Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
Ou téléchargez l’application Suricate sur votre mobile et signalez les problèmes rencontrés pendant vos sorties.
ATTENTION : pour des problèmes urgents nécessitant une intervention rapide des services de secours ou des autorités utilisez les numéros d’urgence (15, 17, 18, 112)
PR-06 Vincennes, son patrimoine et ses curiosités.


































































































































































































































































Ce parcours en boucle qui traverse les différents quartiers de Vincennes vous permettra de découvrir comment est née cette ville au temps de la construction du château et comment elle s'est plus tard développée grâce à l'attrait du bois de Vincennes et à l'arrivée des transports en commun.
Vous pourrez admirer les magnifiques immeubles construits autour des années 1900, certains de style Art Nouveau et apercevoir les villas qui se cachent derrière certains de ces bâtiments.
En de nombreux points du parcours, les textes et les images des "Panneaux du Patrimoine" implantés sur les trottoirs, vous donneront d'intéressants compléments d'information sur l'histoire et l'architecture de Vincennes.
Ce parcours de 10 km et sans dénivelé part de la gare de Vincennes (RER A), mais il est possible d'effectuer cette boucle en partant d'un autre endroit (gare routière du Château de Vincennes ou stations de métro de la ligne n°1, par exemple).
Attention : à la demande de la commune, aucun balisage n'est disponible sur cet itinéraire, suivez bien la carte sur votre écran ou laissez-vous guider par votre GPS ! Pour vous aider, des informations de guidage de rue en rue sont en fin de commentaire lorsque c'est nécessaire.
Ce parcours, proposé par le Comité de la Randonnée du Val de Marne, a été dessiné en s'inspirant des parcours du patrimoine et des panneaux d'information créés et rédigés par le service des Archives et Patrimoine de la ville de Vincennes et la majorité des commentaires en sont issus.
L'Office de Tourisme de Vincennes vous propose également :
- Ses parcours du patrimoine
www.vincennes-tourisme.fr/fiche/7-parcours-du-patrimoine-a-vincennes/
- Ses visites guidées ainsi que celles du service archives et patrimoine
www.vincennes-tourisme.fr/agenda-activites/visites-guidees-proposees-par-loffice-de-tourisme/
Le Street Art
Le Street Art est présent dans le Vincennes d'aujourd'hui.
En 2016 et 2018, à l'occasion du festival America, un artiste qui se fait appeler C215 a peint en utilisant la technique du pochoir sur les boîtes aux lettres de la Poste implantées sur les trottoirs de la ville, les portraits de personnalités et de personnages de films, romans, BD, etc.…, tous liés au continent américain.
Vous pourrez les découvrir au fil du parcours.
Transport
- RER A Vincennes
- Métro ligne n°1, stations Château de Vincennes, Bérault et Saint-Mandé-Tourelle.
- Bus RATP 56, 115, 118, 124, 215, 318, 325
- Noctilien N11 N33
Toilettes
Les WC publics accessibles sur ce parcours sont :
- dans le cimetière ancien, sauf les weekends.
- dans le hall d'entrée du bâtiment "Cœur de Ville", aux heures d'ouverture au public.
- au centre de la gare autobus (WC automatiques).
- dans l'Hôtel de Ville, aux heures d'ouverture au public.
Descriptif de l'itinéraire
De la place Pierre Sémard avec la garer RER derrière vous, prenez la rue de Montreuil sur votre droite et traversez la rue pour l'emprunter sur son trottoir de gauche (donc dans le sens décroissant des numéros pairs).
Continuez d'avancer rue de Montreuil et arrêtez-vous face au n°7.
Au bout de la rue de Montreuil, tournez à gauche avenue de Paris jusqu'à l'angle de la rue Robert Giraudineau, en passant devant l'Office du Tourisme de Vincennes.
Tournez dans la 1ère rue à gauche, rue Robert-Giraudineau puis à droite rue Saulpic jusqu'au croisement avec l'avenue du Château. Traversez l'avenue du Château pour arriver devant la poste.
Empruntez la rue Lejemptel jusqu'au n°14.
Tournez à gauche dans la rue Raymond-du-Temple en direction de l'église Notre-Dame, jusqu'à la rue du Midi.
Continuez tout droit jusqu'à la rue de l'Eglise. Avancez jusqu'à l'entrée de l'église.
Traversez tout droit la place de l'église puis tournez à gauche dans la rue de Fontenay. Avancez rue de Fontenay sur le trottoir des numéros impairs. Continuez rue de Fontenay, trottoir de gauche, jusqu'à traverser l'avenue de la République.
Traversez la rue de Fontenay au feu tricolore pour la continuer côté des numéros pairs, puis tournez à droite dans la rue de Belfort.
Continuez rue de Belfort jusqu'au croisement avec la rue de la Paix. Tournez à droite rue de la Paix et continuez jusqu'à l'avenue de la République. A ce carrefour, traversez l'avenue de la République puis la rue de Montreuil. Continuez avenue de la République jusqu'au n°72.
Continuez avenue de la République sur le trottoir côté numéros pairs, jusqu'à l'angle de la rue Diderot.
Continuez avenue de la République sur le trottoir côté numéros pairs jusqu'à la rue Mirabeau. Au bout de la Villa David, tournez à droite rue Crébillon et avancez jusqu'au n°2.
Tournez à droite rue Diderot puis gauche rue de Strasbourg et continuez jusqu'à croiser la rue de la Liberté.
Avancez dans la rue de la Liberté jusqu'à la rue Joseph Gaillard.
Continuez dans la rue de la Liberté, jusqu'à la 1ère rue à droite, la Villa Lamarre. Au bout de la Villa Lamarre, tournez à gauche rue de la Jarry et continuez jusqu'au croisement avec la rue Charles-Silvestri.
Continuez rue de la Jarry jusqu'à tourner à gauche boulevard de la Libération. Obliquez à droite dans la petite rue du Lieutenant-Quennehen. Au bout tournez à droite dans la rue des 3 territoires jusqu'au n°40.
Tournez à droite rue du Commandant Mowat et arrêtez-vous tout de suite face au n°57.
Tournez à gauche rue Diderot puis dans la 1ère à droite, la rue Guynemer. Ensuite tournez dans la 1ère à gauche, la rue de la Jarry puis dans la 1ère à droite, la rue Emile Dequen.
Au bout de la rue Emile-Dequen, tournez à droite en traversant la rue Defrance. Puis traversez le boulevard de la Libération pour longer le mur du Cimetière Ancien dans la rue de Fontenay. Continuez rue de Fontenay jusqu'à l'entrée du Cimetière Ancien.
Continuez rue de Fontenay et traversez-la au 2ème feu , à l'angle de la rue de la Jarry.
Continuez rue de Fontenay jusqu'au n°62. Continuez rue de Fontenay jusqu'à l'avenue de Vorges.
Traversez l'avenue de Vorges pour arriver devant le bâtiment "Cœur de Ville".
Traversez la rue de Fontenay devant l'Hôtel de Ville. Faites le tour de l'Hôtel de Ville pour arriver au pied de son grand escalier.
A l'est de la place du général Leclerc, au-dessus des voies RER, vous pouvez accéder au jardin du Midi.
Avec l'Hôtel de Ville à droite, prenez en face puis à gauche Cours Marigny pour vous retrouver sur les pelouses face au n°57.
Traversez l'espace arboré pour longer les pelouses du cours Marigny du côté des numéros pairs.
Traversez les pelouses pour arriver face à l'immeuble situé au 36-40 du Cours Marigny.
Continuez de longer l'espace arboré jusqu'au prochain panneau du Patrimoine, situé face à l'avenue Foch.
Continuez sur le cours Marigny puis tournez à gauche rue d'Idalie.
Au bout de la rue, tournez à droite dans le bois, le long des bâtiments puis rejoignez l'avenue de Nogent devant la bouche du Métro de la ligne 1.
Continuez avenue de Nogent jusqu'à l'angle du cours Marigny.
Traversez l'avenue de Nogent. Traversez le cours des Maréchaux pour arriver sur la place du collège Antoine de Saint-Exupéry.
Traversez la place devant le collège. Continuez sur l'avenue de Paris jusqu'à la Tour du village, porte d'entrée du château de Vincennes.
Continuez de longer le château jusqu'à l'angle de l'avenue de Paris et de l'avenue du Général-de-Gaulle. Tournez à gauche avenue du Général-de-Gaulle et avancez en longeant le château jusqu'à l'immeuble au n°8.
Continuez de longer le château jusqu'au premier passage piéton en face l'immeuble au n°16.
Traversez aux passages piétons l'avenue Franklin--Roosevelt et l'avenue du Général-de-Gaulle pour marcher sur la place Carnot (parking) jusqu'au n°32.
Continuez sur la place Carnot, le long du parking jusqu'au square André-Malraux. Traversez le square André-Malraux pour en sortir à droite, sur l'avenue des Minimes.
Continuez sur l'avenue des Minimes jusqu'à l'angle de la rue Louis-Besquel.
Continuez dans la rue Louis-Besquel. Au bout de la rue, tournez à gauche rue du Donjon jusqu'à la rue Anatole-France.
Prenez à droite rue Anatole-France et avancez jusqu'à l'angle de la rue Franklin-Roosevelt .
Suite du parcours : Tournez à gauche rue Franklin Roosevelt puis à droite rue des Vignerons et avancez jusqu'à l'avenue de Paris. avancez dans la rue d'Estienne-d'Orves.
Avancez jusqu'à l'intersection avec la rue Jean-Moulin. Continuez devant le groupe scolaire, dans la rue d'Estienne-d'Orves.
Continuez jusqu'à la 1ère rue à droite, la rue Eugénie-Gérard. Avancez jusqu'au n°13. Avancez jusqu'à l'hôtel au n°7. Continuez jusqu'au bout de la rue.
Suite du parcours : Tournez à gauche rue Villebois-Mareuil, puis à droite rue d'Estienne-d'Orves. Au bout de cette rue, prenez à gauche le long des voies du RER le mail du 8 mai 1945 puis la rue du Docteur Lebel. Prenez ensuite à gauche l'avenue de la République jusqu'à la place Bérault.
Continuez jusqu'à l'avenue de Paris. Tournez à droite avenue de Paris et avancez jusqu'au n°128 de l'avenue de Paris.
Continuez jusqu'au 160 avenue de Paris.
Suite du parcours : Continuez avenue de Paris. Tournez à droite rue Céline-Robert, puis à gauche rue Charles-Marinier et ensuite à droite rue Fays pour arriver devant l'église Saint-Louis.
Tournez à droite rue Massue puis à gauche rue Georges-Clémenceau pour entrer à droite dans le square Saint-Louis.
Sortez du square par la rue Eugène-Blot. Tournez à gauche rue Massue pour arriver place Renon.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

Les origines de Vincennes.
Jusqu'au 17e siècle, ce territoire était constitué de deux entités distinctes : le hameau de la Pissotte (du nom d'un ruisseau descendant des coteaux de Montreuil et le traversant), situé le long d'une ancienne voie romaine, et la Basse Cour, un lotissement construit en 1375 devant le château, en même temps que l'enceinte du château.
En 1667, la Basse Cour et la Pissote furent réunies en une seule et même paroisse sous le nom de La Pissotte dont la surface ne dépassait pas 40 ha.
Un siècle plus tard, cette communauté paroissiale devint une commune dénommée Vincennes.
De nos jours, avec une population de près de 50.000 habitants, Vincennes est la 2ème ville la plus densément peuplée de France (26.000 habitants au km²).
Evolution territoriale et démographique de Vincennes du 19e siècle à nos jours :
Le 15 juillet 1829 Charles X promulgua une ordonnance royale qui aboutit à un agrandissement du territoire de la commune : 58 ha furent prélevés aux dépens de Montreuil (ils constituent aujourd’hui la partie ouest et nord de Vincennes), tandis que Fontenay fut privée de 36 ha, formant la partie est de Vincennes. Le village devint ville.
Au cours de la première moitié du 19ème siècle, Vincennes connut un important essor économique et démographique notamment grâce à la présence militaire dans le château et la création d'importants casernements dans le bois de Vincennes.
L'annexion par Paris en 1859 des communes formant aujourd'hui les 19ème et 20ème arrondissement eut des répercussions importantes pour Vincennes. Le déplacement de la barrière de l'octroi et la mise en place de règles sanitaires plus strictes amenèrent certaines manufactures à quitter la capitale pour s'installer extra muros, entraînant avec elles leurs ouvriers à Vincennes.
L'aménagement d'une partie du bois de Vincennes en parc public attira une nouvelle population. Des bourgeois parisiens firent alors édifier leur résidence de villégiature à Vincennes, en bordure du bois.
La ligne de chemin de fer reliant Paris Bastille à La Varenne, ouverte en 1859, puis le riche réseau de transports qui irrigua Vincennes à partir de la fin du 19ème siècle (tramways, omnibus, puis bus, et arrivée du métro en 1934), contribuèrent également à son expansion démographique.

Le portrait de Rosa Park
Il est visible de la place Pierre-Sémard car réalisé sur la boîte aux lettres située sur le trottoir à l'angle de l'avenue Aubert et de la rue de Montreuil.
Née en 1913 en Alabama et morte en 2005 à Détroit dans le Michigan, c'est une afro-américaine, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
Elle est devenue célèbre le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama) en refusant de céder sa place à un passager blanc dans un autobus. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende de quinze dollars. Un jeune pasteur noir de vingt-six ans, Martin Luther King, lance alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui durera 380 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême des États-Unis casse les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.

La rue de Montreuil
La rue de Montreuil marque la limite entre le quartier Centre (côté numéros impairs) et le quartier Basse Cour (côté numéros pairs).
On remarque la différence de volumétrie et d'architecture de part et d'autre de la rue, le quartier Basse Cour étant le plus ancien. Sur le trottoir côté quartier du Centre, se dressent de nombreux immeubles de style Art Nouveau, en pierre ou en brique, construits aux alentours de l'année 1900, dont une partie est due à l'architecte et promoteur Georges Malo, très actif à Vincennes.
A voir successivement :
- Le n°17, immeuble en pierre de taille. À noter la qualité des décors sculptés sur le thème du marronnier dont les noms des rues qui sont intégrés à la façade.
- Le n°46, immeuble en pierre de taille et en brique. À noter la brique verte vernissée des pilastres (pilastre = colonne encastrée dans un mur) encadrant les faux oriels, en contraste avec la brique rouge et orangée des étages nobles.
- Le n°44, immeuble en pierre de taille. À noter les trois corbeaux massifs (corbeau = élément saillant permettant de soutenir le balcon) groupés au centre de chaque balcon.
- Le n°13, immeuble en pierre de taille, en angle de rue. Entrée monumentale, balcons, linteaux très ouvragés et différents à chaque étage, ferronnerie de qualité. L’angle richement sculpté et fortement couronné est ainsi mis en valeur.
- Le n°11, immeuble en brique, en angle de rue. Le bâtiment est particulièrement attrayant. La couleur chaude orangée de la brique fait contraste avec les multiples motifs bleutés de grès flammé et de briques vernissées (lanternons , cabochons , encadrements de fenêtres...).

Au 7 rue de Montreuil, les bains Montansier
Cet immeuble en pierre de taille et en brique a été construit en 1907.
C’est la présence d’un établissement de bain privé qui fait tout l’intérêt de cette adresse. Après un passage sous un porche entièrement carrelé, un décor en faïences d’Orchies (Nord) représentant une naïade accueille le visiteur dans la cour intérieure.
Ces bains ont fonctionné jusqu'à la fin des années 1960 et les décors intérieurs ont été détruits vers 1974.
À noter : La couleur verte de l’enseigne des Bains Montansier, intégrée au site dès le début du projet, est reprise dans l’ensemble des motifs décoratifs de la façade de l'immeuble.
Attention : L’accès à la cour est interdit au public.
A voir, en continuant d'avancer rue de Montreuil, le n°5, immeuble en pierre de taille. Deux sculptures en ronde-bosse (ronde-bosse = pas intégré au mur, mais posé sur un socle) à motifs de lions menaçants soutiennent le balcon courant du premier étage. Ils encadrent une très belle tête d’homme.

L'Office de Tourisme de Vincennes
Ouvert du 1er octobre au 31 mars :
Les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 09:30 à 12:30 et de 13:30 à 17:30
Le jeudi de 13:30 à 17:30
Ouvert du 1er avril au 30 septembre :
Les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 09:30 à 12:30 et de 13:30 à 18:30
Le jeudi de 13:30 à 18:30, sauf en juillet et en août de 09:30 à 12:30 et de 13:30 à 18:30
Fermé les jours fériés.
Adresse : 28 avenue de Paris 94300 Vincennes
Téléphone : 01 48 08 13 00
Mail : tourisme@vincennes.fr
Site Internet : www.vincennes-tourisme.fr
L'Office de Tourisme de Vincennes vous propose :
- Ses parcours du patrimoine
www.vincennes-tourisme.fr/fiche/7-parcours-du-patrimoine-a-vincennes/
- Ses visites guidées ainsi que celles du service archives et patrimoine
www.vincennes-tourisme.fr/agenda-activites/visites-guidees-proposees-par-loffice-de-tourisme/

Le quartier de la Basse-Cour
Créée à la fin du 14e siècle par le roi Charles V, la Basse-Cour était destinée à loger les domestiques attachés à la cour du roi. Domaine royal, elle gardera pendant plusieurs siècles l’aspect d’un terrain vague entouré de maisons sur trois côtés.
A différents endroits de ce quartier on peut encore voir des bâtiments construits vers 1800. Ils sont généralement peu élevés (deux ou trois étages) avec des façades très sobres recouvertes d’un simple enduit blanc. Les murs sont composés de structures à pans de bois et blocage de pierre et plâtre. Il faudra attendre le milieu du 19e siècle pour que d’autres types de constructions apparaissent dans ce quartier.
La Basse-Cour se situait dans le prolongement du château, dans l'axe de la Tour du Village, une des entrées principales du château alors en construction. En plus des maisons où logeaient les domestiques au service du roi, on y trouvait aussi les hangars pour le stockage de la nourriture, les forges, ainsi que le four à chaux pour les chantiers.
Au début du 16e siècle, les maisons de la Basse-Cour furent concédées à certains habitants par un bail de longue durée, renouvelable.
En 1778, l'administration royale décida de vendre la Basse-Cour pour s'assurer de nouveaux revenus. C'est l'arpenteur royal Louis François Boudin qui fut chargé de créer des voies de circulation et de diviser le terrain vague central. Il ajouta 105 nouvelles parcelles aux 164 parcelles déjà existantes. Trois voies furent ouvertes : La rue Royale (actuelle avenue du Château), la rue de la Charité (actuelle rue Lejemptel), la rue Neuve (actuelle rue Saulpic). C’est dans le courant du 19e siècle que ces différentes rues furent prolongées pour déboucher sur d’autres axes.

L'avenue du Château
Cette voie a délibérément été conçue plus large que toutes les autres voies du quartier. Elle a été tracée dans l'exact prolongement de l'axe sud nord du château, axe formé par les deux principales portes du monument, la Tour du Bois et la Tour du Village. A ce carrefour, les façades formant les angles dessinent des pans coupés. Cette disposition permettait tout à la fois d'élargir l'espace public au niveau des carrefours et aussi de faciliter la manœuvre des voitures à cheval. Ce dispositif est caractéristique des aménagements urbains du 18e siècle.

Au 16bis avenue du Château, l'ancienne poste et portraits Street Art
Au16bis avenue du Château, à l'angle de la rue Lejemptel, le bâtiment de l'ancienne poste devenu un établissement bancaire. Très remanié, l’immeuble date de 1911. A pan coupé, il se compose de pilastres, de larges baies et est surplombé d’un fronton.
En face, de part et d'autre de l'entrée de l'actuelle Poste, des portraits de Buster Keaton et de Catwoman ont été réalisés.
Buster Keaton est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain, né le 4 octobre 1895 à Piqua (Kansas), et mort le 1er février 1966 à Hollywood (Californie). Sous contrat avec la MGM, il tourna plus d'une centaine de films de 1917 à 1966.
Humoriste célèbre pour son flegme, pratiquant le gag avec une précision d'orfèvre, c'est un artiste qui a marqué le cinéma muet américain. Il fut entre autres surnommé « l'homme qui ne rit jamais » par contraste avec Charlie Chaplin qui le citait comme étant son modèle.
Catwoman est quant à elle un personnage de fiction de l’Univers DC Comics, elle apparaît pour la première fois dans le volume 1 du comics book Batman paru en 1940. Débutant sa carrière comme cambrioleuse, elle se met à défendre les démunis et rejoint Batman dans le combat contre le crime. Elle est ici représentée sous les traits de Michelle Pfeiffer, l'actrice ayant joué le rôle de Catwoman dans le film "Batman : Le Défi", sorti en 1992.

Au 14 rue Lejemptel, la Villa des Tilleuls
Le nombre de vincennois ayant doublé entre 1866 et 1901, il fallut alors les loger. C'est ainsi qu'on a commencé à construire des immeubles collectifs. A cette adresse, c'est Georges Malo qui réalisa en 1912 une opération immobilière de qualité.
Sur cet immeuble, la travée centrale est particulièrement décorée : Porche monumental surmonté de personnages sculptés, balcon et balustrade en céramique.
Cet immeuble collectif abrite l’accès à une villa privée formée de pittoresques cottages visibles à travers les vitres du portail. Cet ensemble se nomme la Villa des Tilleuls.
Les maisons situées à l'arrière sont au calme, protégées par la hauteur de l'immeuble en front de rue.
Attention : L'accès à cette villa est interdit au public !
Le porche sous l'immeuble se poursuit par une allée bordée de tilleuls. Des villas sont implantées de part et d'autre de cette allée ainsi qu'une villa en bout d'allée, visible de la rue.
Pour observer la façade de l'immeuble, mieux vaut être sur le trottoir d'en face.
La partie centrale est mise en valeur par un somptueux décor. Le porche monumental est surmonté de deux sculptures de femmes mais aussi de balcons et balustrades en pierre aux deuxième et quatrième étage. Au dessous du balcon du deuxième étage, apparaît une tête de diable sculptée.
Les fenêtres au deuxième et troisième étage sont surmontées de petits éléments bleus et jaunes en céramique, appelés culs de lampe. Ces ornements doivent ce nom à leur forme rappelant le dessous d'une lampe d'église.

Le 33 rue Raymond-du-Temple
A l'angle de la rue du Midi, l'architecte Emile Laurent construit en 1905 un immeuble en pierre de taille et en brique.
Le traitement de l’angle arrondi, encadré par deux oriels, est étrangement couronné par le mur aveugle de la cheminée.
La qualité des matériaux employés et leur étagement (pierre de taille, brique claire et vernissée, brique orangée) lui confère un charme certain.
À noter : C'est un rôtisseur qui a fait construire cet immeuble afin d'installer son commerce dans un vaste local ouvrant sur les deux façades.

Le portrait de John Fitzgerald Kennedy
John Fitzgerald Kennedy fut le 35ème président des Etats-Unis. Entré en poste à l’âge de 43 ans, il a été le plus jeune président élu du pays et le premier président américain de religion catholique. Célèbre pour avoir géré la crise des missiles de Cuba, il s’est également illustré dans la lutte pour les droits civiques des minorités.
Moins de 3 ans après son élection, il a été assassiné à Dallas le 22 novembre 1963.

L'église Notre-Dame
Plusieurs chapelles se succédèrent au fil des siècles sur cet emplacement. Une église construite au XVIIe siècle fut vendue comme bien national en 1796 et démolie.
La commune ne possédant pas les fonds nécessaires à la construction d’un nouveau bâtiment, elle lança une souscription à laquelle participèrent Louis XVIII, le comte d’Artois (futur Charles X), le duc d’Angoulême et la duchesse de Berry.
Le jeune architecte Jean-Baptiste Cicéron Lesueur s’inspira du plan des basiliques romaines : Une croix latine terminée par un hémicycle. Le 25 mars 1833, Notre-Dame de Vincennes reçut la bénédiction de l’archevêque de Paris.
Par la suite, en 1896 puis en 1934 et enfin dans les années 50, des travaux dotèrent l’église d’une crypte et de chapelles sur ses côtés.
Pour d'autres informations sur l'église Notre-Dame, vous pouvez consulter le panneau du Patrimoine placé près de sa porte principale.
N'hésitez pas y à entrer pour admirer les vitraux créés par une association vincennoise et posés récemment.

L'ancien tramway funéraire
En 1912, la place commençait à manquer au cimetière ancien. Pour ouvrir un nouveau cimetière, la municipalité acheta un terrain à Fontenay-sous-Bois au lieu-dit "la Garenne", à la limite de Rosny-sous-Bois (près de l'actuel A86). Distant de 5 km de l’église Notre–Dame, le nouveau cimetière n’était pas d’un accès aisé pour les familles qui devaient suivre à pied le corbillard à cheval. La ville de Vincennes signa alors un contrat pour le service des transports funéraires avec la Compagnie des Tramways Nogentais qui, prenant exemple sur la ville de Milan en Italie, créa la première et unique ligne de tramway funéraire français.
Mis en service en janvier 1932, le tramway était peint en noir et se composait d'une voiture automotrice comprenant un compartiment destiné à recevoir le cercueil et une voiture d'attelage pouvant accueillir une cinquantaine de personnes membres de la famille ou amis du défunt. Deux cercueils pouvaient prendre place sur les côtés du véhicule. Ce tramway funéraire était basé au dépôt de la Maltournée à Neuilly-sur-Marne. En janvier 1935, le tramway funéraire cessa son activité. Il sera remplacé par un fourgon automobile des pompes funèbres.

Le 110 rue de Fontenay
C'est un immeuble en pierre de taille et en brique construit en 1912 par les architectes Léon Moison & fils .
D’ordonnancement classique, cet immeuble se déploie autour d’un oriel central (fenêtres en avancée) dont la monumentalité est accentuée par l’utilisation de la pierre de taille et le fronton qui le couronne.

L'évasion par la lecture
Le “Point Millepages” est une nouvelle surface d’expression éphémère pour les artistes d’art urbain sur la façade de la librairie indépendante Millepages, la plus grande librairie d'Ile-de-France.
Trois fois par an, un artiste reconnu est invité à réaliser une œuvre originale pour le “Point Millepages”, inspirée par le thème de la littérature.
L'inauguration du mur a eu lieu le 30 juin 2021 avec l'artiste allemande Hera qui a réalisé une grande fresque avec un renard.
Puis la seconde fresque a vu le jour en décembre 2021 avec l'intervention de l'artiste américain John Wentz.
Un lieu incontournable à découvrir pour les passionnés de street-art et de littérature !

Le portrait de Marilyn Monroe
Vous le trouverez sur la boîte aux lettres près du passage piéton devant le 141 rue de Fontenay. Il a été abîmé en 2021.
Marilyn Monroe, de son vrai nom Norma Jeane Baker, est née en 1926 à Los Angeles. C'est une actrice et chanteuse américaine mythique indissociable du cinéma des années 50 où elle accède au statut de star hollywoodienne et à celui de sex-symbol. Le film Niagara, dans lequel elle incarne le rôle principal, lance sa carrière. Ses grands succès incluent "Les hommes préfèrent les blondes" (1953), "Sept ans de réflexion" (1955) ou encore "Certains l'aiment chaud" (1959) qui lui vaudra le Golden Globe de la meilleure actrice en 1960. Décédée tragiquement à 36 ans au sommet de sa gloire, Marilyn Monroe demeure une icône culturelle.

Le quartier Nord
58 hectares, essentiellement agricoles, furent prélevés en 1929 aux dépens de Montreuil et intégrés au territoire de Vincennes pour constituer l’ouest et le nord de la commune.
Cette partie de Vincennes offrit, jusqu’au début de la Troisième République, un paysage rural composé de petites parcelles agricoles. Seules quelques maisons étaient alignées le long de deux axes reliant Vincennes à Montreuil : La rue de Montreuil et la ruelle aux Vaches (dénommée rue des Carrières en 1841, puis rue de Strasbourg en 1897).
A partir de 1839, un dentiste parisien, M. Regnart, créa un vaste domaine de près de trois hectares sur des terrains alors constitués de petites parcelles agricoles. Après son décès survenu en 1847, ses descendants lotirent ce parc à l’anglaise où avaient été aménagés kiosques, fontaine, vergers et potagers. On y perça la rue de la Fraternité et la rue Monmory.
La création d'autres rues et d’un réseau de transport renforcé reliant les communes de Vincennes et de Montreuil ont participé ensuite au peuplement de ce quartier.
Jusqu'aux années 1960, pavillons et villas étaient largement représentés (voir avenue de la République et rue Crébillon) ainsi que de nombreux ateliers, petites usines ou dépôts de grossistes.
Aujourd’hui s’y côtoient des constructions souvent très différentes du fait des bouleversements que le quartier Nord a connu dans les années 60 et 70 suite à des opérations de densification urbaine.

Le portrait d'Andy Wahrol
Il est visible sur la boîte aux lettres à l'angle de la rue de Belfort et de la rue de la Paix.
Andrew Warhola, dit Andy Warhol est un artiste américain, né le 6 août 1928 à Pittsburgh, en Pennsylvanie, et mort le 22 février 1987 à New York. Il est l'un des principaux représentants du Pop Art.
Warhol est connu dans le monde entier par son travail de peintre, de producteur musical, d'auteur, mais aussi par ses films d'avant-garde, et par ses liens avec les intellectuels, les célébrités d'Hollywood ou les riches aristocrates. Bien que le travail de Warhol reste controversé, il a été le sujet de multiples expositions, de livres, et de films depuis sa mort. Andy Warhol est généralement reconnu comme l'un des plus grands artistes du 20e siècle.

Le portrait de James Dean
Il est visible sur la boîte aux lettres devant le 72 avenue de la République.
Né en 1931, James Dean est un acteur américain qui a eu une carrière courte du fait de son tragique décès dans un accident de voiture à l’âge de 24 ans. Son interprétation d'un adolescent rebelle et fragile dans le film "La Fureur de vivre" a fait de lui, pour toute une génération, le symbole d'une jeunesse en désarroi. Son décès, aux prémices de sa gloire, a contribué au mythe et à son entrée dans le panthéon du cinéma américain. Fait unique, il a été nommé deux fois à l'Oscar du meilleur acteur à titre posthume. Il compte ainsi parmi les rares acteurs (cinq au total) à avoir été nommés dans cette catégorie pour leur premier rôle au cinéma.

Au 109-113 avenue de la République, la Villa Georgina
Face à vous, de l'autre côté du carrefour, la Villa Georgina, construite en 1906, est un immeuble monumental surplombé d’une imposante tourelle en saillie dans son angle.
L'architecte Maurice Beitz a réalisé plusieurs "Villas" de ce type à Vincennes, auxquelles il a donné des prénoms féminins.

La Villa David
Dans cette voie privée, un bel ensemble de maisons de ville construites en 1875 par l'architecte Dumoulin qui illustre parfaitement l’éclectisme historique, courant architectural qui prédomina en France durant une grande partie du 19e siècle. Frontons, pilastres à cannelures et tourelles rythment l’alignement et lui confèrent un romantisme certain.

Le 2 rue Crébillon
Construite en 1904 par l'architecte Alexandre Borgeaud, cette villa au toit à longs pans brisés d’inspiration néo-Renaissance est caractérisée par ses fenêtres surmontées d’arcs en accolade et ses vitraux.
Ce style dit éclectique ou historicisant est ici utilisé tardivement, alors qu'à cette période l’Art Nouveau est en pleine expansion.

Le portrait d'Abraham Lincoln
Il est visible sur la boîte aux lettres à l'angle de la rue de Strasbourg et de la rue de la Liberté.
Né en 1809 dans le Kentucky, Abraham Lincoln a été le seizième président des Etats-Unis, élu à 2 reprises, en 1860 et en 1864, et premier président républicain de l’histoire du pays. Il a dirigé les États-Unis lors de la pire crise constitutionnelle, militaire et morale de leur histoire, la guerre de Sécession. C’est au cours de celle-ci qu’il fit ratifier le 13ème amendement de la Constitution des États-Unis, qui abolit l’esclavage. Il sortit victorieux de la guerre. Assassiné cinq jours plus tard, à la suite d'un complot organisé par des confédérés, il ne termina pas son second mandat.

Le 18 rue Joseph-Gaillard
A l'angle de la rue de la Liberté et de la rue Joseph-Gaillard, un imposant bâtiment construit en 1909 par l'architecte Lucien Hesse.
C'est le premier exemple d’habitat social collectif d’initiative privée à Vincennes de type habitations à bon marché. Les bâtiments s’articulent en « U » autour d’une cour commune qui répond aux objectifs hygiénistes : Lumière et circulation de l’air.
Ces immeubles austères mais de qualité (pierre de taille, meulière, oriels en brique) impressionnent par leur monumentalité à l’alignement de rues étroites.

Le quartier Est
L’ordonnance royale du 15 juillet 1829 détermina le nouveau territoire de Vincennes. Sur les 94 hectares qui vinrent enrichir la superficie de Vincennes, 36 hectares furent prélevés aux dépens de Fontenay et vinrent constituer ce qui est aujourd’hui le quartier Est de la ville.
Jusqu’au début du 20e siècle, cette partie du territoire, faite de petits terrains agricoles, était peu habitée.
La forte pression démographique poussa la municipalité à urbaniser ce quartier. Si certaines opérations de viabilisation s’appuyèrent sur les tracés d’anciens sentiers ruraux, d’autres furent réalisées dans le souci de dégager des tracés rectilignes plus adaptés aux nouveaux modes de transports. La rue Diderot, initiée dès la seconde moitié du 19e siècle, fut la première de ces réalisations. À travers champs, vignes et jardins, elle doublait, au nord, la rue de Fontenay, jusqu’à la rejoindre au carrefour des Rigollots. La rue du Commandant-Mowat (ancien sentier du Passeleu) fut ouverte entre 1904 et 1910, mettant Montreuil en liaison directe avec la rue de Fontenay.
Enfin, plus que des rues, on projeta des axes de circulation qui vinrent compléter le réseau de base dans les années 1920 et 1930 (rue Paul-Déroulède en 1928, rue des Trois-Territoires en 1929). Dans les années 1910 et 1920, certains terrains encore libres attirèrent usines et ateliers, presque tous disparus aujourd’hui.
On y trouve maintenant des logements sociaux et des immeubles de rapport constitués de petits logements, ainsi que des pavillons généralement modestes, souvent bâtis par paire, comme par exemple dans la rue Diderot et dans la rue de la Liberté. Les villas plus élégantes du boulevard de la Libération sont des constructions généralement plus anciennes.

La Villa Lamarre
Cette Villa est une voie privée. Elle porte le nom d'un fabricant de fanaux et de feux d’artifices qui la fit lotir vers 1880. Les pavés lui confèrent le charme d’une rue de village.

Au 22 rue de la Jarry, la Villa Demailly
Cette maison double était à l’origine la maison personnelle des architectes, les frères Demailly, concepteurs d'un ensemble d’habitations à bon marché dans le quartier Est de Vincennes.
D’inspiration partiellement orientale elle se distingue par l’originalité de son implantation en occupant totalement la petite parcelle sur laquelle elle est construite et par le foisonnement des détails : Formes insolites des ouvertures, motifs de mosaïque, terrasse surmontée d’une pergola.

Le 40-44 rue des Trois-Territoires
Construit en 1913, cet ensemble comprenant deux immeubles de rapport est vraisemblablement dû à l’initiative de l’entrepreneur Dominique Barsi qui aurait réalisé là une seule opération comprenant également le 53-57, rue du Commandant-Mowat. Si ces immeubles constitués de petits logements étaient destinés à une population modeste, l’entrepreneur a néanmoins soigné les décors de façade en utilisant un procédé décoratif économique mais spectaculaire, le sgraffite.
Le sgraphite est un procédé de décoration murale en camaïeu, par grattage d’un enduit clair sur un fond de stuc sombre.

Le 53-57 rue du Commandant-Mowat
Cet immeuble de rapport construit en 1913-1914 se distingue par une alternance recherchée de couleurs et de matériaux, où les parties en brique encadrent les meulières.
D’exceptionnels sgraffites, portraits ou représentations animales, agrémentent la façade. Même la charpente du balcon couvert du dernier niveau est ornée de décors peints.

La rue Emile-Dequen
A la fin du 19e siècle, Messieurs Gaumard et Langlois décidèrent l’ouverture, sur les terrains dont ils étaient propriétaires, d’une voie reliant la rue de la Jarry à la rue Defrance : La rue Emile-Dequen.
Le tracé rectiligne de la rue et l’alignement de petits pavillons en pierre meulière ou en briques donnent l’impression d’une relative homogénéité. Construits pour la plupart entre 1910 et 1930, précédés de jardinets, ils offrent une respiration appréciable dans une ville au tissu urbain dense.
A noter : Le n°8 pour son décor animalier, tête d’oiseau, en haut-relief en grès flammé qui orne les piliers de l’entrée, l’alignement de pavillons de meulière (n°24 à 30) et le n°23 pour la sophistication de sa toiture.

Le 10 rue de Fontenay
Construit en 1902, l’intérêt de ce petit immeuble réside dans sa composition dissymétrique, toute l’attention étant portée sur la travée gauche du bâtiment.
Un lourd balcon soutient d’imposantes colonnes sur lesquelles viennent s’appuyer deux volumes très différenciés : A gauche un avant-corps fermé, à droite une loggia.

Le Cimetière Ancien
A l'origine, le cimetière de Vincennes, alors hameau de la Pissotte, était situé contre l'église qui fut détruite en 1795. Avant la construction de l'église Notre-Dame en 1832, la municipalité décida de transférer le cimetière loin des maisons de l'époque. En 1828, un nouveau cimetière fut donc inauguré à l'emplacement actuel et les concessions perpétuelles y furent transférées.
Pour plus d'informations sur le Cimetière Ancien après sa création, consultez le panneau du Patrimoine placé dans la rue, sur le mur du cimetière, près de la porte d'entrée.
Toilettes Publiques
Des toilettes publiques sont accessibles, sauf le weekend, dans le cimetière Ancien.

Un tramway rue de Fontenay
A partir de 1873 un réseau de tramway se développa à Paris et dans sa banlieue. Tirés par des chevaux jusqu'en 1887, leur traction devint ensuite électrique.
La ligne 118 reliait Paris (place de la République) à la gare du Raincy-Villemomble-Montfermeil en passant par la rue de Fontenay à Vincennes.

Au 62 rue de Fontenay, la Villa du Progrès
Derrière cet immeuble, une cour commune toute en longueur (65 m de long) est bordée d'un ensemble de petits bâtiments implantés en « U ».
Attention : Cette villa est interdite au public !

Le portrait de Barack Obama
Il est visible sur la boîte aux lettres murale à l'angle de la rue de Fontenay et de la rue de Vorges.
Né en 1961 à Honolulu (Hawaï), Barack Obama a été le 44ème président américain (de 2009 à 2017). Fils d'un Kényan noir et d'une Américaine blanche, il fut le premier afro-américain à occuper cette fonction, faisant de lui un symbole pour toute une génération.
Quelques mois seulement après son investiture, il reçut le prix Nobel de la paix.

Cœur de Ville
Situé 8 rue de Fontenay, à l'angle de l'avenue de Vorges, ce bâtiment a été réalisé en 2003 par Henry Gaudin, architecte de grande renommée à qui l’on doit notamment le stade Charléty (Porte de Gentilly) et les réaménagements du musée Guimet.
Cœur de Ville abrite des équipements publics pour l’essentiel à vocation culturelle.
Le bâtiment est caractéristique du style de Henri Gaudin, mêlant courbes rompues, passage, passerelles, lumière naturelle disciplinée.
Côté avenue de Vorges, il présente une façade complexe largement vitrée, comme une proue couronnée sur toute sa longueur.
Sur la rue de Fontenay, au dernier étage, les trois baies traitées en vague confortent la référence à l’univers maritime.
A noter : Le vaste hall, rue intérieure, qui se veut le prolongement de la rue Eugène-Renaud située en face, le long de l'Hôtel de Ville.
Pour plus d'informations sur le bâtiment "Cœur de Ville", consultez le panneau du Patrimoine situé près du passage piéton à l'angle de l'Hôtel de Ville.
Toilettes Publiques
Des toilettes publiques sont accessibles dans le hall d'entrée du bâtiment Cœur de Ville, aux heures d'ouverture au public.

L'Hôtel de Ville (Vincennes)
Il a été construit en 1891 par Eugène Calinaud (la partie donnant sur le Cours Marigny) et est représentatif du style néo-renaissance très en vogue sous la 3e République et typique du style de nombreuses mairies construites à cette époque. En 1935 des agrandissements ont été réalisés dans le style art Déco (la partie donnant sur la rue de Fontenay, là où se trouve l'entrée principale).
A l'angle gauche du bâtiment, au niveau du 1er étage, le blason de la ville.
Il reflète les symboles de la ville :
- Le château royal.
- Le bois de Vincennes représenté par les 2 branches de chêne.
- La justice de Saint-Louis représentée par le sceptre et la main de justice.
- les Armes de France avec les fleurs de lys.
- L'ancienne école d'artillerie de Vincennes et l'héroïque défense du château contre l'armée prussienne en 1814 représentés par les 3 boulets.
- La devise latine qui se traduit par : "Par les lis la justice, par les pierres la renommée".
L’intérieur est typique des années 30, mettant en avant le savoir-faire de l’époque. Une attention particulière a été apportée aux ferronneries d’art de l’escalier d’honneur, des rampes et de la porte de la salle des fêtes.
Pour plus d'informations sur l'Hôtel de Ville et sur la liste de ses objets mobiliers classés au titre des "monuments historiques", consultez le panneau du Patrimoine situé à côté de l'escalier qui s'enfonce sous la place, face à l'avenue Gabriel Péri.

Le jardin du Midi
Il s'agit d'un jardin contemporain réalisé sur un sol artificiel. Sous les plantes et les fontaines, se trouve la voie du RER. Ce jardin suspendu, couvre les rails et atténue le bruit. Trois espaces de ce type, de 3 000m2 chacun, ont ainsi été reconquis à Vincennes et à Fontenay au-dessus des voies du RER A : Le Jardin du Levant, le jardin du Midi et le jardin du Couchant.

Le général Daumesnil
Un panneau du Patrimoine situé au bord de la pelouse vous renseigne sur l'histoire du général Daumesnil et sur sa statue qui s'élève à quelques mètres de ce panneau.

Cours Marigny
Il est bordé de chaque côté par des immeubles et hôtels particuliers très élégant, certains surélevés et modifiés pour être découpé en appartements.

Le 36-40 cours Marigny
Construit entre 1941 et 1946 par les architectes Fernand Cadot & Proust, ce n'est pas un hôtel particulier mais un immeuble de rapport d'architecture assez ostentatoire et sortant des canons architecturaux traditionnels avec sa travée centrale cintrée à trois baies.
Il a succédé à un vaste café-restaurant qui a accueilli noces et banquets durant de nombreuses décennies.
A noter : Le dernier étage correspond une surélévation effectuée à la fin des années 60.

Le quartier de la Zone Retranchée
C'est une partie du bois de Vincennes lotie et vendue par la ville de Paris en 1863. A cette occasion les terrains ont été intégrés au territoire de Vincennes, mais la ville de Paris est restée propriétaire des rues et avenues jusqu'en 1969. De nos jours, Paris ne possède plus que le terre-plein central du cours Marigny.
Pour plus d'informations sur l'histoire du cours Marigny et sur le quartier Zone Retranchée, consultez le panneau du Patrimoine situé sur le cours Marigny, face à l'avenue Foch.

Le 8 rue d'Idalie
C'est une maison de style historicisant (mise en valeur des styles anciens) cher à l'architecte Alexandre Borgeaud.
A noter : La ferronnerie de la porte où se lisent les initiales du premier propriétaire et l’entrée mise en valeur par le motif en céramique colorée qui la surplombe.

Métro, tramway et bus à Vincennes
Le métro : C'est en 1895 qu'est décidée la construction de lignes de métro dans Paris. La construction de la ligne 1 Porte Maillot - Porte de Vincennes démarre en octobre 1898, sous la direction de l'ingénieur Fulgence Bienvenue et grâce au financement d'un millionnaire belge, le baron Empain. Elle est construite en seulement 17 mois et est inaugurée le 19 juillet 1900, facilitant ainsi la desserte de l'exposition universelle qui a lieu cette année-là dans le bois de Vincennes. Le succès est immédiat. En décembre 1900, elle compte déjà 4 millions de voyageurs transportés.
Il faudra attendre mars 1934 pour que la ligne 1 soit prolongée, d'un côté jusqu'au château de Vincennes et de l'autre jusqu'au pont de Neuilly. En 1963, la ligne 1 est équipée de matériel sur pneus, plus rapide et plus silencieux. En 2012, un nouveau matériel permet l'intercirculation entre les wagons et la ligne 1 devient totalement automatique.
Du tramway au bus : En 1921 est créée la STCRP (Société de Transport en Commun de la Région Parisienne) qui regroupe les 6 sociétés qui exploitaient les tramways et bus dans le département de la Seine. A cette époque, une dizaine de lignes partant de la porte de Vincennes traversaient Vincennes et allaient desservir l'Est parisien. A partir de 1925, les tramway, qui gênaient la circulation automobile de plus en plus dense, furent progressivement remplacés par des bus.
En 1938, plus aucun tramway ne circulait en région parisienne.
Toilettes Publiques
Des toilettes publiques automatiques sont accessibles au milieu de la gare routière.

Le 1 avenue de Nogent
Cet immeuble a été construit en 1925 par l'architecte Milon comme ses voisins sur l’emplacement du bal d’Idalie qui s’étendait jusqu’à la rue d’Idalie et regroupait dans son enceinte restaurants, jeux et distractions où se pressèrent Vincennois et Parisiens jusqu’en 1886. L’imposante grille marquant l’entrée à l’angle de la parcelle est vraisemblablement celle de cet établissement.
La monumentalité du bâtiment est accentuée par sa situation en angle, et par le soin apporté au traitement des deux façades sur le cours Marigny et sur l’avenue de Nogent.
La façade sur cour possède une cage d’escalier largement éclairée par une importante verrière.

Le Fort de Vincennes
Situé sur la partie nord du bois de Vincennes, il est appelé fort neuf, en opposition au vieux fort qui désignait alors le château de Vincennes. Les deux forts ont été séparés suite à la création du Cours des Maréchaux. Le fort neuf appartient au ministère des armées.
Les jeunes qui effectuent leur « journée de défense citoyenne » y sont reçus ainsi que ceux qui passent les sélections pour intégrer les différents corps d’armée. L’accès y est strictement restreint puisqu’il accueille le 24ème régiment d’infanterie et le détachement Sentinelle attaché au plan Vigipirate.

Des navettes autonomes passent ici !
Depuis 2017, 17 lignes expérimentales de navettes autonomes 100% électriques ont été crées dans toute la France, dont une à Vincennes.
A Vincennes, la RATP et le STIF testent ces navettes sur un parcours entre l'Hôtel de Ville et la Porte Jaune et qui passe par le château, le parc Floral et l'avenue du Tremblay, ce qui fait un parcours total de 2,5 km.
Ces navettes possèdent six places assises. La règlementation actuelle interdisant les véhicules sans chauffeur dans la circulation automobile, une personne reste en permanence à bord pour en vérifier le bon fonctionnement.

Un monument à la gloire du Poilu Vincennois.
Pour savoir ce que représente la dalle en granit sur la place devant le collège Saint-Exupéry, consultez le panneau du Patrimoine situé à l'angle du boulevard des Maréchaux.
La deuxième photo vous permet de connaître le monument d'origine détruit au début de la seconde guerre mondiale

Le château de Vincennes
A la fin du 12e siècle, les souverains créent un manoir de chasse dans le bois, qui devient au 13e et 14e siècle, leur 2ème résidence après le Palais de la Cité.
Au 14e siècle, avec la guerre de Cent Ans, cette résidence royale devient forteresse. Charles V en fait une cité fortifiée en faisant construire le donjon (son lieu d'habitation) ainsi qu'une enceinte défendue par 9 hautes tours culminant à 40 m au par rapport au fond des fossés d'origine (les fossés actuels ont été remontés de 4,50 m).
Puis en 1379, il lance la construction de la Sainte-Chapelle, dans le style gothique flamboyant. Elle ne sera terminée qu'au 16e siècle, soit 150 ans plus tard.
A 17e siècle, Louis XIV fait construire par Le Vau les 2 pavillons qui se font face dans la cour royale : Le pavillon du Roi et le pavillon de la Reine.
En 1796, l'Arsenal de Paris (atelier de fabrication d'armes et de matériel militaire) s'installe dans le château et le transforme. Afin d'aménager des plateformes destinées à des pièces d'artillerie, les tours sont arasées, sauf la tour du village.
De nos jours, avec ses 50 mètres de hauteur, le donjon de Vincennes est le plus haut édifice médiéval fortifié d'Europe.
N'hésitez pas à visiter le château, pour découvrir ses cours intérieures et ses magnifiques bâtiments comme la Sainte-Chapelle ou le Donjon. .

La statue de Saint-Louis
Consultez le panneau du Patrimoine décrivant Saint-Louis. Il est situé près de sa statue, à l'angle Nord-Ouest du château.

Le 8 avenue du Général-de-Gaulle
Cet immeuble en pierre de taille a été construit en 1893 par l'architecte Georges Malo.
La façade comporte trois parties séparées par deux balcons filants. Le rez-de-chaussée est traité en bossages et les deux étages nobles affichent un décor sculpté de qualité.
Les garde-corps des deux balcons, d’abord en ferronnerie, se transforment en balustrade dans la travée de droite.
Dans la travée de gauche, les baies jumelées du premier étage sont surmontées d’un motif légèrement arqué qui les réunit.

La Sainte-Chapelle
La fondation de cette chapelle, située dans l’enceinte du château au delà du donjon, est née à la demande du roi Charles V (1364-1380) afin de recevoir des reliques de la passion du Christ. Les travaux sont confiés à l’architecte Raymond du Temple (mort en 1404) qui prend pour modèle la Sainte Chapelle de Paris, située dans le palais de la Cité.
De style gothique flamboyant, elle est sur un seul niveau et mesure 20 m de haut. Sa construction a continué sous le règne de Charles VI (1380-1442) puis Louis X (1461-1483) mais ce n’est que sous Henri II (1547-1559) que les décors intérieurs sont réalisés.
Le duc d’Enghien, Louis de Bourbon-Condé (1772-1804) est inhumé dans la chapelle depuis son exécution dans les fossés du Château.
Les vitraux de la nef ont été déposés lors de la révolution française.

Le 16 avenue du Général-de-Gaulle
Cet immeuble en pierre et brique a été construit en 1912 par l'architecte Georges Malo.
Avec son vaste pan coupé encadré de pilastres (pilastre = colonne encastrée dans la façade) et ses décors sculptés, il est représentatif des constructions de qualité conçues pour une clientèle aisée attirée par la proximité du bois de Vincennes. Par sa monumentalité, il se positionne en concurrent direct du donjon. Il marque solennellement l’entrée du quartier sud.

Le 32 avenue du Général-de-Gaulle
Par ses matériaux de grande qualité (abondance de pièces de grès flammé) et la sophistication de son décor, cet immeuble, dans la mouvance de l’Art Nouveau, se démarque des bâtiments qui l’environnent.
A noter : La remarquable corniche soutenant le balcon filant (balcon filant = balcon faisant toute la longueur de la façade), ponctuée de quatre très gros cabochons formant un motif d’inspiration florale.
A voir aussi, les sculptures du dernier étage.

Le quartier Sud
Le long du château, un enclos de plus de 15 ha avait été créé au milieu du 17e siècle. Il s'appelait le Petit Parc et était composé d'un jardin d'agrément à la française, ainsi que d'un potager et d'un verger destinés à répondre aux besoins des résidents du château.
Confisqué sous la révolution, il fut racheté par des spéculateurs puis revendu par parcelles. Il conserva ensuite sa vocation maraîchère et ses produits alimentèrent les Halles de Paris pendant une bonne partie du
19e siècle. Puis des entreprises industrielles dont les établissements Pathé remplacèrent les cultures maraîchères, le quartier s'urbanisa et des rues furent tracées. Des opérations immobilières de qualité se multiplièrent, visant une clientèle aisée attirée par la proximité du bois, comme dans l'avenue des Minimes ou dans la rue Louis-Besquel. A partir des années 1960, les usines disparurent et furent progressivement remplacées par des immeubles.
Pour plus d'informations sur le Petit Parc, consultez le panneau du Patrimoine implanté avenue des Minimes devant le square.

Le bois de Vincennes
Face à vous, le bois de Vincennes, qui couvre 995 ha, est un vestige de l'antique ceinture de forêts qui entourait Lutèce. Depuis l'an 1037, c'est une forêt royale, c'est-à-dire réservée au seul usage du monarque. Au fil des siècles les rois de France ont fait de ce domaine de chasse un lieu de résidence régulier.
Depuis 1860, le bois appartient à la ville de Paris.
C'est à partir de cette date que le domaine fut aménagé en lieu de promenade publique par l'ingénieur Alphand, dans le cadre des grands travaux de rénovation de Paris réalisés sous la direction du préfet Haussmann. Le parc de Vincennes fut alors reboisé, structuré par de nouvelles allées et animé par des reliefs, des lacs et des ruisseaux.
Ce poumon vert de la ville concentre aujourd'hui de nombreux lieux de loisirs tels l'hippodrome, le Parc Floral, le parc zoologique, les théâtres de la Cartoucherie ou la ferme pédagogique.

Georges Malo
Après avoir fait percer la rue Louis-Besquel qu'il céda gratuitement à la commune en 1902, Georges Malo y réalisa un lotissement privé. Presque tous les bâtiments furent construits entre 1900 et 1910. Il divisa la rue en fonction du besoin de chaque client, avec des grandes parcelles pour les immeubles et des petites parcelles pour maisons individuelles.
Consultez le panneau du Patrimoine implanté avenue des Minimes à l'angle de la rue Louis-Besquel.
Il vous détaille les créations de cet architecte dans cette rue mais également ailleurs dans Vincennes.

Les 31 et 32 rue Louis-Besquel
Ces deux immeubles face au bois à l'angle de l'avenue des Minimes ont été construits par Georges Malo en 1904.
Les motifs décoratifs sont remarquables par leur variété : Eléments gothiques, drapés classiques, motifs géométriques, sculptures baroques.

Le 28 rue Louis-Besquel
Au n°28, on peut voir la demeure la plus spectaculaire construite par Georges Malo dans cette rue. Elle date de 1904. C'est un mélange de styles mêlant l'aspect brut de la pierre aux briques et au dessin soigné des ferronneries. On peut y observer une imposante corniche sous le toit et sur le pignon, un étrange balcon soutenu par une colonne.
A noter aux 27, 29 et 29bis, 3 hôtels particuliers construits plus tard (en 1924) par un autre architecte où la présence de garages marque l'arrivée de la voiture dans la vie quotidienne de la bourgeoisie de l'époque.

Le 26 rue Louis-Besquel
Cette villa a été construite en 1904. Une loggia embellit le 1er étage. Colonnes et garde-corps en bois tranchent avec la pierre et la brique de la façade.

Le 21 rue Louis-Besquel
Le volume de gauche, saillant, comprend un porche en pierre de taille formant une loggia, typiquement Art Nouveau.

Les 3-5bis rue Louis-Besquel
Ces quatre maisons de ville construites en 1906, sont d'inspiration régionaliste (style anglo-normand) et se démarquent des autres réalisations de Georges Malo dans cette rue.

Les usines du quartier Sud
Dans le prolongement de la rue du Donjon, se trouvait l'usine de Charles Pathé. A partir de 1902, Pathé développe son activité cinématographique : Studios de tournage, laboratoires de production, de développement et de montage grâce auxquels cette société produira et distribuera plus de 10.000 films muets.
En 1927, c'est la création de Kodak-Pathé qui reprend l'activité de fabrication de pellicules.
Ce site, qui s'étendait sur 9 ha, a employé jusqu'à 3300 personnes.
En 1987, l'usine Kodak et son emblématique cheminée ont été démolies pour faire place à un complexe mêlant logements, bureaux et équipements publics.
Autre grande usine à la même époque dans le quartier Sud et donnant sur l'avenue des Minimes : Les établissements Catel&Farcy, une fabrique en gros de calques, bristols et papiers en tous genres.

La mixité sociale à Vincennes
Les différents types de bâtiments à l'intersection de ces 2 rues, permettent de prendre toute la mesure de l'importante mixité sociale à Vincennes au début du 20e siècle. Le bassin d'emplois dû à la présence des usines a amené différentes classes de la population à coexister dans ce quartier :
- A droite, un ensemble de 7 maisons de ville protégées par des grilles et des arbres et destinées à une population aisée.
- A gauche, un bel immeuble de briques initialement destiné aux classes moyennes de la population.
- En face sur l'avenue Franklin-Roosevelt, un important immeuble couvert d'un enduit blanc. Construit dans un style Art Déco simplifié, il abrite de petits logements loués à l'époque à une population majoritairement ouvrière qui travaillait dans les usines du quartier.
A noter que Charles Pathé habitait dans une villa située derrière cet immeuble. Implantée dans la cour derrière l'immeuble situé aux n°22 à 32 avenue Franklin-Roosevelt, il faut traverser le hall de l'immeuble pour y accéder. Des étages ont été ajoutés au bâtiment d'origine.
Attention : L'accès à cette villa est interdit au public.

Le 54 avenue de Paris
A droite sur le trottoir d'en face, au 54 avenue de Paris, on remarque à l'angle de la rue d'Estienne d'Orves un immeuble de l'architecte Emile Willaey, dont les deux derniers étages en retraits successifs sont composés d'alcôves et d'auvents particulièrement pittoresques.
Traversez l'avenue de Paris, tournez à droite puis prenez à gauche la rue d'Estienne-d'Orves.
Dans le prolongement de l'immeuble à l'angle de l'avenue de Paris, l'immeuble 4 rue d'Estienne-d'Orves est également de l'architecte Emile Willaey.
Ces 2 immeubles ont été construits en 1912 et 1913. Les décors sculptés sont particulièrement soignés. Remarquez les "Jumelles", têtes sculptées au-dessus des fenêtres du 1er étage du n°4 et la guirlande florale en partie haute qui lie les 2 bâtiments.

Le quartier Centre
Ce quartier se trouvait déjà en grande partie sur le territoire de Vincennes avant l’extension territoriale de 1829. Il était seulement traversé par la rue du Moulin (aujourd’hui rue Jean-Moulin) qui se prolongeait sur le territoire de Montreuil. Il n’y avait alors presque aucune construction dans ce secteur qui était pour une grande part divisé en quelques vastes parcelles, sauf le long de la rue de Montreuil.
De grandes propriétés disparurent pour laisser passer la ligne de chemin de fer, ouverte en 1859.
Peu après l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Bastille-La Varenne, le docteur Lebel, médecin vincennois, fit percer à proximité de la gare plusieurs rues dont celle qui porte aujourd'hui son nom et qui reliait la tranchée du chemin de fer à l’avenue de Paris.
Cette première trame urbaine dénommée "quartier Lebel" sur le plan cadastral de 1878, devint le "quartier Centre" à la suite d'une nouvelle opération au début du 20ème siècle.
Le projet, mené par Charles Huguin, conseiller municipal, ingénieur-géomètre et futur maire de Vincennes permit à ce quartier, particulièrement attractif grâce à la proximité du chemin de fer, de prendre son véritable essor.
Cette opération mobilisa des architectes comme Georges Malo et Émile Laurent, déjà très présents dans d'autres quartiers de Vincennes et qui souvent agirent pour leur propre compte, endossant tout à la fois les rôles d’architecte et de promoteur.
C’est à ce moment-là que furent percées les rues Eugénie-Gérard, Villebois-Mareuil, du Chemin-de-Fer (actuelle rue d’Estienne-d’Orves) et Lamartine qui permirent ainsi de quadriller l’espace en dégageant une liaison vers la gare. L'étroitesse volontaire de ces nouvelles rues permit de rentabiliser de façon optimale le potentiel immobilier de cette opération.
Puis un projet d'urbanisation lancé en 1902 en démantela beaucoup d'autres. Jardins, potagers, serres, volières et bassins disparurent au profit de hauts immeubles cossus et de coquets pavillons édifiés à l'aplomb des voies nouvellement percées.

Le 8 rue d'Estienne-d'Orves
Cet immeuble a été construit en 1901 par l'architecte Maurice Porche.
A remarquer l’angle du bâtiment réalisé par un arrondi de trois baies rapprochées et aussi le dessous des balcons avec le drapé des corbeaux (supports des balcons) et les décors muraux.
Ici l’architecte était propriétaire du terrain et a réalisé une opération immobilière.
Cet immeuble a obtenu le label de la fondation du Patrimoine du fait de son intérêt patrimonial remarquable..

Le groupe scolaire Sud
Il a été construit entre 1937 et 1952 sur le terrain désaffecté des anciennes écuries de la Compagnie Générale des Omnibus.
Le style architectural fait référence au Mouvement Moderne avec des volumes géométriques simples et l'absence de décors. L'utilisation du béton armé et de la brique rouge est caractéristique des établissements scolaires construits dans les années 1930.
Dans le but d'assurer le bien-être et la santé des enfants, celui-ci présentait de nombreuses innovations pour l'époque, avec de grandes baies pour assurer l'ensoleillement, des toilettes à chaque étage et le chauffage central.

La rue Eugénie-Gérard
Cette rue, dont on peut remarquer l'ambiance particulièrement apaisante, est bordée de bâtiments datant du début du 20e siècle, avec d'un côté de grands immeubles et de l'autre une série de maisons individuelles dont chacune d'elles a une identité propre. En jouant sur les décors et les matériaux, les architectes leur ont donné une certaine originalité. Les maisons se touchent et forment un front continu, permettant ainsi de tirer le meilleur parti de très petites parcelles de terrain.

Au 13 rue Eugénie Gérard, un atelier d'artiste
Cette maison atelier d'artiste n'a pas d'axe vertical marqué ni d'axe de symétrie. Les fenêtres sont disposées selon les besoins liés à l'utilisation des pièces.
C'est l'architecte Louis Sorel qui la dessina en 1910 pour René Guilleré, célèbre critique d'art, et sa femme Charlotte Chauchet-Guilleré, peintre et décoratrice dont l'atelier était installé sous la baie vitrée visible sur la façade.
Des motifs animaliers ornent la façade : des singes en mosaïque et d'autres sculptés ainsi qu'une devise en latin se rapportant aux singes et qui se traduit par "A partir de lui, comprends les hommes".

Au 7 rue Eugénie Gérard, un hôtel de style Art Nouveau
Cette maison particulière construite en 1907 a été ensuite rehaussée d'un étage et transformée en un hôtel toujours en activité.
Elle se remarque particulièrement bien du fait de l'alternance de briques et de parements blancs de sa façade.
Elle affiche un mélange de styles : Art Nouveau avec sa colonne en porte-à faux et ses fenêtres cintrées du rez-de-chaussée, ou bien inspiré de l'antiquité avec son imposante corniche du 2ème étage.

Le 10 rue Villebois-Mareuil
Cette maison a été construite en 1907 par l'architecte Alexandre Borgeaud.
Commandée par un agent d’affaires, elle abritait des locaux professionnels au rez-de-chaussée et le lieu de résidence du propriétaire dans les étages.
Ce bâtiment est, semble-t-il, volontairement moins élevé que ses voisins pour donner une respiration au carrefour avec la rue Eugénie-Gérard.
A noter : La toiture et ses deux pignons à chaque extrémité qui présentent des décors fantaisistes en grès vernissé et l’élégance de la ferronnerie légèrement cintrée des balcons latéraux.

Le quartier Ouest
En 1829, 58 hectares furent prélevés aux dépens de Montreuil et intégrés au territoire de Vincennes pour constituer l’ouest et le nord de la commune. À l’époque, seules six voies sillonnaient le quartier Ouest : Le chemin de Lagny et la route de Paris l’encadrant respectivement au nord et au sud, et les rues que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de rue des Laitières, rue de l’Égalité, rue Jean-Moulin et avenue de la République.
Tout au long du 19e siècle, des opérations à l'initiative de particuliers accélérèrent l'urbanisation de ce quartier dont la plus surprenante est le lotissement de la rue de la Prévoyance où un groupe de personnes réunies au sein d'une société créa, en 1847, une tontine. Par cotisation, ils constituèrent un fonds commun pour acheter en 1855 des terrains qu'ils se divisèrent en parts égales pour construire leurs maisons.
De nos jours, l’ouest de Vincennes présente un habitat dense (on y dénombre très peu de maisons individuelles) mais peu homogène, composé d’immeubles modestes, héritage de la présence ouvrière et d’une catégorie d’immeubles plus confortables, érigés au tournant des 19e et 20e siècles le long des principaux axes (avenue de Paris, avenue de la République…).

Le portrait Luke Skywalker
Il est visible sur la boîte aux lettres placée à l'angle de l'avenue de Paris et de la rue de la République.
Héros de la saga Star Wars depuis le premier film "La guerre des étoiles", Luke Skywalker, frère jumeau de la princesse Leia, est un célèbre chevalier Jedi interprété par l’acteur américain Mark Hamill (né en 1951).

Le portrait de Michel Serres
Il est visible sur la boîte aux lettres placée face au 128 avenue de Paris.
Philosophe et académicien, Michel Serres a résidé à Vincennes durant plusieurs décennies.
Né en 1930 et est mort en 2019, il est l'auteur d'une soixantaine d'ouvrages dont des best-sellers tels que "Les Cinq Sens", Petite Poucette", "Le Gaucher boiteux".
Il a enseigné dans les universités parisiennes ainsi qu'aux Etats-Unis.
Il a été élu à l'Académie française en 1990.

Le 160 avenue de Paris
Ce bâtiment en pierre de taille construit en 1887 s’inspire des frises du Parthénon pour le décor de sa porte cochère et de son passage orné de plaques de staff.
Le thème du cheval évoque la destination de cet immeuble qui abritait à l’origine l’établissement d’un marchand de chevaux, Alphonse Masson.

L'église Saint-Louis
Bâtie 16 rue Fays sur un petit espace, son originalité prime sur sa taille. Son architecture est un témoin remarquable du style dit des Arts Décoratifs.
Due aux architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, ils se sont entourés d’artistes réputés pour les fresques de Maurice Denis, le céramiste de Maurice Dhomme ou la ferronnerie de Raymond Subes.
Les matériaux choisis sont la brique et le béton armé dont les deux paires d’arcs qui se croisent à angle droit et portent l’ensemble de la structure. Sa conception est novatrice. Son volume intérieur est presque cubique et évoque les églises du Moyen-Orient. Son décor s'inspire de l'art byzantin (on parle de néo-byzantin).
En 1996, l’Etat décide de classer l’église, reconnaissant par là la qualité de sa décoration et aussi qu’elle est un témoignage remarquable de l’architecture du début du 20e siècle.
En 2016, un orgue neuf est mis en place. Œuvre du facteur nantais Denis Lacorre, il est de style néo-classique et est doté de 32 jeux sur 3 claviers.
Construite après la loi de 1905, l'église n'est pas la propriété de la commune. De ce fait, les différentes restaurations entreprises au cours du temps sont à la charge de la paroisse.
Pour d'autres d'informations sur l'église Saint-Louis, consultez le panneau du Patrimoine placé dans la rue, devant sa porte principale.

Le square Saint-Louis
En 1927, la démolition des abattoirs avait libéré dix mille mètres carrés de terrain entre la rue de Lagny et la rue Massue et le long d’une nouvelle artère, l'avenue Georges-Clemenceau.
Deux mille mètres carrés furent cédés à l’O.P.H.B.M. (Office public d’habitations à bon marché) de Vincennes, créé en 1925 pour venir en aide aux mal-logés.
Les architectes Quarez et Lapostolle conçurent d'abord deux immeubles de cinq étages en «U» entourant un bâtiment central, dans l’axe d’un square, sans cour fermée pour favoriser l’aération et l’ensoleillement, puis en 1933 un nouveau groupe dit «Habitations à Bon Marché Améliorées » ou «À Loyer Modéré» qui s'aligna sur les limites sud du square avec la création de la rue Eugène-Blot.
Dans ce quartier, d'autres immeubles dont les décors de brique sont plus élaborés que ceux des bâtiments à vocation sociale, ont été ensuite réalisés par des promoteurs privés.

Le 23 rue des Laitières
Cet immeuble a été construit vers 1910 par l'architecte Henry Quarez.
Il est placé sur un angle très ouvert que l’architecte a signalé par une simple courbe en façade.
La décoration des étages supérieurs est soignée. L’emploi de la brique apporte de la couleur et met en valeur les motifs décoratifs des étages supérieurs. La pierre est utilisée pour les linteaux et la corniche.

Au 16 rue des Laitières, la Villa Alice
Cette Villa a été construite en 1906 par l'architecte Maurice Beitz.
L’abondance des éléments de décoration en pierre (figures humaines et colonnes) qui encadrent les ouvertures des deux premiers niveaux sont autant d’artifices décoratifs un peu massifs qui caractérisent le style de Maurice Beitz, architecte parisien, dans ses réalisations vincennoises.
Suite du parcours : Continuez la rue des Laitières, puis tournez au bout à droite dans la rue de Fontenay jusqu'à l'angle de la rue de l'Egalité.

Le portrait de Laurel & Hardy
Il est visible sur la boîte aux lettres à l'angle de la rue de l'Egalité.
C'est à partir de 1927 que les acteurs Stan Laurel et Oliver Hardy forment un duo comique qui durera 25 ans. Ils tourneront plus de 100 films pour la Métro Goldwyn Mayer et pour Universal. Leur succès qui débutera au temps du cinéma muet, se confirmera dès leur passage au cinéma sonore en 1929.
Suite du parcours : Prenez à droite la rue de l'Egalité jusqu'à monter par l'escalier dans le jardin du Couchant, au-dessus des voies du RER A.

La ligne Bastille et la ligne RER
La ligne Bastille :
Ouverte en 1859, elle part de la place de la Bastille et dessert Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay, Nogent où se trouve le dépôt, Joinville et la boucle de Saint-Maur. Le terminus est La Varenne à 17 km de Paris. Elle sera plus tard prolongée jusqu'à Marles-en-Brie à 66 km de Paris. Dès son ouverture et ce jusqu'en 1930, la ligne de Vincennes connaît un grand succès notamment les dimanches et jours de fêtes au cours desquelles le bois de Vincennes mais aussi la Marne et les guinguettes attirent de nombreux promeneurs.
A partir de 1930, elle perd peu à peu ses voyageurs, et sa fermeture est envisagée.
La ligne RER A :
En 1960, un projet de métro régional voit le jour et il est décidé de relier une partie de la ligne Bastille à celle de Saint-Germain-en-Laye, en traversant Paris en souterrain.
Le tronçon Nation-Boissy-Saint-Léger est ouvert le 14 décembre 1969. En 1977, les parties est et ouest de la future ligne de métro régional sont raccordées par la mise en service du tronçon central reliant Nation à Aubert. Le RER A est né. En 1989, deux branches sont ajoutées, à l'ouest vers Cergy-Pontoise et à l'est vers Marne-la-Vallée.
Le poste de commande centralisée (PCC) de la ligne RER A se situe dans une grande salle semi-circulaire installée au-dessus de la gare de Vincennes.
Pour que les trains puissent se suivre en toute sécurité espacés de seulement 2 minutes, la signalisation le long des voies a été remplacée par une signalisation dans la cabine de chaque train et par un contrôle automatisé et coordonné de la vitesse de tous les trains.
Suite du parcours : Traversez le Jardin du Couchant et continuez en longeant les voies par la gauche jusqu'à la gare RER A, fin de votre parcours !
RER A gare Vincennes
Bus RATP 56, 115, 118, 124, 215, 318, 325
Noctilien N11 N33
94250 Gentilly
