Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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Le Perreux sur Marne




















































































































A l'origine, Le Perreux est un quartier de Nogent-sur-Marne, qui s'en trouvera séparé suite à la construction dans les années 1850 de la ligne de chemin de fer de Paris à Mulhouse. Mais il faudra attendre 1887 pour que Le Perreux-sur-Marne devienne une commune à part entière.
Suite à l'ouverture de cette ligne de chemin de fer, Le Perreux deviendra une destination prisée pour les parisiens en quête de détente et de loisirs avec les guinguettes qui se multiplieront sur les bords de la Marne. Dès la fin du 19e siècle, Le Perreux deviendra aussi un lieu de villégiature avec la construction de nombreuses villas aux styles architecturaux divers. Au cours du 20ème siècle, la ville s'urbanisera et se densifiera, les résidences secondaires se transformeront peu à peu en résidences principales.
Ce parcours en boucle de 9,7 km sans dénivelé, qui démarre et se termine à la gare RER E de Nogent - Le Perreux vous permettra de découvrir les bâtiments historiques, les bords de Marne et les espaces verts de cette commune surnommée "La Perle de l'Est parisien".
Des toilettes publiques sont accessibles dans le stade Chéron au 62 Quai d'Artois, sur les bords de Marne.
Crédits photos : CDRP94, Archives du Val-de-Marne, musée de Nogent-sur-Marne.
Parcours rue par rue - Le Perreux, du centre ville aux bords de Marne.
Parcours rue par rue
Départ gare RER E pont de Mulhouse [1], côté Le Perreux, place Robert Delvaux.
Prendre l'Avenue Ledru Rollin. Tourner à gauche Rue de Metz jusqu'à laVilla Jacques [2]. Tourner à droite Rue Charles Ollier puis à droite Rue de l'Orage.
Au bout de cette rue, traverser l'Avenue Ledru-Rollin pour prendre presque en face la Rue de Thionville. Au bout, tourner à droite Rue des Cemonceaux puis à gauche Rue de l'Union. Tourner à gauche Rue de la Concorde puis à gauche Rue Crespin.
Au bout, tourner à gauche Avenue Gabriel Péri et passer devant la Villa "POURQUOI PAS" [3]. Tourner à gauche Rue Jean d'Estienne d'Orves et entrer à droite dans le Parc du Saut du Loup [4] pour en faire le tour et ressortir par la même porte.
Tournertout de suite à droite Villa des Lierres pour entrer dans le Parc du Perreux [5].Au bout tourner à gauche Avenue des Roches puis à droite Avenue du Château. Prendre la 1ère à gauche Avenue du Docteur Faugeroux, faire un quart de tour de la place par la droite pour prendre l'Avenue des Rochers puis tourner à droite Avenue du Château. Au rond-point, tourner à droite Avenue du Château, puis à gauche Rue du Docteur Faugeroux pour sortir du Parc du Perreux.
Tourner à gauche Avenue Georges Clémenceau jusqu'à prendre avant la Poste le passage à droite sous les immeubles, enressortir et tourner à droite Avenue du Général de Gaulle dans lecentre ville près du marché couvert [6]. Arrivé face à l'Hôtel de Ville [7], traverser son esplanade puis le contourner par la gauche, prendre à gauche l'Allée de Bellevue et passer devant l'église Saint-Jean-Baptiste [8]. Tourner à droite Rue de la Marne et descendre "les Cents Marches" [9]. Prendre au rond-point la Rue du Bac pour arriver face à la Passerelle de Bry [10] et tourner à droite Quai de Champagne.
Tourner à droite Allée des Roses puis à gauche Avenue du Maréchal Joffre et ensuite à droite Rue Jean-Baptiste Lanoz. Tourner à gauche Allée de Bellevue pour entrer à droite dans le Parc des Citées Unies [11]. Traverser le parc pour ressortir Avenue du Général de Gaulle et prendre cette avenue vers la gauche. Au feu tricolore, descendre à gauche l'Avenue Montaigne pour tourner à droite sur les bords de Marne Quai de Champagne [12].
Au pied du pont de Bry [13], monter l'escalier pour prendre l'Avenue Pierre Brossolette. Après le 2ème feu tricolore du carrefour vers Nogent et Rosny [14], entrer à gauche dans le petit parking et continuer dans le Mail Meyer [15]. Tourner à gauche Boulevard Foch puis à droite Rue de la Rivière pour rejoindre la Marne devant la Pierre Perreuxienne [16] et tourner à droite sur les bords de Marne Quai de l'Artois [17]. Longer la Marne en passant devant les vide-bouteilles [18] et continuer jusqu'au viaduc de Nogent [19].
Remonter le long du viaduc et tourner à droite Rue de l'Yser. Tourner à gauche Villa Magdeleine Rameau, poursuivre Allée des Tilleuls, traverser l'Avenue de Bry pour prendre en face le Boulevard de la Liberté et prendre la 1ère à gauche Rue Claude-Jean Romain. Au bout de cette rue, tourner à droite Rue des Sainfoins pour passer devant les vignes du Perreux [20], rejoindre le Boulevard de la Liberté et le remonter jusqu'au Pont de Mulhouse [1] et la gare de Nogent - Le Perreux, point de départ et d'arrivée du parcours.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

La gare du Pont de Mulhouse
Dès 1859, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Est-Belfort-Mulhouse met Le Perreux à 40 minutes de la capitale par le train. Cette ligne devient alors le moteur du développement urbain du Perreux ainsi que l'une des causes de la séparation entre Le Perreux et Nogent.
Le pont SNCF enjambant la D246 et à côté duquel s'implante une gare, prend alors le nom de "Pont de Mulhouse". Lieu de jonction avec différentes lignes de tramways, cette gare de Nogent-Le Perreux connait très vite un trafic très important, avec plus de 90 trains qui s'y arrêtent quotidiennement. Car depuis le 21 aout 1887, une ligne de Tramway, inaugurée par la Compagnie des Chemins de Fer Nogentais, part de la Porte de Vincennes, passe par la gare du Pont de Mulhouse, puis par la Maltournée et va jusqu'à Ville-Evrard - Maison-Blanche.
Puis en décembre 1888, est inauguré un embranchement partant du pont de Mulhouse et conduisant jusqu'à la place de la mairie à Bry. Cette ligne de Bry, qui en 1901 sera prolongée jusqu'à la mairie de Noisy-le-Grand, rencontre un très vif succès avec un trafic particulièrement intense les dimanches et jours fériés lorsque les parisiens se pressent pour profiter des bords de Marne et du calme de la campagne bryarde.
Afin de gérer cet important trafic, la municipalité du Perreux réussit en 1893 à acheter les terrains devant la gare pour y aménager la Place de la République. En 1967, cette place prendra le nom de Robert Belvaux, maire du Perreux de 1953 à 1967.
A partir des années 1920, le tramway sera de plus en plus décrié, jugé dépassé face à la modernité de l'automobile et de l'autobus. En 1935, les tramways seront remplacés par des autobus. Les rails, lignes aériennes et poteaux disparaitront définitivement du paysage urbain.
En 1984, c'est une nouvelle gare qui sera inaugurée. Et depuis 1999, c'est la ligne RER E qui passe par la gare de Nogent-Le Perreux où elle est en correspondance avec 7 lignes de bus.
Lorsqu'en 2031, elle sera aussi en correspondance avec la ligne 15 du Grand Paris, cette gare totalement rénovée devrait accueillir 45.000 voyageurs par jour.

La Villa Jacques
A l'angle de la rue de Metz et de la rue Charles Ollier se trouve la Villa Jacques, construite au début du 20ème siècle par l'architecte Georges Nachbaur, grand architecte nogentais de la période Art Nouveau.
Résultat de l'extension d'un pavillon de meulière, l'architecte a habillé les façades de riches décors Art Nouveau : masques féminins, polychromie, ferronneries aux compositions asymétriques, motifs tourmentés d'arabesques et fenêtre sommitale surmontée d'un gâble.
Cet édifice est classé.

La villa
Dans cette avenue, une belle maison du début du 20ème siècle, la villa "Pourquoi pas".

Le parc du Saut du Loup
Créé dès le début des années 1900, le parc du Saut du Loup est un espace vert de 13.000 m², équipé de nos jours de jeux pour enfants, d'un terrain multisports, d'un terrain de pétanque et d'un kiosque à musique.
Il propose un parcours botanique mis en place par le Conseil Municipal des Jeunes qui permet de découvrir 27 espèces d'arbres.

Le Parc du Perreux
Dès 1857 et l'arrivée du train au Perreux, le lotissement des terrains, en majorité agricoles, prend de l'ampleur sur toute la commune.
Le parc du château, une demeure du 16ème siècle dont il ne reste aujourd'hui qu'une aile, est loti suivant un cahier des charges qui impose un certain nombre de contraintes : Les maisons ne doivent pas être construites à moins de10m de l'allée sur laquelle elles aboutissent, les terrains doivent être clôturés sur les allées par un mur de 66cm de haut, surmonté d'une grille ou d'un treillage peint en vert ; tous les arbres qui ne gênent pas les constructions doivent être conservés, les fabriques, usines, ateliers ou dépôts y sont prohibés.
Situé au cœur du Perreux, le Parc est de nos jours un lotissement privé d'une centaine de pavillons. Ce quartier calme et cossu est sécurisé et l'entrée des voitures est régulée.
Et c'est au n°7 de l'avenue du Docteur Faugeroux que l'on peut apercevoir un bâtiment, seul vestige du château.

Le centre-ville et le marché couvert
A proximité de l'Hôtel de Ville, les rues du centre-ville sont très animées, avec une multitude de commerces de tous types, un marché, de nombreux restaurants ainsi que des équipements culturels (médiathèque, conservatoire, auditorium).
Dans ce quartier, impossible de ne pas remarquer la poste principale du Perreux, un grand bâtiment en briques entouré de grilles en fer forgé, inchangé depuis sa construction en 1933.
Le marché du centre-ville : A partir de 1880, donc avant l'autonomie du Perreux, un marché avait lieu sur la place de l'actuelle mairie. Et c'est en 1897 qu'est inauguré à l'emplacement actuel, le marché couvert du centre-ville appelé alors "le marché aux comestibles", avec l'installation de 74 marchands. Il sera agrandi en 1912 et gardera cet aspect jusqu'en 1957, date à laquelle il sera remplacé par un bâtiment en béton sur deux niveaux qui sera achevé en 1963.

L'Hôtel de Ville
L'Hôtel de Ville a été érigé sur la place del'ancien marché et inauguré le 25 octobre 1891.
C'est l'architecte Pierre Mathieu qui construisit ce bâtiment en pierre de taille de 3 niveaux, de style néoclassique, couronné par un campanile qui surmonte un cadran d'horloge.
A l'intérieur, il comporte un vestibule ouvrant sur un escalier d'honneur, et possède une verrière signée Henri Corot. Les décorations du plafond de l'escalier représentant des figures mythologiques sont d'Alexandre Bailly. Les toiles de la salle des mariages sont l'œuvre d'un peintre décorateur perreuxien, Mr Bourgeon.
Et c'est en 2011 qu'ont été aménagés la place arborée que l'on voit aujourd'hui devant l'Hôtel de Ville et son parking souterrain, mettant à jour des abris anti-aériens quelque peu oubliés de la Seconde Guerre Mondiale.

L'église Saint Jean-Baptiste
Suite à la création de la commune du Perreux en 1887, une pétition fut remise à la municipalité, demandant la création d'une paroisse distincte de Nogent. Grâce à une souscription publique, l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste put être construite en 1899 sur les plans de l'architecte Alary et ouverte au culte le 7 avril 1890. Une plaque de marbre noir, scellée près de l'entrée de l'église, rappelle les noms des donateurs. Les fonts baptismaux, en partie constitués d’un bénitier en marbre du 12e siècle proviennent de l’ancienne église de Noisy-le-Grand

Les Cents Marches
Situé sur l'axe qui relie le pont de Mulhouse aux bords de la Marne et à la passerelle de Bry, cet escalier appelé "Les Cents Marches" possède en réalité 98 marches qui permettentde descendre du plateau où se trouvent le centre-ville, le marché, l'Hôtel de Ville et l'église Saint Jean-Baptiste vers les quais de la Marne situés 20 m en contrebas.
Cet escalier était un lieu de passage très fréquenté, en particulier à la Belle Epoque quand les parisiens venaient le dimanche par le train pour se baigner, canoter, fréquenter les guinguettes et emprunter le bac traversant la Marne ou la passerelle de Bry pour profiter de la campagne bryarde.
A noter de nos jours, le petit local technique au pied de l'escalier, avec sa décoration en trompe-l'œil

La Passerelle de Bry
Suite au lotissement du domaine de Bry en 1859 puis de celui du Perreux en 1860, le besoin apparut de faciliter l'accès de Bryards à Nogent et à Neuilly et l'accès des Nogentais à Bry, sans avoir à passer par le pont de Bry. Le passeur alors en place n'arrivait plus à assurer un service correct du fait des encombrements aux heures de pointe, de l'afflux des parisiens le dimanche et des interruptions de trafic en période de hautes eaux ou de grand froid.
La décision fut alors prise de construire une passerelle à l'emplacement du bac. Les travaux commencèrent en 1893 et cette passerelle fut inaugurée le 24 juin 1894 en présence du préfet de la Seine, Eugène Poubelle. Mais à la suite de nombreux accidents impliquant des bateaux trop hauts, elle sera rehaussée en 1917. Détruite par les troupes françaises en retraite le 14 juin 1940, elle sera remplacée dès le mois de juillet suivant par une passerelle provisoire en bois puis reconstruite en 1941.
Jusque-là propriété départementale, elle a été rétrocédée aux communes de Bry et du Perreux le 1er décembre 2007.

Le Parc des Cités Unies
Proche de l'Hôtel de Ville, le parc des Cités Unies a été créé au début des années 1900. Il possédait un kiosque à musique qui permettait de donner des concerts l'été et qui fut détruit en 1972.
A partir de 1921 et jusque dans les années 1990, ce parc a aussi accueilli la bibliothèque municipale avant que celle-ci ne soit transférée avenue Ledru-Rollin.
De nos jours, ce parc est équipé de bancs, d'une aire de jeu et d'un parcours botanique qui permet de découvrir 29 espèces d'arbres remarquables.

Les bords de Marne, Quai de Champagne
C'est en 1903 que la mise en viabilité du chemin de halage fut décidée. Sur ces quais étaient déjà installés des constructeurs de bateaux, bientôt rejoints par la Société Nautique du Perreux. En 1910, on y comptait 17 cafés-limonadiers. En 1922, il prit le nom de Quai de Champagne afin de commémorer cette région de France où les combats de la guerre de 1914-1918 avaient été particulièrement meurtriers, mais ce n'est que dans les années 1930 que cette promenade fut totalement terminée.
De nombreuses villas construites à partir de la fin du 19ème siècle sont toujours visibles de nos jours sur ce quai, comme :
- Les 40 et 41 Quai de Champagne, construites en 1904 par l'architecte G. Witasse .
- Le 16 Quai de Champagne, en brique bicolore permettant d'animer les façades de motifs géométriques et de damiers. Particularité : Sa façade est orientée au nord

Le pont de Bry
Du temps des gaulois, un pont en bois fut construit à cet endroit puis remplacé pendant des siècles par un bac payant. En effet, du Moyen Age au début du 19ème siècle, seuls les ponts de Charenton et de Joinville permettaient de franchir la Marne. Partout ailleurs, la traversée était effectuée par des bacs.
Pour remplacer le bac de Bry, un premier pont suspendu fut construit en 1831. Il était constitué de deux pylônes en pierre de taille espacés de 76 m, entre lesquels étaient tendus des câbles métalliques auxquels un tablier de bois suspendu de 4,40 mètres de large (dont 2,20 m pour les voitures et 1,10 m pour chaque trottoir). Mais en 1844, il ne résista pas à un ouragan. Le suivant fut détruit par le Génie Militaire pendant la guerre de 1870 afin de ralentir la progression de l'armée prussienne. Puis un pont métallique capable de supporter des charges lourdes fut construit en 1873. Il fut le dernier pont à péage du département jusqu'a ce que ce passage soit racheté par le département de la Seine et devienne gratuit le 27 avril 1884.
Le pont sera ensuite reconstruit entre 1935 et 1938, en béton armé cette fois-ci, avant d'être détruit par l'armée française en juin 1940. Un pont provisoire sera mis en place en avril 1941 avant qu'il ne soit reconstruit à l'identique en 1948. Il a depuis été consolidé en 1975 puis en 2019.

Le carrefour vers Nogent et Rosny
En venant du pont de Bry, l'embranchement qui permet d'aller soit vers Nogent-sur-Marne soit vers Rosny-sous bois, photographié au début des années 1900 puis un siècle plus tard.
L'immeuble situé à la fourche est bien toujours le même. Les pavés de la rue ainsi que les rails du tramway ont aujourd'hui disparu.
C'est à ce carrefour que fut découverte en 1752 la Pierre Perreuxienne, un menhir daté de 3000 ans, actuellement visible au bord de la Marne, près du pont de Bry.

Le Mail Meyer
Cet espace vert relie l'avenue Pierre Brossolette à l'avenue Foch. D'une surface de 2000 m² dont la moitié engazonnée, il est planté de nombreuses espèces d'arbres et est équipé de bancs.

La Pierre Perreuxienne
A l'intersection de la Rue d'Artois et du Quai de l'Artois, au milieu des plantations bordant le quai, se dresse la Pierre Perreuxienne, un des rares menhirs du Val-de-Marne, qui constitue un précieux témoin du mégalithisme et rappelle l’occupation humaine très ancienne du territoire.
Découverte au Perreux en 1752 à l'angle de la Route de Bry et de la route de Rosny, cette pierre monumentale vieille d’environ 3000 ans fut renversée puis enterrée lors de travaux en 1852, avant d’être redécouverte au début du 20e siècle.
Son histoire mouvementée l’a conduite à changer plusieurs fois d’emplacement. D’abord installée près de la place de l’ancienne mairie, elle se trouve aujourd’hui sur les bords de Marne.
Composé de calcaire de Champigny, ce bloc dont la partie visible mesure environ 1,60 m de haut, a également inspiré les traditions populaires. Le folklore local rapporte qu’autrefois, les femmes des cultivateurs venaient y déposer des fleurs afin de s’assurer de bonnes récoltes.

Les bords de Marne, Quai de l'Artois
Tout comme les Quais d'Argonne et de Champagne situés de l'autre côté du pont de Bry, cet ancien chemin de halage prit le nom de Quai de l'Artois en 1922, en mémoire à l'une des régions de France où les combats de la guerre de 1914-1918 avaient été particulièrement meurtriers.
De nos jours, face aux îles (l'île d'Amour, l'île du Moulin et l'île des Loups), on peut y voir les belles villas construites en bord de rivière dès la fin du 19ème siècle, mais aussi accéder à des équipements sportifs (stade de football, courts de tennis) et à un espace vert agrémenté de jeux pour enfants.

Les vide-bouteilles
Sur les bords de Marne, de nombreuses villas, construites en retrait de la rivière, possédaient un toit-terrasse permettant d'admirer le panorama. Puis certains propriétaires choisirent de faire construite en bordure de parcelle une pièce spécifique en hauteur, une sorte de salle à manger d'été, avec en-dessous un garage à bateaux pour ranger la barque familiale. Cette sorte de pavillon de jardin, lieu de réunions festives, a pris le nom évocateur de "vide-bouteille". Certains, toujours visibles de nos jours, remontent à la fin du 19ème siècle, d'autres datent de l'entre-deux-guerres.

Le viaduc de Nogent
Construit au 19ème siècle par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Mulhouse, le viaduc de Nogent est une réalisation monumentale considérée comme chef d'œuvre à l'époque, du fait de ses dimensions hors normes.
Ses 800m de long sont constitués de 25 arches sur la rive droite de la Marne (côté Nogent) et 5 arches sur la rive gauche (côté Champigny), reliées par 4 immenses arches de 50m d'ouverture qui traversent les 2 bras de la Marne et l'île des Loups. Il culmine à 30m de haut sur la plupart de son parcours. La base des piliers est en pierre de taille et le reste en moellon de meulière.
Plus de deuxm ille ouvriers (en majorité des Auvergnats et des Belges) travaillèrent à sa construction, de mai 1855 à novembre 1856.
Lors de la guerre de 1870, il est partiellement détruit par les Prussiens. La communauté italienne (en partie nogentaise) participera à sa reconstruction.
En 1944, les piles des arches traversant la Marne sont dynamitées par les Allemands. Les arches détruites seront remplacées par 3 arcs en béton armé en 1945.
Plus récemment, d'autres piles ont été supprimées côté Champigny pour laisser le passage à l'autoroute A4.
En 2019, le viaduc de Nogent obtient le label "Architecture contemporaine remarquable"

Les vignes du Perreux
En 2000, des passionnés décident de planter des vignes sur le talus du viaduc loué à la SNCF, dans le but de renouer avec le patrimoine historique de la ville qui fût pendant longtemps un terroir viticole produisant une partie du fameux petit vin blanc. Ils constituent alors la Confrérie des Sainfoins.
De nos jours, ils entretiennent 200 ceps de Sauvignon blanc pour ensuite en effectuer la récolte, la vinification, et pouvoir déguster leur récolte.
De plus, depuis 2011, ils s'adonnent aussi aux plaisirs du jardinage en utilisant des méthodes de culture raisonnée afin de produire des légumes (tomates, courgettes, courges) très appréciés par les adhérents. Ils ont aussi implanté des ruches gérées par des adhérents apiculteurs.
Juste à côté des vignes, une autre association a aussi investi une partie des talus du viaduc. Il s'agit de l'association "Le bien-être par les plantes" qui possède au total 7 sites de culture dans Le Perreux. Ses activités : L'initiation à la culture végétale, les semis, les boutures, la taille, les greffes. Et elle s'intéresse particulièrement aux plantes médicinales, aromatiques, sauvages et comestibles.
94500 Champigny-sur-Marne
