un laminoir de cuivre, une peignerie de laine.
En 1828, s'implante ici la Papeterie Mécanique des Frères de Montgolfier. Cette famille est connue depuis 1783, date du premier vol en ballon (composé de tissus et de papier), réalisé par 2 autres frères Montgolfier. La papeterie, que la famille Montgolfier revend en 1842, fonctionnera jusqu'en 1896, date à laquelle elle sera reconvertie en usine de câbles électriques. Elle changera plusieurs fois de propriétaire et elle emploiera plus de 1000 personnes dans les années 1960. Le dernier propriétaire sera la société Pirelli.
La désindustrialisation des années 1970 sonnera le glas de toutes ces entreprises. En 1991 la municipalité décidera de construire à la place des friches industrielles un quartier résidentiel, la ZAC Pirelli, avec en son cœur la place Montgolfier. Des fresques rappelant l'épopée des premières montgolfières et réalisées en 1994 par l'artiste peintre et fresquiste Denis Berteau sont visibles dans un passage donnant sur la place.
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode situé dans un angle de la place, près de la descente du parking souterrain.

Les studios de cinéma de Saint-Maurice
C'est à l'emplacement de cet ensemble d'immeubles d'habitations et de bureaux, "Le Panoramis" construit dans les années 1980 et "Les Ellipses" construit dix ans plus tard, qu'étaient implantés les studios de cinéma de Saint-Maurice.
En 1913, un atelier de prises de vue cinématographique est créé dans une propriété de la rue des Réservoirs. Au fil du temps, cette atelier se développe puis est racheté en 1930 par la société américaine Paramount Pictures qui y construit des studios équipés pour le cinéma parlant.
Au début, on y tourne des plans raccords sonores pour des films tournés aux Etats-Unis, puis rapidement on y tourne des films européens.
Des versions multiples de chaque film sont réalisées à Saint-Maurice, c’est-à-dire que le même film est tourné dans différentes langues : la même scène est filmée avec des acteurs de différentes nationalités.
Avec l'adoption de la technique du doublage qui réduit considérablement les frais de production, la Paramount abandonne les studios de Saint-Maurice. A partir de 1947, les studios continuent leur activité sous le nom de Franstudio, filiale commune de Gaumont et de Pathé Société Nouvelle. Sur une surface de 4 hectares, ces studios, équipés de 7 plateaux, de salles de montage et de 50 loges d'artistes, emploient des centaines de personnes. Ils produiront plus de 500 films.
Dans les années 1960, le développement de la télévision ainsi que la préférence pour les tournages en décors naturels, font que les studios de cinéma sont presque désertés. Les studios de Saint-Maurice ferment définitivement en 1971.
Quelques un des nombreux films tournés dans ces studios :
- Les Barbouzes, de Georges Lautner avec Lino Ventura, Francis Blanche et Mireille Darc.
- La Belle et la Bête, de Jean Cocteau avec Jean Marais.
- Belphégor, téléfilm de Claude Barma avec Juliette Gréco.
- Le Bossu, d'André Hunebelle avec Jean Marais et Bourvil.
- Le Cerveau, de Gérard Oury avec J.P. Belmondo et Bourvil.
- Le Clan des Siciliens, d'Henri Verneuil avec Jean Gabin, Alain Delon et Lino Ventura.
- La folie des grandeurs, de Gérard Oury avec Louis de Funès et Yves Montand.
- Le Casse, d'Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo

Le lac de Gravelle et le kiosque
Cette partie du bois de Vincennes, le Plateau de Gravelle, faisait partie du territoire de Saint-Maurice avant qu'une loi de 1929 n'annexe le bois de Vincennes au profit de Paris, faisant passer la surface de Saint-Maurice de 332 hectares à 143 hectares.
Le lac de Gravelle fait partie du réseau hydraulique construit sous la direction d'Adolphe Alphand, lors de l'aménagement du bois de Vincennes dans les années 1860. Il présente une superficie d'eau d'environ 1 hectare et, étant le plus élevé des quatre lacs du bois de Vincennes, il constitue un réservoir de 28 000 m3 pour l'ensemble du réseau hydraulique du bois. Il est alimenté en eau de Seine par l'usine de pompage du pont d'Austerlitz.
Il alimente le lac Daumesnil (le plus grand avec une superficie d'eau de 12 hectares) et le lac de Saint-Mandé (le point le plus bas du bois de Vincennes à l'altitude +45 m) par le ruisseau de Gravelle ; il alimente le lac des Minimes (6 hectares) par la rivière de Joinville.
Profond d'une quinzaine de mètres en son centre, il a servi dans les années 1950 de bassin d'entrainement pour les plongeurs des pompiers et de l'armée. De nos jours, il est régulièrement empoissonné avec des truites et seule la pêche à la mouche y est autorisée.
A proximité du lac de Gravelle, un kiosque, construit sur une butte aménagée avec les terres extraites lors du creusement du lac, marque le point le plus haut du bois de Vincennes (altitude +71 m).

Le Moulin Rouge
Erigé sur le bras de Marne de Gravelle, le Moulin Rouge a été construit au début du 12ème siècle. Son nom vient de l'île Rouge à laquelle il était relié, une des 3 îles avec l'île de la Chaussée et la Grande île qui ont été plus tard réunies entre elles pour former une digue entre la Marne et le bras de Marne de Gravelle.
Suite à l'ouverture en 1864 du canal de Saint-Maurice, une passerelle métallique a été construite pour faciliter les chargements et déchargements entre le moulin et les péniches.
Dans les années 1900, la force motrice de ce moulin permettait à 10 ouvriers de produire chaque jour 220 quintaux de farine qui étaient écoulés dans toute la région parisienne. Son dernier propriétaire, "La Société Meunière des Grands Moulins de Saint-Maurice", l'a utilisé jusqu'en 1965.
Il est aujourd'hui transformé en maison d'habitation divisée en appartements.

Le cimetière de Saint-Maurice
Avant l'ouverture en 1852 du cimetière de Saint-Maurice, on utilisait le cimetière de l'Asile.
En 1853, on y transfère l'ancien cimetière qui entourait l'église Saint-Maurice en contrebas.
En 1881, c'est l'architecte communal Georges Guyon qui est chargé de l'agrandir et de reconstruire le portail d'entrée ainsi que la maison du gardien. En 1892, il est à nouveau agrandi.
On y trouve la tombe du docteur Decorse, chirurgien en chef de l'hôpital et maire de Saint-Maurice, celle d'Edmond Nocard, un grand nom de l'Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort mais aussi celle de Jean-Pierre Piat (1774-1862) général, sénateur et baron d'Empire et celle de René Le Huédé (1881-1968), le dernier Cap-Hornier français.
Ce cimetière en terrasse permet d'avoir un beau point de vue sur la vallée de la Marne et les communes environnantes;

L'asile Vacassy
En 1875, Jean-Joseph Vacassy, banquier et philanthrope, lègue sa fortune à l'Etat sous condition que soit fondée une maison de secours aux victimes d'accidents dans Paris.
C'est Trouillet, architecte du ministère de l'Intérieur, qui construit à partir de 1885 cet établissement de bienfaisance à Saint-Maurice qui entrera en service en 1889.
Lors de la Première Guerre mondiale, l4Asile Vacassy assure la rééducation fonctionnelle des blessés, mais est surtout un « centre d’essai pour une rééducation professionnelle en six mois ».
Lors de la deuxième guerre mondiale, ce sont entre-autres 2500 blessés de guerre qui y séjournent afin de bénéficier d'apprentissages aux métiers de cordonnier, tailleur, coiffeur, relieur, rempailleur.
A partir de 1981, ce centre de rééducation est rattaché à l'Etablissement National des convalescents de Saint-Maurice.
Après de gros travaux de rénovation, ce bâtiment héberge de nos jours l'Institut National de Veille Sanitaire (INVS).

La rue du Docteur Decorse
Le docteur Pierre-Jules Decorse (1842-1886) était chirurgien en chef de la Maison Nationale de Charenton-Saint-Maurice. Il fut maire de Saint-Maurice de 1877 jusqu'à sa mort et Conseiller Général de la Seine.
La fin du 19ème siècle voit le développement du quartier du Plateau, en bordure du Bois de Vincennes. De belles demeures et immeubles de qualité s’y élèvent, en particulier dans cette rue, avec de nombreuses réalisations de l'architecte Georges Guyon, qu'on retrouve aux numéros 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 13, 15, 18, 19, 20, 26, 30, 32 et 34.
Les propriétés au 9 et au 16 de cette rue accueillirent à partir de 1924 l'institut de jeunes filles "Louise Thuliez" dont l'entrée principale était 112 avenue de Gravelle.

Le square du Val d'Osne
En 1696, des religieuses bénédictines venant du Val d'Osne, en Haute-Marne, s'installent dans un couvent en face du moulin de la Chaussée. De là vient le nom de "Val d'Osne", donné au théâtre tout proche, à la rue qui remonte le long des hôpitaux et au square au bout de cette même rue.
Le square du Val d'Osne a été aménagé entre 1887 et 1890. Faisant partie du Bois de Vincennes,il fallut attendre 1972 pour que la ville de Paris concède cet espace à la ville de Saint-Maurice.
En 1998, l'hôpital voisin cède une parcelle de 700 m2 de son parc pour l'aménagement d'une aire de jeux pour enfants, un espace qui sera doublé en 2005.
En 2018, un monument en mémoire du célèbre peintre Eugène Delacroix né à Saint-Maurice, initialement inauguré en 1898 face à la mairie, puis déplacé en 1989 devant la médiathèque, est installé dans le square. Et en 2021, une fontaine est installée dans le bassin du square, pour remplacer celle d'origine depuis longtemps disparue.
Face au square et à l'angle de l'avenue de Gravelle et de la rue du docteur Decorse, la villa "La Lorraine" construite par Georges Guyon en 1895, avec ses 2 couleurs de briques avec les arceaux blancs de son avant-toit. Sa forme asymétrique est caractéristique de l'Art Nouveau.
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode situé dans le square près du buste de Delacroix.
Face au square, sur la grille au début de la rue du Val d'Osne, une "plaque de cocher" indique le type de chemin et son numéro ainsi qu'une direction et une distance. Ces plaques, installées à partir de 1835, étaient généralement placées en hauteur pour être bien visibles des voitures à cheval.
Dans deux rues du parcours à proximité du square, des portraits en Légo créés par l'artiste de Street Art Tom Brikx représententdes personnages célèbres nés à Saint-Maurice : Eugène Delacroix (peintre) et Marthe Chenal (cantatrice).

La maison de Georges Guyon
Georges Guyon (1850-1915) est nommé architecte communal de Saint-Maurice en 1879 puis de Bonneuil et de Créteil et enfin de Charenton en 1890.
Durant toute sa carrière, Georges Guyon réalisa plus de 200 bâtiments très divers comme des hôtels particuliers, des logements sociaux, des groupes scolaires ou des mairies. Il travailla avec des artistes, tous réputés dans leur domaine : des tailleurs de pierre, des céramistes d'art, des maîtres-verriers, des peintres-décorateurs, des fabricants de mosaïque.
Dans ce quartier, cet architecte construisit une cinquantaine de villas et d'immeubles dont en 1884 un hôtel particulier au n°14 de cette avenue de Verdun (autrefois avenue de l'Asile) où il habita avec sa femme et ses trois enfants et au rez-de-chaussée duquel il installa ses bureaux. Deux de ses fils, Maurice et Henri, deviendront eux aussi architectes et travailleront pour Saint-Maurice et Charenton.
Contrainte particulière pour l'avenue de Verdun : les maisons devaient être alignées derrière un jardinet avec clôture par grille de fer ou de fonte reposant sur un muret et pilastres à chaque extrémité.

L'église Saint-André
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Monsieur et Madame Lemoine, des particuliers qui avaient perdu leur fils unique au combat en décembre 1914, décident d'acheter un terrain à Saint-Maurice et d'y faire élever une église en sa mémoire.
Cette église sera construite entre 1923 et 1931 par les architectes Jacquemin et Renaudin. Elle est construite en béton paré de briques, des matériaux souvent employés au 20e siècle entre les deux-guerres, et elle est couverte d'une toiture en ardoise percée de plusieurs lucarnes.
Le clocher, initialement prévu de style romano-byzantin par l’architecte Jacquemin, sera finalement réalisé par l’architecte Renaudin dans le style des campaniles italiens, avec des briques d'une teinte différente. Ce clocher sur lequel s'adosse une tourelle est équipé de 3 cloches.
A l'intérieur, le chœur est surmonté d'une coupole polygonale et les vitraux sont de style moderne.
Dans cette église, plusieurs familles de Saint-Maurice ont rendu hommage à leurs enfants tombés au Champ d'Honneur lors de la Première Guerre mondiale, à travers différents vitraux visibles à gauche en entrant et dans le cœur ou par des inscriptions sur l'autel.
Ainsi naquit la paroisse Saint-André à Saint-Maurice qui sera complétée par une 2e paroisse après la seconde Guerre Mondiale, suite à la construction de l'église des Saints-Anges-Gardiens dans le quartier Gravelle
Pour plus d'infos, scanner le panneau QrCode situé sur la grille d'entrée de l'église.

Un immeuble Art Nouveau
En face de l'église Saint-André, au 41 rue du Val d'Osne, un immeuble en angle de rue réalisé en 1907 par Georges Guyon en collaboration avec ses fils Henri et Maurice. A voir les deux élégantes façades avec leurs oriels dotés d'une baie principale et de deux baies plus étroites ainsi que les sculptures réalisées par Georges-Edmond Ardouin, dont le fronton de la porte d'entrée qui est orné du visage souriant d'une femme au centre d'une grappe de fruits

L'hôpital National
À l’origine Asile Impérial de Vincennes, l'Hôpital National est créé par décret de Napoléon III en 1855 et est édifié par Eugène Laval sur 17 hectares du plateau de Gravelle. Sa création est intimement liée aux gigantesques travaux d'urbanisme voulus par l'Empereur Napoléon III et entrepris par le Préfet Haussmann à partir de 1853, qui ont pour conséquence les nombreux accidents ou maladies des ouvriers dues à des travaux harassants et dangereux. Il est ouvert en 1857 à tous les Français, sans distinction de profession ou de lieu de résidence. L’établissement devient alors l’hôpital de suite des grands établissements parisiens : Cochin, Tenon, Lariboisière.
Après 1861, il est agrandi pour prendre en 1900 le nom d'Asile National des Convalescents de Saint-Maurice. Un véritable travail de rééducation des patients, voire d'appareillage des mutilés, est y alors réalisé afin de "réparer les dommages corporels".
Il prendra ensuite le nom d’Établissement National des Convalescents puis deviendral'Hôpital National de Saint-Maurice en 1992.
Il opère ensuite un regroupement de ses moyens et de ses activités avec son voisin de Saint-Maurice, l'hôpital Esquirol. A partir de 2011, les deux établissements constituaient "Les Hôpitaux de Saint-Maurice". Depuis janvier 2024, ils ont pour nom "Les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne".
A l'entrée de l'hôpital, sur un mur du bâtiment de gauche, un portrait en Lego® de Catherine Deneuve en mémoire de sa présence en ces lieux en 2022 pour le tournage du film "Bernadette" où elle y incarne Bernadette Chirac. Ce portrait a été réalisé par des malades de l'hôpital, sous la direction de Tom Brikx, portraitiste de rue de renommée internationale.

L’Hôpital National
Créé sous Napoléon III il était destiné à accueillir les convalescents blessés sur les chantiers du baron Haussmann. Environs 40.000 ouvriers travaillaient jour et nuit sur ces chantiers. Le travail, souvent dangereux, cause de nombreuses blessures. Il prend son nom d’Asile National des convalescents en 1000. Les patients peuvent y être rééduqués et appareillés.
L’hôpital est caractéristique de l’architecture du 2e empire. Il se compose d’un bâtiment central et de deux ailes en équerre organisés autour d’une vaste cour dotée d’un bassin central. L’architecte Eugène Laval (1818-1869), élève de Labrouste, qui construit également l’asile du Vésinet, destiné aux femmes.

La chapelle Esquirol
Construite également par Gilbert entre 1838-1845, elle est en pierre calcaire et s’inspire de l’architecture grecque, surmontée d’un fronton et dotée d’un porche à 4 colonnes doriques.

L’hôpital Esquirol
A l’origine est fondé en 1641 un asile connu comme l’asile d’aliéné de Charenton. Y sont accueillis les « aliénés », « maniaques », et « imbéciles ». Puis l’accueil a été élargi, comme pour tous les hospices, avec des réfractaires à l’autorité publique et personnes adressées par lettre de cachet.
Vétuste, l’asile est reconstruit au 19e siècle selon les plans d’Emile Jacques Gilbert 1793-1874 qui est aussi l’auteur de l’hôtel Dieu de Paris.
Les bâtiments s’étagent en terrasses successives qui suivent la pente du terrain jusqu’à la Marne, ces bâtiments reliés entre eux par des rampes inclinées. Les différents quartiers s’organisent autour de cours à portiques aux arcades grillagées.
L’hôpital doit son nom au médecin aliéniste Jean-Etienne Esquirol 1772-1840. Disciple puis successeur de Philippe Pinel à la Salpêtrière, il prend ensuite la direction de la maison de Charenton. Il professe une nouvelle méthode de soins aux malades, non plus basée sur l’enfermement mais sur la thérapeutique.
L’Arche des bâtiments relève de cette conception, l’idée étant que le cadre de vie, et une plus libre circulation des patients peut influencer favorablement la guérison.
Sa statue trône dans une niche située au centre de l’escalier à 2 rampes menant à la chapelle.
Le patient le plus célèbre de l’hôpital est sans doute le marquis de Sade qui y séjourna de 1803 jusqu’à sa mort en 1814.

La darse et l'écluse de Saint-Maur
La sortie aval du canal de Saint-Maur débouche dans une darse, un bassin où les bateaux peuvent accoster.
A l'origine, la Marne n'étant pas navigable, cette darse était reliée à la Seine par le canal de Saint-Maurice. Ce canal, parallèle à la Marne, passait en 2 endroits au-dessus du petit bras de Marne de Saint-Maurice puis débouchait dans la Seine par l'écluse de Charenton, au niveau de la confluence avec la Marne.
Entre 1900 et 1910, le lit de la Marne entre Joinville et la confluence avec la Seine fut aménagé pour la navigation fluviale et l'écluse de Gravelle reliant directement la darse à la Marne fut construite.
En 1929, la taille de l'écluse de Gravelle étant devenue insuffisante pour les péniches modernes, on construisit dans l'angle de la darse une nouvelle écluse (l'écluse de Saint-Maur), plus large et 3 fois plus longue. Cette nouvelle écluse est toujours en fonctionnement de nos jours.
Les vestiges de l'ancienne écluse de Gravelle sont toujours visibles dans le prolongement de la darse. L'écluse est transformée en un bassin que surplombent les bâtiments de la brigade fluviale des Sapeurs Pompiers de Paris.
Le canal de Saint-Maurice étant devenu inutile, il fut comblé et en grande partie transformé en Nationale 4 en 1954 puis en autoroute A4 en 1976. Seul le tronçon près de la darse fut aménagé en espaces verts et cours de tennis. A cet endroit, on devine le tracé de cet ancien canal et de son chemin de halage entre les 2 rangées de magnifiques platanes centenaires.
Suite du parcours : Continuer vers la Marne le long des bâtiments de la brigade fluviale des Sapeurs Pompiers, pour arriver sous le pont de Maisons-Alfort.

L'hôpital Esquirol
Bien que situé à Saint-Maurice, l'hôpital Esquirol est plus connu sous le nom d’Asile de Charenton.
En 1641, les Frères de la Charité de l'ordre de Saint-Jean-de-Dieu fondent ici un hôpital destiné à recevoir des malades pauvres. Puis en 1645, ils créent grâce à une donation, une Maison de Santé accueillant "les aliénés et les polissons”. La vocation de l'hôpital sera d'accueillir des malades mentaux. De nombreuses célébrités y séjourneront dont le marquis de Sade qui, enfermé en 1789, y décèdera en 1814.
L'arrivée du médecin-chef Jean-Etienne-Dominique Esquirol en 1825 ouvrira une période d'intense activité et une approche de soins innovante centrée sur la guérison, qui contribuera à la renommée internationale de l'établissement.
En 1833, Esquirol dresse le programme d'un nouvel asile destiné à accueillir trois cents malades.
La construction de ce nouvel édifice par l'architecte Emile Jacques Gilbert s'achèvera en 1886. Il est de style néo-classique, fortement marqué par la Renaissance italienne et les grandes villas romaines de l'époque d'Auguste. Cette architecture nouvelle, caractérisée par un espace ouvert et aéré, est devenue le prototype de l'architecture asilaire;
Regroupé depuis 1986 avec son voisin l'hôpital National, l'ensemble a dorénavant pour nom "Les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne".
94500 Champigny-sur-Marne
