Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
Ou téléchargez l’application Suricate sur votre mobile et signalez les problèmes rencontrés pendant vos sorties.
ATTENTION : pour des problèmes urgents nécessitant une intervention rapide des services de secours ou des autorités utilisez les numéros d’urgence (15, 17, 18, 112)
Mas Camargues












































Ce mas à l'architecture étonnante est le point de départ d'un sentier qui plonge le promeneur dans l'atmosphère très particulière de la plaine du Haut Tarn.
Départ
Depuis le parking, rejoindre le mas à pied, à 150 m
Arrivée
Parking
Ambiance
Le nom de « Camargue » étonne sur ces hautes terres ! Est-il lié à la transhumance qui depuis toujours attire les troupeaux des plaines du Languedoc ? Ou s’agit-il d’une référence plus précise aux sièges camarguais des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, puis de l’ordre de Malte ? Dès le Moyen Age, cet ordre religieux et militaire a en effet reçu en donation de nombreuses terres sur le mont Lozère… Quelles que soient ses origines, Mas Camargues constitue un domaine agricole de plus de 100 hectares, très prospère au XVIIe siècle, et qui le reste jusqu’à la veille de la Grande Guerre. En parcourant ce sentier, on plonge dans l’atmosphère très particulière de la plaine du Haut Tarn, pour un voyage dans l’un des paysages emblématiques de l’agropastoralisme.
Accès routier
Au Pont-de-Montvert, prendre la D20 en direction du mont Lozère. Avant la sortie du village, tourner en direction de Villeneuve, L’Hôpital. Traverser les deux hameaux, prendre la piste et continuer jusqu'au parking avant le pont. Rejoindre le mas à pied, à 150 m
Parking conseillé
À droite du chemin, juste avant le pont de Camargues
Recommandations
En période estivale, pour défendre leurs troupeaux contre les éventuelles attaques de prédateurs, les bergers de cette zone utilisent des chiens de protection. En leur présence, arrêtez-vous le temps qu’ils vous aient repéré. Restez calme, ne les menacez pas, ne les caressez pas et restez à distance du troupeau.Les randonnées équestre et à VTT ne sont pas autorisées ou adaptées sur les sentiers d'interprétation.
En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est utile de connaître pour préparer son séjour

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

Des bâtiments qui en imposent !
Balise n° 1Le bâtiment principal surprend par ses dimensions et sa façade en pierres de granite soigneusement taillées, surmontée d’une corniche galbée. On trouve mention du prospère domaine de Mas Camargues dès le XVe siècle. Cependant, la configuration actuelle des bâtiments date de la fin du XIXe siècle, comme l’indique la date gravée sur un linteau. En parcourant les hameaux environnants, on se rend compte que cet habitat n’est pas commun sur le mont Lozère. Ici, les propriétaires ont voulu fièrement marquer le paysage comme personne n’avait jamais osé le faire…

Moulin
Balise n° 2Il s’agit d’un moulin hydraulique destiné à la mouture des céréales, essentiellement du seigle. Comme la grande majorité des moulins du mont Lozère, il possédait une roue horizontale, simple à mettre en œuvre avec peu de hauteur d’eau. Mentionné dès le XVIIe siècle, il rendit ses derniers services durant la Seconde Guerre mondiale. On peut encore observer la meule « dormante », sur laquelle la meule « tournante » (disparue) broyait le seigle.

Machine hydraulique moderne
Balise n° 3Ce bâtiment, assez semblable au moulin précédent, avait une fonction toute différente qui témoigne de l’avance technologique de Mas Camargues à la fin du XIXe siècle. Une alimentation en eau « par-dessus » entraîne une roue verticale à aubes, offrant ainsi plus de puissance que le moulin précédent. Le bâtiment abrite seulement « le moteur » : l’utilisation de l’énergie produite se faisait à l’extérieur. Il faut imaginer une longue courroie (large bande de cuir ou tissée) transmettant son énergie à une batteuse, placée sur le sol dallé de l’aire à battre, pour séparer les grains des épis.

Cimetière de famille
Balise n° 4Dans une petite parcelle enclose d’un muret de pierres sèches, se trouve la pierre tombale sans ornements d’une fillette décédée en 1905. Cette simple dalle de granite nous rappelle la tradition protestante. Conséquence de la Révocation de l’édit de Nantes en 1685, cette pratique de sépulture privée s’est généralisée lorsque le cimetière du village fut réservé aux seuls catholiques. Aujourd’hui encore, certains protestants font le choix d’être inhumés dans leur jardin ou leur champ.

De l'Hôpital au Mas de la Barque
Balise n° 5Construits pour permettre le franchissement du canal par les chars à bœufs et les troupeaux, plusieurs petits ponts ont été réalisés en dalles de granite. Avant que la piste actuelle ne soit ouverte, le chemin de l’Hôpital à Bellecoste passait ici, en amont de Mas Camargues.

Gourgue et béal
Balise n° 7Pour alimenter les moulins avec un volume d’eau suffisant et stable, un réservoir a été aménagé à l’aide d’une levée de terre et de pierres. Une dalle, percée d’un trou, permettait l’écoulement des eaux. Un rondin de bois emmanché d’un bâton faisait office de bouchon, prêt à ouvrir quand un travail de mouture ou de battage était prévu. En amont et en aval de ce réservoir, on peut suivre le béal, qui est un canal d’amenée d’eau depuis le Tarn jusqu’aux moulins. Ce système a été préféré à l’utilisation directe des eaux du Tarn, trop dangereuses par les violentes crues qu’elles connaissent.

Paysages évolutifs
Balise n° 9Le paysage de Mas Camargues n’est pas un décor immuable, il évolue au gré de l’utilisation des terres. En 1813, des terres labourables auraient été visibles, moins de pâturages, mais davantage de prés et de jardins, témoins d’une polyculture. Vers 1913, la spécialisation dans l’élevage, qui assure la plus grande partie du revenu, amorce la prédominance des grands pâturages. Le paysage de demain dépend des choix agricoles qui seront faits. Le maintien de l’élevage est déterminant pour conserver des milieux ouverts tandis que son absence verrait l’extension de landes puis de forêts…

Croisement d'eaux
Balise n° 10Le béal qui rejoint les moulins doit ici traverser l’un des affluents du Tarn. Comment empêcher que les eaux du canal ne s’écoulent avec celles du cours d’eau en suivant la plus grande pente ? Une simple levée de terre faisant barrage a permis de créer une sorte de bassin d’équilibre où les eaux ont pu se répartir dans des proportions convenables entre les deux directions.

Prise d'eau sur le Tarn
Balise n° 12Quelques mètres en contrebas de la balise n°12, on peut apercevoir un petit barrage, fait de gros blocs de granite, disposés en travers du Tarn, qui servait à élever le niveau des eaux afin qu’une partie emprunte le béal. L’utilisation de l’eau, pour l’irrigation ou le travail de moulins, était réglementée de façon très rigoureuse. On définissait précisément les horaires et la taille du canal pour chaque propriété desservie.

Tourbière sur la rive du Tarn
Balise n° 14D’un caractère souvent maléfique dans la tradition populaire, les tourbières sont pourtant d’un grand intérêt pour la régulation des cours d’eau. Elles sont caractérisées par des associations végétales particulières, notamment la sphaigne, une mousse qui joue le rôle d’éponge naturelle.

Gourg sur le Tarn
Balise n° 15Le cours du Haut Tarn correspond à une succession de plans plus ou moins inclinés, séparés par des chutes, dues à d’importantes barres rocheuses dont l’eau ne parviendra à gommer le relief que par un lent travail d’érosion. L’une de ces barres de granite a créé ici un bassin appelé un « gourg », domaine de prédilection de la truite fario.

Pont de Camargues
Balise n° 17La pureté de ligne de la voûte unique et le tablier étroit sont deux éléments importants pour offrir le moins de prise possible à l’eau du Tarn en cas de crue. Ce modèle de construction lui a valu d’être désigné localement comme « le pont romain ». Pourtant, son édification ne remonte pas avant 1850. Un véritable miracle aurait été nécessaire pour que le pont d'aujourd’hui ait pu ainsi défier le temps et résister aux crues du Tarn.
48400 Florac-trois-Rivières
