Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
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Oullins d'avant vue par ses habitants
























































































De la Saulaie au Golf, parcourez Oullins et découvrez les souvenirs partagés par ses habitants, coutumes, traditions et petites anecdotes, notamment grâce à des commentaires sonores.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

Place Kellermann : au coeur de la Saulaie
Avant le 19e siècle, le quartier de la Saulaie, situé en bordure du Rhône, était constitué de « brotteaux », c’est-à-dire de terres inondables. Ces terres ont été transformées en pâturages arborés, les « saulées », qui ont donné leur nom au quartier.
A partir du 19e siècle, le quartier de la Saulaie devint le grand site industriel d’Oullins et abrite, outre les ateliers SNCF, les Tanneries lyonnaises, des verreries…
Il fut desservi par un « bac à traille » qui permettait de traverser le Rhône. Souvent inondé par les crues du Rhône et l’Yzeron, ce quartier populaire a toujours été caractérisé par une identité fondée sur la solidarité et la cordialité. Le soir, on sortait les chaises dans la rue pour discuter et, lors des crues, les familles s'entraidaient. À la suite du départ des industries dans la deuxième moitié du 20e siècle, la commune choisit, à partir de 1990, de confirmer clairement la vocation économique de ce secteur où une zone tertiaire (côté sud) côtoie une zone résidentielle (côté nord).
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Traversez
Traversez au passage piéton, traversez le parking et prenez le cheminement piétonnier entre les maisons (vous pouvez également aller plus loin sur l'avenue Jean Jaurès et tourner à gauche ensuite).

Bac à traille
Construite en 1907 et baptisée Saint-Jean-Marie-Vianney, cette église a réuni dans ses murs pendant plus de 50 ans les habitants du quartier de la Saulaie. La paroisse a connu ses heures de gloire avec la représentation annuelle des « Mystères de la Passion de Jésus-Christ » à laquelle participaient les Sauléens, tant en qualité de comédiens que de spectateurs. La dernière représentation est donnée en 1958 et progressivement les messes, baptêmes et mariages se réduisent jusqu’au départ du dernier prêtre en 1981.
Le diocèse vend le bâtiment désacralisé à la commune en 2001 pour la création d’un espace culturel. D’abord mis à disposition de la Compagnie de danse Zanka en 2002, il est ensuite confié à la gestion du théâtre de la Renaissance. Il prend alors le nom de « Bac à traille », lors de son inauguration officielle le 16 juin 2006.

La Saulaie en toute commodité
Avant le 20e siècle, l’eau courante ne fut pas toujours disponible dans les logements… En 1886, M. Gondin, au 3, rue de la Gare (ancienne rue Pierre-Sémard), tenait par exemple un établissement disposant de 12 baignoires. M. Durand fut le dernier exploitant à cet endroit, il cessa son activité peu après la Seconde Guerre mondiale.
Les chaudières fonctionnaient avec des coupeaux de bois. En 1967, des Sauléens demandèrent l’installation de douches municipales dans leur quartier. L’année suivante, celles-ci ouvrirent dans les dépendances de l’école Jean-Jaurès et accueillirent plus de 800 personnes par mois. Elles fermèrent en 1996.
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Vue sur Oullins
Depuis le toit du bâtiment, admirez la vue sur le quartier du Revoyet

Le bac à traille
Entre 1867 et 1953, les Oullinois ont utilisé une embarcation originale pour passer d’une rive à l’autre du Rhône, entre Oullins et Lyon.
Le bac, barque à fond plat, se déplace grâce à une poulie, elle-même attachée à un câble (la traille) tendue entre deux tours situées sur chaque rive. La particularité de cette embarcation est qu’elle avance uniquement grâce à la force du courant. En 1936, son exploitation devient difficile du fait d’un banc de gravier et de l’ouverture du pont Pasteur. Pendant les guerres, et lors de la destruction des ponts Pasteur et de La Mulatière par les Allemands, Le bac à traille est rétabli, il est le seul moyen de joindre Lyon à Oullins.
Son interruption pour des raisons de sécurité est définitive en août 1953.

Inondations à la Saulaie
Elles se déroulent lorsque l’écoulement de la crue de l’Yzeron est gêné par le fort débit du Rhône. Les grandes crues sont celles de 1910 (1 mètre d’eau à la Saulaie), 1914 (l’Armée est appelée à la rescousse), 1936, 1956, 1957, 2005.
Les Sauléens circulent alors en barque, les habitants des rez-de-chaussée sont accueillis par ceux des autres étages et s’il y a un décès, le cercueil est transporté en barque jusqu’au passage à niveau.
Ces catastrophes naturelles contribuent à resserrer les liens entre les habitants du quartier. Elles ont aussi engendré la constitution de la Compagnie de sauvetage d’Oullins dont les interventions ne se comptent plus. Depuis 2002, les 20 communes traversées par l’Yzeron se sont regroupées en Syndicat d’aménagement et de gestion notamment pour coordonner leurs actions de maîtrise de cette rivière. (Oullins de A à Z)

Les ateliers SNCF
Quand on parle des débuts des ateliers d’Oullins, il s’agit en fait des ateliers machines de La Mulatière, de l’autre côté de l’Yzeron. Une première partie est créée en 1844 par Alphonse Clément-Désormes, ingénieur au service de la Compagnie de Saint-Etienne à Lyon, avec pour mission la reconstruction de machines et le service de la traction.
Ce n’est qu’en 1889 que les ateliers d’Oullins sont érigés. Ils ont en charge la construction et la réparation des voitures (travail réalisé auparavant à Arles).
Un pont (appelé le pont SNCF) est alors installé sur l’Yzeron pour relier l’atelier des voitures d’Oullins à l’atelier des locomotives de La Mulatière.
Parmi les nombreuses constructions, la rame TGV n°58 a été baptisée avec les couleurs d’Oullins le 7 mai 1983.
100 ans après leur mise en service, les ateliers d’Oullins ferment définitivement, au début des années 1990.
Témoignage Ateliers SNCF pendant la Seconde Guerre mondiale

Théâtre de la Renaissance
En 1920, différents syndicats (métallurgie, cuirs et peaux, chemin de fer…) construisent ici une "Maison du Peuple" afin d’abriter des cours, conférences, fêtes, des réunions syndicales, etc. Les associations les utilisaient souvent pour des bals, des banquets… Elle servit quelques années de Bourse du travail, puis, en 1943, elle devint salle des fêtes municipale.
En 1982 la Ville transforme le bâtiment en théâtre. Dès les années 1990, le théâtre de la Renaissance défend un projet artistique qui se fonde sur la rencontre du théâtre et de la musique, ce qui lui vaut un conventionnement avec la Région Rhône-Alpes et avec l’Etat.
Une rénovation est entreprise en 1998 en raison de son développement : sont construits une galerie et un hall d’accueil s’ouvrant sur la rue. Un agrandissement est à nouveau effectué en 2016 améliorant ainsi la convivialité du hall d’accueil.
Témoignage sur le rationnement pendant la Seconde Guerre mondiale

Centre de la Renaissance et MJC
En 1901, des cheminots fondent la Société coopérative des agents de chemin de fer. Ils louent un magasin, rue Pierre-Sémard, où ils vendent du charbon, des huiles et des savons, puis du vin et de l’épicerie. Les prix sont avantageux, l’activité se développe, le local devient trop exigu. En 1907 et 1908, le Conseil d’administration de la Société décide l’achat de deux parcelles de terrain, rue Orsel, sur lesquelles il fait construire un bâtiment de deux étages, avec caves. Parallèlement, l’établissement prend le nom de « la Renaissance P.L.M. »
Entre 1929 et 1933, le nombre d’adhérents à la coopérative passe de 1100 à 2050. Il faut de nouveau accroître la superficie des locaux. L’emprunt lancé auprès des sociétaires permet d’importantes extensions : installation d’une boulangerie rue Charton avec logement au-dessus pour le chef boulanger, construction d’un bâtiment neuf comprenant un laboratoire de charcuterie, une cave munie de foudres, un monte-charge, un téléphone intérieur… L’inauguration a lieu en 1934, en présence du directeur du P.L.M. Emmenée par son président, Collovray, la Renaissance connait alors son apogée.
Quelques années plus tard, les pénuries alimentaires engendrées par la Seconde Guerre mondiale, mettent les finances à mal. La coopérative décline, puis ferme ses portes vers 1970. En 1978, après avoir racheté les locaux, la commune y installe un espace culturel. Aujourd’hui, le bâtiment abrite la Maison des jeunes et de la culture (M.J.C.).
Ce type d’établissement se structure à partir des années 1945. L’objectif est de favoriser l’éducation pour tous et pour toutes les générations. Dans les années 1960-1961, la municipalité met l’ancienne mairie (place Anatole-France) à disposition d’un groupe d’adolescents qui a besoin d’un lieu pour se réunir. Emmenés par Michel Dauvergne, les jeunes refont les locaux à neuf, avec l’aide généreuse des entreprises locales Chuzeville et Lavigne. En 1963, la Maison des Jeunes est inaugurée. Peu après, elle devient M.J.C. Les activités sont nombreuses : labo-photos, radio, couture, musique, etc. En 1978, elle déménage au Centre de la Renaissance, plus spacieux et plus adapté. (Oullins de A à Z)

Colline de Montmein
L’origine du mot actuel peut venir de saint Méen (qui fut le patron de l’église Saint Martin), car le site d’appelait mont Meinus au XIIe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, on orthographiait Montmain.
Jusque dans les années 1960, cette colline abritait des vignes, des vergers, des carrières de granit gris (qui fournirent des pierres pour le soubassement de la basilique de Fourvière et pour la façade de l’Hôtel de Ville d’Oullins) et des jardins ouvriers. On y vendangeait encore en 1962.
Elle fut urbanisée à partir de 1965. Les premiers commerces - une boucherie, une pharmacie, un tabac-presse – s’installèrent en janvier 1968. L’importance de ce programme immobilier en fit immédiatement un territoire spécifique au sein de la commune. Les habitants mirent à disposition une salle qui servit de restaurant scolaire à l’établissement Marie-Curie, salle qui fut, par la suite, rétrocédée à la copropriété. (Oullins de A à Z)

Tramway à Oullins
En 1879, la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (O.T.L.) est fondée. À partir de 1880, la Compagnie implante un réseau de tramways tirés par des chevaux.
La ligne 10, entre la place de la Charité à Lyon et la Grande rue/rue de la Camille fonctionne à partir de 1881. En 1894, le premier « tram électrique » entre en service, sur la ligne 10. Il fut conduit par Vincent Milan, ancien palefrenier.
Les véhicules avec un étage étaient surnommés des « belles-mères ». Une centrale électrique, située boulevard Emile-Zola, sur l’actuel dépôt T.C.L., alimentait ce réseau de transport en commun.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Transports en commun de la région lyonnaise remplacent l’O.T.L. (1947) et les tramways sont abandonnés au profit des trolleybus puis des bus, moins coûteux. (Oullins de A à Z)

Urbanisation de la Bussière
L’urbanisation du quartier de la Bussière remonte au début du 20e siècle, avec l’ouverture de l’école Jules-Ferry, mais l’essentiel a été construit à partir de 1930.
La chapelle de la Bussière date de 1955, elle est installée dans les locaux de l’ancienne usine Cochet. Depuis 2006, après avoir été désacralisé, le bâtiment est utilisé par la Ludothèque, le Secours populaire et le C.I.S.A.G. (Club Intercommunal des sports acrobatiques et gymniques), pour effectuer de l’éveil à la mobilité chez les petits enfants.
La Bussière a toujours été un quartier commerçant.

Quartier de la Bussière
Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier bénéficia d’un Comité des fêtes très actif.

Maison d’enfants Saint-Vincent-de-Paul
Egalement appelée Maison de charité, elle est installée depuis son origine en 1851, dans une vaste demeure, 34 rue Francisque-Jomard, ayant appartenu à la famille Brac de la Perrière.
Son ouverture tient à un sermon de Lacordaire, à la cathédrale Saint-Jean, qui déclencha des dons significatifs. Tenue par des religieuses de l’ordre de Saint-Vincent-de-Paul, elle accueille au début une trentaine de garçons de 5 à 13 ans, orphelins ou de famille pauvre. Elle dispense une instruction et une formation professionnelle.
Au bout de 25 ans, grâce à des extensions de locaux, les effectifs passent à plus de 80 enfants. De 1869 à 1949, le site comprend aussi un asile de vieillards.
En 1974, la Maison d’enfants fusionne avec l’ORSAC (Organisation pour la santé et l’accueil) et un directeur laïc est nommé. Elle reçoit désormais des enfants confiés par l’aide sociale à l’enfance de la Métropole de Lyon. La scolarisation s’effectue dans les établissements de la commune. (Oullins de A à Z)

Ancien golf d'Oullins
Ici se situe l'entrée du B.Bleu, un restaurant qui est installé dans l'ancien Club House du golf d'Oullins. Le bâtiment est bien conservé. Le parc très arboré a gardé son charme d'antan.
Les ensembles immobiliers du Golf portent ce nom parce qu’ils furent construits, dans les années 1960, sur un golf très « sélect », qui fonctionna à partir de 1920. Réalisé à l’initiative de Mme Edmond Gillet (famille fondatrice de Rhône-Poulenc), le parcours s’étendait sur les terrains de la Vigneraie (Saint-Genis-Laval) et de Montlouis (Oullins), où se trouvait le club house. Pendant quarante ans, ce fut le seul golf dans tout le Rhône. Les jeunes Oullinois se faisaient de l’argent de poche en tirant les caddies. Parmi les joueurs célèbres formés dans ce club, citons Alibaux, Anselin, Brossette, les frères Gontard, Visseaux. Le golf déménagea à Villette-d’Anthon (Isère) en 1964.
Durant la Seconde Guerre mondiale, une congrégation religieuse logea des enfants dans le club house. Les terrains du golf servirent de pâture aux moutons et on y cultiva des champs de rutabagas. À la Libération, Louis Ghintran (gérant du club), plusieurs membres de sa famille, un couple d’amis et un commerçant hissèrent le drapeau français sur le club house. En réaction, la batterie allemande placée à Sainte-Foy-lès-Lyon fit feu et les tua. (Oullins de A à Z)
Vue sur Oullins et les Alpes
Vue panoramique sur le quartier du Golf et les Alpes
