Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
Ou téléchargez l’application Suricate sur votre mobile et signalez les problèmes rencontrés pendant vos sorties.
ATTENTION : pour des problèmes urgents nécessitant une intervention rapide des services de secours ou des autorités utilisez les numéros d’urgence (15, 17, 18, 112)
Partager
Château du Tournel




















Au delà de son importance historique, le site du Tournel témoigne de l’architecture ancienne en schiste et dévoile un vaste paysage modelé au fil du temps.
Quelques précisions :• Le départ du sentier est en face du parking, en traversant la route à la sortie du tunnel• De la balise n°3, possibilité de rejoindre le moulin en bordure du Lot par un escalier (aller / retour)• De la balise n°9, possibilité de rejoindre un belvédère qui domine le site du Tournel et permet la lecture du paysage
Départ
Parking
Arrivée
Parking
Ambiance
Cette imposante forteresse se détache au sommet d’un piton rocheux enserré par le Lot. Siège de la puissante baronnie du Tournel, en Gévaudan au XIIe siècle, ce site abrite les vestiges du château et du village du Tournel. Au Moyen Âge le territoire de la baronnie s'étend du Goulet au Bougès et des contreforts du causse de Sauveterre jusqu'à Villefort et la vallée de la Cèze. Au-delà de son importance historique, le site du Tournel permet une lecture des particularités géologiques, de l’architecture ancienne et dévoile un vaste paysage modelé par les activités des hommes d’hier à aujourd'hui.
Accès routier
D 901 entre Bagnols-les-Bains et le Bleymard
Parking conseillé
Parking au bord de la route, à la sortie du tunnel du Tournel en arrivant de Bagnols-les-Bains
Recommandations
Les randonnées équestre et à VTT ne sont pas autorisées ou adaptées sur les sentiers d'interprétation.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

Choix défensifs
Balise n° 2Au XIème siècle, le pouvoir royal a perdu de sa force. Des seigneurs laïcs, possesseurs de terres, bâtissent des forteresses pour protéger leurs biens et les gens dont ils ont la charge. Le château du Tournel est édifié, à 1080 m d’altitude, enserré dans une boucle du Lot qu’il est impossible de contourner. Ce «castrum» occupe un éperon rocheux, bordé de toute part, sauf au nord, par l’à-pic. Les parois rocheuses verticales des flancs est et ouest rendent l’accès au château extrêmement périlleux. Le choix du site suffit à l’essentiel de sa défense tandis que la position de l’édifice permet de dominer et surveiller la vallée du Lot.

Installation du village primitif
Aux pieds du château, un premier village prend place sur la bande étroite du sommet du piton entre le château et le bloc rocheux qui ferme l’éperon au Sud. Protégé par son inaccessibilité, il n’a jamais été ceinturé à l’intérieur d’un rempart. Encore perceptible par des traces d’aménagements dans le rocher, sous forme d’ancrages, cet habitat était composé de petites maisons installées parallèlement aux parois rocheuses de façon à les intégrer dans la construction. Cet habitat primitif est abandonné au XIIIe siècle, desservi par son inaccessibilité et balayé par des vents violents. Les maisons sont arasées, leurs murs devenant murs de terrasses.

Village rue
Balise n° 3
Le village se déplace peu à peu et prend l’aspect d’un « village-rue », installé le long de la voie charretière qui permet de franchir l’éperon rocheux et de faciliter les échanges économiques. Dallée en schiste, par endroits, cette voie suit la vallée du Lot rejoignant paroisses et hameaux voisins. Disposées en couronne, les maisons dressent leur mur pignon vers la pente, séparées par des jardins clos et des sortes de petites places. Ces « maison-blocs », grandes bâtisses austères à deux niveaux, n’ont que de rares ouvertures toujours percées au sud ou à l’est et conçues sur le même modèle : des fentes étroites, à ébrasement simple, surmontées d’un linteau.

Abandon du site
À partir du XIVème siècle, les seigneurs préfèrent le château du Boy plus confortable, tandis que certains habitants privilégient la sécurité de la ville de Mende à la protection des châteaux. La situation escarpée du village, la crise démographique des XIVe et XVe siècles, la grande peste, l’arrêt des conquêtes de territoire peuvent également expliquer l’abandon progressif du site. Au XIXème siècle, seules quelques maisons sont encore habitées et les terres à peine exploitées. Le village-rue est définitivement abandonné en 1930 alors que l’actuel hameau du Tournel se crée le long du flanc ouest de l'éperon.

Moulin
A l’époque féodale, l’utilisation des moulins par les villageois imposait le paiement d’un droit au seigneur. A partir de la révolution, ils deviennent propriété collective des habitants qui ont la charge de leur entretien. Murs et toit en schiste, le moulin du Tournel a été construit en 1820, en contrebas du village et à quelques pas du Lot. Mû par l’eau dérivée dans un fossé à ciel ouvert ou béal, il fonctionnait pour produire la farine de seigle ou de froment avant chaque fabrication du pain, base de l’alimentation. Vers le milieu du XXème siècle les moulins ont cessé de fonctionner ; celui-ci, bien conservé, a fait l’objet d’une restauration récente.
Tour de surveillance
Balise n° 5Les similitudes de construction entre la tour de surveillance et le donjon font remonter ces deux édifices au XIIIe siècle. Associée à la première occupation du site, la tour assurait la défense avancée de l’ancien village. Plus tard, se trouvant en position centrale sur le site, elle permettait la protection et le contrôle du village-rue. Ses murs épais d’un mètre vingt environ et le système de fermeture de porte à barre coulissante sont encore visibles. Endommagée semble-t-il lors d’un incendie, elle a été transformée en habitation à deux niveaux séparés par un plancher remplaçant la voûte détruite. On peut remarquer les ancrages de solives, aménagés dans la maçonnerie.
Axes de circulations
Balise n° 6Le site du Tournel s’inscrit dans un paysage quadrillé par un réseau de voies de communication : deux drailles de transhumance et la via Soteirana reliant Villefort à Mende. . Par sa position géographique, le château du Tournel s’imposait et jouait un rôle prépondérant dans la surveillance des terroirs, des hommes et de leur trafic. La via Soteirana, ancienne route royale, semble avoir notamment joué un rôle majeur dans l’exploitation minière des localités voisines. Elle constituait, pour tous les châteaux qui la jalonnaient, une source de revenus non négligeable grâce aux droits perçus sur tout ce qui l’empruntait.
Réduit
Balise n° 8Cette tour a sans doute répondu aux exigences de fortifications des châteaux lors de la guerre de Cent Ans. Ses murs extrêmement épais (1,70 m par comparaison 0,80 m pour le logis) renforcent un angle de l’enceinte et servent d’ultime défense en suivant le contour des parois verticales. Elle garde encore les vestiges de trois corbeaux juste au-dessus de la porte d’accès qui devait soutenir une bretèche (petit avant corps de protection). À l’intérieur, les étages séparés par des voûtes sont accessibles par des trous d’homme.

Donjon
Balise n° 8Éléments défensifs, le donjon et le réduit imposent par leur aspect massif et leur position, le prestige et la puissance seigneuriale. Au XIIIème siècle, le donjon est aménagé avec son entrée en chicane ainsi qu’un mur d’enceinte côté ouest. Les deux premiers niveaux sont occupés par une pièce de plan rectangulaire, coiffés par une voûte et éclairés par des ouvertures de type meurtrière. Un trou d’homme assure le passage entre les deux étages. Le second conserve en négatif la trace de la cheminée qui occupait tout le fond de la pièce. Une tourelle abritant un escalier en vis, accolée au donjon, donne accès au troisième niveau.

Quelques plantes
Balise n° 9Quelques espèces de plantes sont bien représentées autour des ruines comme le plantain moyen et l’armoise vulgaire. Parmi les végétaux qui peuplent les murs de pierres ou les parois rocheuses presque dépourvues de sol : les orpins (plusieurs espèces remarquables par leurs feuilles « grasses »), les perce-pierres ou saxifrages (trois espèces), qui égaient au printemps les affleurements rocheux par leurs fleurs blanches et le nombril de Vénus. Le muflier asaret (ou asarine) aux fleurs jaunâtres striées de rose n’existe presque que dans les Cévennes. En haut du mur de la tour, deux rangées de pierres de schiste sont placées en arête de poisson, détails exceptionnels, datant vraisemblablement du XIIe siècle.

Chapelle et logis
Balise n° 7Parties les plus anciennes, le logis et la chapelle assurent dès le XIIe siècle les fonctions religieuse et résidentielle. Dédiée à Saint-Pierre, la chapelle castrale, dont la voûte en berceau est tombée, était à l’usage privé des seigneurs. Le chœur intégré dans la tour de l’enceinte l’identifie comme un élément de la fortification, ainsi que ses deux ouvertures de type meurtrières. Le logis était éclairé de baies aux arcs en plein cintre taillés en calcaire jaune. Il comportait trois étages encore lisibles par les ancrages des poutres dans l’épaisseur des murs. Sur sa façade est, la défense était assurée par un hourd : galerie en encorbellement qui permettait de battre le pied du mur.
Panorama
Sur ce piton rocheux dominant la vallée du Lot, fréquemment survolé par les circaètes Jean-le-Blanc, le site du Tournel exprime toute la force de sa position stratégique. Le paysage qui l’entoure a été lentement modelé par les activités des hommes et la dispersion de l’habitat a favorisé leur emprise sur la nature. Les croupes dénudées du mont Lozère sont maintenues par le pâturage des troupeaux de moutons transhumants. Les cultures occupent les dépressions fertiles et mécanisables, proches des villages.

Panorama
Au loin, les croupes dénudées du mont Lozère sont maintenues par le pâturage des troupeaux de moutons transhumants. Les cultures occupent les dépressions fertiles et mécanisables, proches des villages. Le pin sylvestre couvre de vastes espaces ayant remplacé le chêne sur le calcaire ou le hêtre sur sol siliceux. Avec le bouleau, ils reconquièrent les terres abandonnées. Conséquence de la déprise agricole, les genêts, se contentant de sols pauvres, forment de vastes landes mises à feu périodiquement par les agriculteurs. L’évolution de ce paysage se poursuit au gré du temps et des facteurs naturels et humains.
48400 Florac-trois-Rivières
