Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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GR-15 - Vallée de la Marne
























































































Cheminer le long de la Marne jusqu'aux frontières du Val de Marne pour découvrir ses nombreux points remarquables. Le parcours débute au métro ligne 8, Charenton Ecoles, et se termine au RER A, station Neuilly-Plaisance

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

Eglise Saint Pierre
L’église Saint-Pierre de Charenton a été construite entre 1857 et 1859 en pierre calcaire dans le style éclectique des années 1850 inspiré du Moyen-Age par l'architecte Claude Naissant, en remplacement de l’ancienne église du quartier de Conflans.
La façade se présente en trois parties. Le centre est érigé sur deux niveaux avec en partie supérieure trois baies dont une qui abrite une statue de Saint Pierre. Dans les parties latérales de cette façade, quatre évangélistes accueillent les fidèles. On y remarque aussi les inscriptions "République Française", "Liberté, Egalité, Fraternité" et "Propriété communale" , gravées par la commune en 1882 et reflet des tensions entre le curé et la commune à la fin du 19e siècle.
Le clocher, bâti sur le côté en rappel à l'ancienne église, est haut de 37 mètres et possède trois cloches.
A l'intérieur de l'église, les vitraux des chapelles et du chevet sont l'œuvre du maître-verrier Lusson et les grands orgues au-dessus de la grande porte d’entrée, inaugurées en 1891, ont été rénovées en 1941 puis classées Monument Historique en 1986 pour leur partie instrumentale.

Ecole du centre
L’école du centre :
Édifiée en 1939 par l’architecte Henri Guyon 1878-1944. Natif de Saint Maurice, il a laissé son empreinte sur de nombreux bâtiments de Charenton et Maisons-Alfort.
La façade en béton, l’horloge beffroi central, les larges ouvertures vitrées et le toit- terrasse sont représentatifs du style des années 40.
Le petit kiosque :
Situé sur cette même place, il a été édifié en 1934, suite à un legs testamentaire d’une violoniste de la ville, Juliette Dantin.

L’église sainte Agnès
Son haut beffroi de 53 m marque l’entrée de la ville, au débouché du Pont de Charenton.
Elle s’inscrit dans le cadre de « Chantiers du Cardinal », campagne de construction d’édifices religieux inspirée par le cardinal Verdier, archevêque de Paris. Son érection est financée par une souscription des paroissiens mais financée à 80% par Fernand Moureaux, le fondateur de la distillerie voisine de « la Suze ».
Son plan est dû aux architectes Puthomme et Brillaud de Lautardière.
Sur une parcelle étroite, elle n’a pas de porche et présente toutes les caractéristiques du style des années 30.
La décoration intérieure : panneaux de bois du chœur de Paule et Max Ingrand, baptistère, fonts baptismaux, sculpture de Sainte Agnès, répond également aux codes de l’époque Art déco. Classée monument historique en 1984.
Plus d'infos sur "Les Chantiers du Cardinal" :
ul.cirkwi.com/com.cirkwi.marando/p/2243011?language=fr

L’orangerie du château de Charentonneau
Connu aussi sous le nom de Château Gaillard, il a été détruit dans les années 50 et seules les arches de l’orangerie subsiste.
Le château du 18e siècle a été bâti à l’emplacement d’un manoir datant du moyen âge. Le corps du logis était en pierre de taille, de plan carré, haut d’un étage et surmonté de combles avec une couverture en ardoises et tuiles plates.
Le château disposait d’une galerie aux plafonds peints et de statues disposées dans des niches. On sait que l’une représentait Apollon et l’autre Flore. On peut avoir une idée plus précise de ce château car des scènes du film « Archimède le clochard » réalisé en 1959 par Gilles Grangier, y ont été tournées.
Entre la berge et l’île se trouvait le moulin ainsi que des magasins destinés à entreposer le grain. Une ferme faisait également partie du domaine. Au 17e siècle il appartient à René Gaillard, déjà propriétaire de terres à Charentonneau. Confisqué à la révolution le domaine passe entre les mains du maréchal d’Empire Sérurier et profondément remanié. Il appartient au général Berthier.

Moulin brûlé
Situé sur l’ile de Charentonneau, entre deux bras de la Marne, il tient son nom de l’ancien moulin à grain dont on connait l’existence dès l’an 1000 et qui a été incendié en 1883.
Il servait de guinguette dans les années 20 et a été peint par Cézanne en 1894. Reconstruit en 1991 la salle des fêtes peut être louée pour différentes occasions.
Le parc qui l’entoure sert de réserve naturelle pour de nombreuses espèces protégés. De l’autre côté de la rue, il est possible de voir les vestiges de l’Orangerie de l’ancien château démantelé dans les années 50.
+ sur Infos complémentaires

L’abbaye de Saint-Maur
L’histoire de l’abbaye de Saint-Maur est complexe et tourmentée. Elle débute en 639 lorsque la régente Nanthilde (veuve du roi Dagobert) souhaite la fondation d’un monastère dédié à saint Pierre, saint Paul et à la Vierge. Ce premier ermitage, appelé alors « Saint-Pierre de Fossez » a pour abbé Babolein. En 868, alors que son trésor a été détruit, le monastère reçoit de l’abbaye de Glanfeuil (aujourd’hui Saint-Maur-sur-Loire) et à l’initiative de Charles le Chauve, les reliques de saint Maur, disciple de saint Benoît. Un pèlerinage, dédié à saint Maur, Notre-Dame des Miracles et saint Babolein, émerge et conduit au XIIIe siècle au changement de vocable de l’abbaye qui devient « Saint-Maur de Fossez ».
Ces évènements marquent le début d’un âge d’or tant intellectuel, spirituel qu’économique. Des campagnes de reconstruction sont initiées. L’école monastique se développe de même que le scriptorium, atelier où les moines réalisent des manuscrits dont témoignent les pièces exceptionnelles maintenant conservées à la Bibliothèque nationale de France et à la médiathèque de Troyes.
Lorsque la guerre de Cent Ans éclate au XIVe siècle, l’abbaye est ruinée et connaît dès lors un long déclin. De cette époque, subsiste la tour Rabelais.
Entre 1533 et 1536, l’abbaye est sécularisée puis sert de fort au XVIIe siècle sous la régence de Marie de Médicis. Aux XIXe et XXe siècles, le site passe aux mains de différents propriétaires parmi lesquels Édouard Bourières et le sénateur Adolphe Maujan qui transforment les vestiges. A partir de 1920, la villa Bourières est occupée par les sœurs dominicaines qui la vendent à la Caisse des dépôts en 1958.
Les lavoirs de Créteil
La situation sur le Marne a permis aux lavandières de s’installer au bord du bras du Chapitre. Mais ceux-ci sont interdits par arrêté préfectoral en 1860. En 1861 est installé un «bateau lavoir» au bas de la rue des Ottats (rue Robert Legeay). Il est destiné aux blanchisseurs, mais également aux «indigents» munis d’une carte du bureau de charité. En bas de la rue du Moulin, on peut voir l’abreuvoir destiné aux chevaux des cochers. Il a été aménagé car la présence des blanchisseurs, qui troublaient les eaux de savons et produits chimiques, empêchaient les chevaux d’accéder à la rivière pour se désaltérer.
Le chemin du Bras du chapitre.
A la suite des moulins, de nombreuses guinguettes (environ 14) se sont établies sur l’île. Le "Domaine de Sainte-Catherine", situé sur l’ile Brise Pain, est la dernière guinguette qui y subsiste. Plusieurs autres attiraient de nombreux visiteurs : « Le cochon de lait » qui a fermé ses portes en 1999, "l’Arche de Noël" située à la pointe de l’île Barbière et la guinguette du "Sergent Bobillot". Cette dernière a été, durant la 2e guerre mondiale, un refuge pour les résistants et il y était dissimulé un émetteur permettant de communiquer avec la « France libre ». Le square Jullien tient d’ailleurs son nom d’un résistant mort en déportation. Le petit kiosque a été construit dans les années 80 par des lycéens dans le cadre d’un projet d’établissement. Le charme bucolique de cette ile a attiré de nombreux artistes parmi lesquels Victor Hugo qui a dû résider au « Petit cochon de lait ». L’ile est un refuge pour les martins-pêcheurs, les canards mandarins et les oies bernaches. La végétation se compose de platanes, de marronniers et de saules. Les rues sont bordées de maisons aux architectures très variées : maisons en meulière, chalets en bois, maisons simples ou biscornues. Les plus récentes sont construites sur pilotis, car situées en zone inondable et dotées d’une pompe à eau. La maison du 15 rue du Bras du Chapitre, récemment rénovée, appartenait à l’artiste lyrique Alfred Sulbac (1860- 1927) très connu à son époque. Jusque dans les années 50, une baignade était aménagée le long de la Marne avec sa plage de sable, ses cabines, ses plongeoirs et son petit bain pour enfants. De nos jours on y croise pécheurs et amateurs de paddle.

Vue du pont de Chennevières

Eglise Saint Pierre
Son origine remonte au 12ème siècle, époque à laquelle une simple chapelle devint un prieuré de chanoines. Son style est typique des églises d’île de France, mais son porche et le portail datent du 18ème siècle.
De chaque côté du porche se trouvent deux pierres tombales datant de 1463 et 1575.
Depuis l’église jusqu’à la Marne existaient des souterrains. Ils permettaient aux habitants de fuir lors des guerres et des invasions, notamment en 1350 pendant la guerre de Cent Ans et en 1560 lors des Guerres de religion.

Terrasse de Chennevières
Depuis le vieux centre, près de la mairie, cette terrasse est typique des édifices municipaux de l’Ile-de-France en meulière et pierre de taille. Les abords ont été aménagés en 1883 et classés en 1923. Le panorama offre une vue imprenable sur la Marne et ses environs.
L’île de Pissevinaigre
La plus grande des trois îles qui doit son nom au vin de piètre qualité que l’on servait autrefois dans les guinguettes des bords de Marne
Les îles de Gords
Ce sont deux petites îles qui tirent leur nom des filets tendus entre des pieux fichés entre les deux îles afin d’y piéger les poissons.

Bords de Marne

Hangar à bateau – Lucien Genin
Fils d'un plâtrier et d'une couturière, Lucien Genin naît le 9 novembre 1894 dans le quartier de la Croix-de-Pierre à Rouen. Réformé en 1914, il suit l'enseignement de l'École des beaux-arts de Rouen.
Plus que Peintre de Paris, Genin est Peintre des Parisiens, de la dévorante passion qui agite tous ses personnages de la grande ville. Il les peint dans les ruelles de Montmartre, dînant le soir place du Tertre, chantant au Lapin Agile, en auto sur les boulevards, badauds entourant haltérophiles et chanteurs des rues ; il les suit sur les bords de Marne aux premiers rayons du soleil et dans le Midi de la France, l'été. Il est tour à tour à Nogent-sur-Marne, à Marseille et Cassis, à Cannes et à Villefranche-sur-Mer. En 1947, il part une dernière fois pour Cassis et expose à son retour à la galerie Bernard. Il ne quittera plus le quartier des Beaux-Arts. Il peint là-haut dans sa chambre des paysages rêvés sur son chevalet posé sous la fenêtre, là où Robert Doisneau le visite quelques semaines avant sa mort.
Histoire : Casino construit vers 1900 par les frères Nachbaur, architectes à Nogent. Transformé en garage à bateaux en 1929 par le Club Nautique de la Bourse de Paris
Adresse : 28, 30 boulevard de la Marne
Peinture original visible au Musée de Nogent :
museenogentsurmarne.net/

Le viaduc de Nogent
Construit au XIXème siècle par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Mulhouse, le viaduc de Nogent est une réalisation monumentale considérée comme chef d'œuvre à l'époque, du fait de ses dimensions hors normes.
Ses 800m de long sont constituées de 25 arches sur la rive droite de la Marne (côté Nogent) et 5 arches sur la rive gauche (côté Champigny), reliées par 4 immenses arches de 50m d'ouverture qui traversent les 2 bras de la Marne et l'île des Loups. Il culmine à 30m de haut sur la plupart de son parcours. La base des piliers est en pierre de taille et le reste en moellon de meulière.
Plus de deux mille ouvriers (en majorité des Auvergnats et des Belges) travaillèrent à sa construction, de mai 1855 à novembre 1856.
Lors de la guerre de 1870, il est partiellement détruit par les Prussiens. La communauté italienne (en partie nogentaise) participera à sa reconstruction.
En 1944, les piles des arches traversant la Marne sont dynamitées par les Allemands. Les arches détruites seront remplacées par 3 arcs en béton armé en 1945.
Plus récemment, d'autres piles ont été supprimées côté Champigny pour laisser le passage à l'autoroute A4.
En 2019, le viaduc de Nogent obtient le label "Architecture contemporaine remarquable".
Suite du parcours : Tournez à gauche rue du Viaduc, puis encore à gauche rue Henry-Dunand jusqu'au n°15.

L’île des loups
Enjambée par le viaduc de Nogent, elle mesure 800 m de long et n’est accessible qu’en barque.
Sa dénomination est ancienne mais l’origine est incertaine. A défaut de loup, on y trouve de nombreuses espèces telles que martins-pêcheurs, hérons cendrés, cormorans.
Une trentaine d’habitants y est actuellement installée. Située en zone inondable, les nouvelles constructions n’y sont plus autorisées. L’architecture est typique du style régionaliste, chalet suisse ou style anglo-normand du 19e siècle. Le manoir, situé dans un grand parc, accueille les événements professionnels ou familiaux. On s’y rend en empruntant une barque « Le passeur » .
Entre les deux guerres, grâce à la proximité des studios de Joinville, l’ile était fréquentée par de nombreux artistes.
De nos jours, les résidents veillent à lui conserver son aspect protégé et sa nature sauvage.
Dès 1870 la société d’encouragement des sports nautiques s’y installe et on y trouve de nombreux hangars à bateaux.
L’île a d’abord été un lieu de pêche. Il y a été retrouvé des piquets appelés « gords ». Ceux-ci, plantés au fond de l’eau, permettaient d’y tendre un filet destiné à piéger les poissons.

L'île du Moulin et l'île d’amour.
Sur la commune de Bry-sur-Marne, elles sont séparées par un chenal de quelques mètres de large. On ne peut y accéder qu’en barque. Ces îles sont connues au Moyen Age sous le nom de l’île Saint Antoine. Les seigneurs de Bry ont en effet donné ce domaine aux religieux de Saint Antoine-des-Champs, à Paris. Vendues et loties en 1859, elles prennent alors leur actuelle dénomination.
Hangar à bateau
Le passé nautique du Perreux est encore existant par la présence de hangar à bateau situé 120 quai d’Artois et du bâtiment de la société nautique du Perreux situé au 7 quai d’Argonne

Bacs et ponts de Bry.
Du temps des gaulois, un pont en bois fut construit à cet endroit puis remplacé pendant des siècles par un bac payant. En effet, du Moyen Âge au début du XIXe siècle, seuls les ponts de Charenton et de Joinville permettaient de franchir la Marne. Ailleurs, comme à Bry, la traversée était effectuée par des bacs.
Pour remplacer le bac de Bry, un premier pont suspendu fut construit en 1831, mais en 1844 il ne résista pas à un ouragan. Le suivant fut détruit pendant la guerre de 1870. Ensuite un pont métallique fut construit en 1873 et ce passage cessa d’être payant en 1884.
Le pont actuel en béton armé fut construit en 1938.
Le Diorama de Daguerre
Entrer dans l'église.
Au XIXe siècle, Louis Jacques Mandé Daguerre 1787-1851, inventa le Diorama, spectacle d’illusions sur peinture, puis le daguerréotype, première image photographique. Daguerre, peintre et décorateur de théâtre, ouvrit à Paris une salle de spectacles, véritable théâtre d’illusions où le spectateur pouvait admirer des compositions en trompe-l’œil. En jouant sur l’intensité et sur l’orientation de l’éclairage, il pouvait faire passer la scène du jour à la nuit, transformer un ciel étoilé en un ciel d’orage.
Daguerre invente la photographie : Pour réaliser ses Dioramas, Daguerre utilisait une chambre noire, pour reporter sur papier les perspectives des monuments ou des paysages qu’il voulait peindre.
Il découvrit en 1835 le moyen de fixer l’image fugitive de la chambre noire sur un support de cuivre recouvert d’argent en utilisant des vapeurs d’argent comme révélateur et de l’eau chaude saturée de sel marin comme fixateur. Il baptisa ce procédé « daguerréotype ». Le 7 janvier1839, la présentation des daguerréotypes à l’Académie des sciences enthousiasma le monde scientifique. Le gouvernement français décida d’acheter à Daguerre cette invention pour en faire don à la science et à l’humanité. La photographie était née.

La passerelle de Bry
Construite en 1894 par Gustave Eiffel à l’emplacement de l’ancien « bac » de l’île Laroche aujourd’hui disparue. Elle relie Le Perreux à Bry-sur-Marne permettant ainsi l’accès des « parisiens » à la plaine de la Pépinière.
Cet ouvrage en fer rivé, établi en biais de l’axe de la Marne, mesure 80m de long sur 3,5m de large avec des escaliers doubles donnant accès aux deux rives.
En 1917, la passerelle est surélevée en vue d’augmenter le tirant d’eau dont l’insuffisance avait occasionné plusieurs accidents de bateliers.
En 1940, la traverse côté Le Perreux est détruite par le Génie militaire français. Dès juillet de la même année, elle est reconstruite.
94250 Gentilly
