Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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Balade sonore - Découverte du village de Graufthal














































Partez à la découverte de Graufthal ! Entre grès et forêts, cette commune présente une situation particulière à la jonction de deux vallées.
Laissez-vous surprendre par son patrimoine : les vestiges de son ancienne abbaye, ses églises, et ses fameuses maisons des rochers.
La durée du parcours comprend la visite des Maisons des Rochers.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Vestiges de l'abbaye bénédictine
Graufthal se situe à la confluence de deux cours d’eau : la Zinsel du Sud et le Rehbach, et à la jonction de deux vallées, d’où son nom, Thal signifiant vallée. Entouré de hautes falaises de grès et de forêts, ce site a donné naissance à un carrefour naturel reliant le plateau lorrain à la plaine d’Alsace. En raison de sa localisation, Graufthal a vu passer de nombreux peuples, à différentes périodes de son histoire. Le site doit son origine et son développement à l’abbaye de bénédictines dont la date de fondation reste incertaine. Certains pensent que c’est Sigibaud, évêque de Metz de 716 à 746 qui fonda l’abbaye de Graufthal. Un document de l’abbaye indique quant à lui un comte de Metz du nom de Richard (964-986). Aujourd’hui, seuls quelques vestiges témoignent encore de l’existence de cette abbaye. On peut y voir le souvenir d’une vaste salle voûtée qu’on peut dater de l’époque romane. Découvrez l'exposition "Une abbaye ressurgit du passé" aux Maisons des Rochers pour en savoir plus sur ce fabuleux témoin de l'histoire.

La légende de Saint Gangolph
Gangolph est né en 702 à Varennes-sur-Amance, dans l’actuelle Haute-Marne. Du germanique Gangulf, son nom signifie « loup agressif », qui est l’inversion de Wolfgang « celui agressé par le loup ». Cette signification s’oppose à son tempérament sage et pieux. Sur la volonté de ses parents, il devient militaire et participe activement aux guerres menées par Pépin le Bref au cours du VIIIe siècle. Au décès de ses parents, Gangolph hérite d’une grande fortune qu’il garde avec soin. Vers vingt ans, il se marie à une jeune fille de haute lignée d’un tempérament volage. Un jour, au retour d’une campagne guerrière, le noble chevalier Gangolph aurait découvert que sa femme le trompait…avec un prêtre ! Etant un homme pieux, Gangolph ne peut admettre ce qu’il voit. Pour parvenir à croire à cet adultère, le chevalier s’en remit à Dieu : si un signe divin lui parvenait alors il devrait faire face à cette dure réalité. Il demanda donc à son épouse de plonger son bras dans l’eau d’une fontaine. Lorsqu’elle le retira celui-ci était brûlé ! Ainsi, la justice divine prouva la culpabilité de la jeune femme. Gangolph se retira à Avallon où il mena une vie d’austérité dans la paix religieuse et où il fit don de sa fortune aux pauvres. En mai de l’année 760, le passé de Gangolph vint le rattraper lorsque l’amant de sa femme se rendit à Avallon pour le tuer à coups d’épée.
A la fin du IXe siècle, Gangolph fut canonisé. Le saint est souvent représenté un bâton à la main ; cela fait référence à un miracle qui se serait produit. Un jour, Gangolph découvrit une fontaine qu’il voulut acheter. Tout le monde trouva étrange de vouloir acheter une source si éloignée de son village. De retour chez lui, le saint enfonça son bâton dans le sol et fit jaillir une source tandis que l’autre qu’il venait d’acquérir se tarissait. Ainsi, l’eau de cette fontaine fut jugée miraculeuse et plus tard, une chapelle fut construite à son emplacement.

Eglise protestante
Au déclin de l’abbaye Saint-Gangolph, des pierres sont réutilisées afin de construire l’église protestante. Elle date de 1619 comme l’indique le linteau de la porte maçonnée dans le mur sud de la nef. Suite au rattachement de l’Alsace à la France sous le règne de Louis XIV (1638-1715), le simultaneum est introduit à Graufthal. L’église accueille donc à la fois les protestants et les catholiques. A l’intérieur de l’église, remarquez dans le mur latéral droit les vestiges d’une porte. Il s’agit de l’ancienne entrée de l’église, lorsqu’une tour de l’abbaye existait à l’emplacement de l’actuelle entrée établie en 1834. Le simultaneum est maintenu jusqu’à l’édification de l’église catholique en 1904, située de l’autre côté de la rue.

Eglise catholique
Cet édifice en grès construit dans un style néo-gothique, avec son clocher façade, fut inauguré en 1904. A partir de cette date, chaque confession religieuse a son propre lieu de culte. A l’intérieur de l’église, avancez jusqu’au chœur pour admirez les vitraux qui représentent, au centre, l’Annonciation et Sainte Elisabeth et Sainte Thérèse de part et d’autre. Sur la voûte du chœur, un décor peint figure le Christ en majesté entouré de la Vierge Marie et de saint Jean-Baptiste accompagnés d’angelots.

La cueillette
Écoutez Marie-Louise et Georgette parler de la cueillette de fruits dans la forêt autour de Graufthal, mais aussi de la cueillette...d'escargots!

L'eau
L'eau a toujours été une préoccupation importante dans le quotidien des villages.
Marie-Louise et Georgette nous parle d'une époque où on allait chercher l'eau à la fontaine, y laver le linge...

Les Maisons des Rochers
Les excavations visibles dans la falaise de grès sont d’origine naturelle. Cette particularité géologique confère au site un attrait considérable. Au Moyen Age, au temps de l’abbaye, les excavations servaient principalement de lieu de stockage. Vers le XVIIe siècle, quelques-unes de ces constructions en bois ont été utilisées comme logements provisoires, puis transformées au XVIIIe siècle en maisons d’habitation en pierre grâce à la construction d’un mur de façade. Dans les maisons Weber et Ottermann, le mobilier du début du XXe siècle vous plonge au cœur de l’histoire de ces habitats insolites et de leurs habitants. La maison Wagner est occupée par un espace d’exposition qui aujourd'hui est consacré aux vestiges de l'Abbaye de Bénédictines. Écoutez Marc Burckart, le président de l'Association des Maisons des Rochers, parler de leur histoire :

La Felsekaeth
Écoutez ces habitantes de Graufthal parler de Catherine Ottermann, la célèbre "Felsekaeth", la dernière habitante des maisons des rochers :

La fabrique d'allumettes
Observez les maisons des rochers et levez encore un peu la tête : vous pouvez apercevoir un bâtiment de pierre avec trois ouvertures, il s'agit d'une ancienne fabrique d'allumettes.
Dans son roman "Régine et son baladin", Jacqueline Verly fait une description de cette fabrique d'allumettes :
"Le travail du père Christophe, c'était encore et toujours le bois. Après avoir été bûcheron, et depuis que, l'âge venant, ses forces l'avaient abandonné, il avait trouvé à s'employer en tant que tâcheron pour le compte de la dite "petite fabrique" qui n'était autre qu'un simple atelier de confection d'allumettes, installé dans la plus élevée des maisons sous-les-roches. (...)
Ce travail, il l'exécutait chez lui, taillant ses bâtonnets dans le bois de sapin qu'un bûcheron de ses amis lui livrait en fagotins. Des résidus de coupes, somme toute, mais que le Vieux Christophe allait débiter et façonner en minces et minuscules bûchettes, bien régulières.
Une fois liées en paquets et livrées à la petite fabrique, où elles allaient être traitées et trempées dans le soufre fondu, ces bûchettes, devenues des allumettes, seraient rangées dans des boîtes ovales en copeaux, confectionnées sur place ou à domicile par les mêmes tâcherons.
Puis ces boîtes remplies iraient s'ajouter à d'autres, entreposées en bas dans la vieille maison près de la fontaine, qui servait de dépôt.
De là, les hommes les plus valides et les plus jeunes, hottes au dos, iraient les vendre aux foires et aux marchés de Phalsbourg et de Saverne, et plus loin encore."
Marc nous en apprend davantage sur cette fabrique :
La guerre 1939-1945
La seconde guerre mondiale de 1939-1945 a marqué le paysage alsacien, aussi bien les lieux que les mémoires.
Marie-Louise nous confie avec émotions ses souvenirs et Georgette nous parle de son ressenti face à cette guerre :
L'ancien bureau de tabac
Écoutez le témoignage de Marie-Louise, qui tenait un bureau de tabac à cette adresse. Elle nous parle de son métier et de la distillation, une pratique bien courante à Hanau - La Petite Pierre !
