Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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PR-51 - A la découverte de Saint Mandé.




















































































































Avec une superficie de 0,92 km², Saint-Mandé est l’une des plus petites communes de la région Île de France. A l’origine, la commune de Saint-Mandé était un petit hameau de maisons regroupées autour d’une chapelle contenant la relique de l’abbé Saint Maudez. A la Révolution, Saint-Mandé demanda son autonomie administrative et nomma le 30 juin 1790 sa première municipalité. Puis la ville prit son essor en dépit de l'amputation par trois fois d'une importante partie de son territoire au profit du Domaine Royal de Vincennes, puis au profit de Paris, ce qui modifia profondément sa physionomie. Les hôtels particuliers et les immeubles bourgeois attirèrent de nombreux parisiens ainsi que des personnalités qui viendront habiter Saint-Mandé, comme Victor Hugo, François Vidocq, Alfred Grévin, Charles Nungesser, René Mouchotte ou Robert Lamoureux. Conciliant art de vivre et dynamisme, Saint-Mandé affiche sa vocation sociale en hébergeant des institutions comme l'Hospice Saint-Michel, l'Institut du Val-Mandé, ou l'Hôpital Bégin d'instruction des armées. Le point de départ de ce parcours (une boucle de 8,5 km sans dénivelé) est la bouche de la station de Métro Saint-Mandé, à l'angle de l'avenue Gallieni et de l'Avenue du Général De Gaulle. C'est sur cette place qu'a lieu tous les jeudis et dimanches matin depuis 1859, l'un des plus anciens et des plus animés marchés du sud-est parisien, le marché de la Tourelle.
Transport
Ce circuit en boucle peut être rejoint par la ligne 1 du métro, station Saint Mandé. On peut également venir en autobus, lignes 325 et 86.
Description rue par rue du tracé
Départ à la sortie du métro Saint-Mandé, à l'angle de l'Avenue Galliéni et de l'Avenue du Général-de-Gaulle. Passer devant la banque (BNP) pour emprunter l'Avenue du Général-de-Gaulle. Tourner dans la 2ème à droite, Rue de l'Amiral-Courbet. Au bout, tourner à gauche pour longer le Périphérique parisien Rue Jeanne-Jugan et tourner à gauche Avenue Courteline pour arriver devant le l'Hospice Saint-Michel [1]. Continuer Avenue Victor-Hugo jusqu'au feu tricolore, traverser au passage piéton pour arriver en biais à droite à l'angle de la Rue Mongenot devant l'immeuble Art Nouveau [2]. Avancer Rue Mongenot pour arriver devant l'Institut du Val-Mandé [3]. Continuer Rue Mongenot, tourner à gauche Rue Cailleret puis continuer tout droit Rue Paul-Bert. Tourner à gauche Rue de la 1ère Division Française Libre et avancer jusqu'au long bâtiment en brique sur la droite, l'IME T'Kitoi [4]. Continuer dans la Rue de la 1ère Division Française Libre jusqu'à rejoindre par un petit passage piéton l'Avenue du Général-De-Gaulle et y tourner à droite. Tourner dans la 2ème à droite, Rue Allard, puis dans la 1ère à gauche Rue Paul-Bert. Au bout, tourner à gauche Rue Sacrot, puis tout de suite à droite Rue Guynemer pour arriver Place Lucien-Delahaye, derrière l'Eglise. Rejoindre l'entrée principale de l'église Notre-Dame Avenue du Général-de-Gaulle [5]. Remonter l'Avenue du Général-de-Gaulle et tourner dans la 2ème à droite, pour arriver au marché Lalouette [6], Place de la Libération. Tourner à gauche Rue Eugène-Ringuet. Au bout, tourner à droite Rue du Commandant René-Mouchotte puis dans la 1ère à gauche Avenue Alphand. Tourner à droite Avenue Sainte-Marie et la continuer jusqu'au bout pour traverser l'Avenue Daumesnil et rejoindre le bord du Lac Daumesnil [7]. Longer un peu le lac par la gauche et remonter sur la Route de Ceinture du Lac Daumesnil au niveau du bâtiment des toilettes publiques [WC]. Traverser la route pour rejoindre l'entrée principale du Parc Zoologique de Paris [8]. Longer le zoo sur le chemin piéton de l'Avenue Daumesnil. Traverser au feu tricolore au carrefour avec l'Avenue de Saint-Mandé et continuer Avenue Daumesnil sur l'autre trottoir jusqu'à tourner à gauche Chaussée de l'Etang. Avancer jusqu'aux immeubles des n°90bis et 90 [9]. Revenir sur ses pas pour tourner à droite Avenue de la Pelouse puis à droite Rue Faidherbe [10]. Continuer jusqu'au bout de la Rue Faidherbe, tourner à gauche Rue Granville puis à droite Rue Jeanne-d'Arc jusqu'à l'ancien couvent au n°10 [11]. Tourner à droite Rue Renault jusqu'au n°12, un immeuble Art Déco [12]. Tourner à gauche pour arriver à l'angle de la Chaussée de l'Etang, face à la villa au n°52 [13]. Continuer Chaussée de l'Etang jusqu'à la maison de Garde au n°44 [14]. Traverser la Chaussée de l'Etang pour descendre au bord du Lac de Saint-Mandé [15] et prendre le sentier qui en fait le tour par la gauche. Monter en oblique sur la gauche pour arriver à l'angle des terrasses du Chalet du Lac [16]. Redescendre vers le bord du lac et le longer jusqu'au virage à droite, à proximité de la Route de la Tourelle et du Chalet des Gaufres [17]. Tourner à gauche au bout du lac pour emprunter les chemins dans le Bois de Vincennes, parallèles à la Route de la Tourelle jusqu'au 1er feu. Traverser cette route et emprunter en face l'Avenue du Petit-Parc jusqu'au bout. Tourner à gauche Avenue de Paris jusqu'à l'entrée de l'hôpital Bégin au n°69 [18]. Continuer jusqu'au grand bâtiment moderne et vitré au n°73 Avenue de Paris, entrée de Météo-France et de l'IGN [19]. Continuer Avenue de Paris jusqu'à traverser l'Avenue Pasteur pour entrer dans le Jardin Alexandra David-Néel [20]. Traverser le Jardin Alexandra David-Néel dans le sens de sa longueur, ressortir Avenue Gambetta et continuer jusqu'au pont au-dessus des voies du RER A en direction de l'ancienne gare SNCF [21]. Traverser le pont puis tourner à droite le long du bois, dans la Chaussée de l'Etang. Tourner à droite Avenue de Liège jusqu'à la place devant l'Hôtel de Ville [22] Faire le tour de cette place par la gauche, jusqu'au monument aux morts. Face à la place, prendre l'Avenue Gambetta, puis à gauche la Rue Cart. Tourner à droite Rue Poirier puis à gauche Avenue Foch jusqu'à la Place du Général Leclerc et le restaurant La Tourelle [23]. Tourner à droite Avenue de Paris pour la traverser au feu tricolore et emprunter la Rue Fays jusqu'à l'église Saint-Louis de Vincennes au n°16 [24]. Prendre en face de l'église le passage piéton Rue Plisson, traverser l'Avenue Joffre et continuer Rue Plisson jusqu'au bout. Tourner à gauche Avenue Quihou jusqu'à la maison Art Déco au n°18 [25] Continuer jusqu'au bout pour tourner à gauche Avenue Gallieni et rejoindre la Place du Marché de la Tourelle et le métro Saint-Mandé, point de départ et d'arrivée de ce parcours.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

L'Hospice Saint-Michel
Cet édifice néo-classique a été construit en 1825 dans une partie de Saint-Mandé qui a été ensuite rattachée à Paris (en 1929).
C'est Jacques Boulard, un des tapissiers de Napoléon, qui lègue 1 050 000 francs à l'Assistance Publique pour fonder un hospice qui recueillerait douze septuagénaires de Paris, un par arrondissement. Cet hospice, construit par l'architecte François-Hippolyte Destailleurs (1787-1852), est inauguré en 1830.
L'édifice présente un plan en U : un corps central et deux ailes perpendiculaires. La chapelle est située au centre selon la tradition dans l’architecture des hôpitaux. De plan octogonal, elle est surmontée d’une coupole. Au rez-de-chaussée, les façades autour de la cour présentent une galerie à arcades en plein cintre, qui sont animées de refends. A l’étage, les façades sont lisses et percées de fenêtres rectangulaires. Au centre du corps central, un portique à colonnes ioniques est surmonté d’un fronton triangulaire.
En 1960, l'hospice compte 239 lits réservés aux personnes âgées.
En 1972, alors que les bâtiments sont désaffectés et fortement dégradés, il est rattaché au Bureau d'Aide Sociale de Paris.
En 1995, le SAMU Social de Paris, créé par le Conseil de Paris à l'instigation de Jacques Chirac et du Dr Xavier Emmanuelli, s’y installe après une rénovation totale financée par la Mairie de Paris.
Classé Monument Historique, ce bâtiment regroupe de nos jours un accueil de jour (ESI « La Maison dans le Jardin »), une Halte de Nuit ainsi que 33 Lits Halte Soins Santé (LHSS).

Un immeuble Art Nouveau
Epousant la pointe formée par les 2 rues, un magnifique bâtiment en pierre et en brique, de style Art Nouveau. A remarquer les sculptures des balcons, des corniches et des frontons des fenêtres du dernier étage.

L'institut du Val-Mandé
A cet endroit fut fondée en 1883, à l'initiative d'Alphonse Péphau, président de la Société d'Assistance pour les aveugles, l'École Braille, qui devint quelques temps plus tard l'Institut Départemental des Aveugles de la Seine (IDA).
Cet institut assurait l'enseignement primaire et professionnel aux aveugles de 3 à 21 ans et permettait aux adultes l'exercice de métiers traditionnels au sein de ses ateliers (brosserie, vannerie, paillage et cannage de chaises, confection de couronnes de perles, confection de nattes). Il procurait, en outre, aux ouvriers et ouvrières mineurs et majeurs un logement, moyennant une faible participation financière.
Il offrait ainsi l'aspect d'une véritable "Cité dans la Cité", comportant les structures nécessaires à une vie au plus proche de la normalité.
Peu à peu, l'IDA élargit ses premiers objectifs en accueillant également des enfants puis des adultes présentant des handicaps autres que visuels (troubles psychologiques, troubles de la personnalité, déficience intellectuelle). Pour répondre à ces nouveaux besoins, de nouvelles structures se sont créées au fil du temps.
C'est pour cette raison que l'IDA est devenue en 1999 l'Institut le Val-Mandé pour tenir compte de l'élargissement de ses missions : la promotion de la personne handicapée. C'est la seule structure médico-sociale de ce type dans le Val-de-Marne.
De nos jours, elle accompagne 600 personnes dont 200 résidents internes.

L'IME T'Kitoi
Ce beau bâtiment en brique fait partie de l'Institut du Val-Mandé.
Il regroupe les services de l'Institut Médico-Educatif T'Kitoi qui offre une prise en charge éducative et thérapeutique pour des jeunes de 0 à 20 ans présentant des troubles du spectre autistique, sans solution d'accompagnement.
C'est une plateforme de prestations permettant d'accompagner les enfants qui sont à domicile sans solution ou avec des solutions très partielles et permettant d'offrir un temps de répit aux proches.
D'une capacité de 59 places, cet IME est ouvert 210 jours par an et fonctionne en demi-pension, internat de semaine et internat séquentiel en fonction du projet personnalisé du jeune.
Il a deux objectifs majeurs : permettre aux jeunes d'accéder à un mieux-être psychique et à une plus grande autonomie dans les actes de la vie quotidienne.

L'église Notre-Dame
Cette église a été édifiée entre 1883 et 1889 par l'architecte Edmond Charles Albrizio à la suite d'un concours ouvert en 1878, afin de remplacer l'ancienne chapelle devenue trop petite.
De style néo-roman, elle comporte trois vaisseaux (donc 3 toitures différentes) avec un clocher-porche au toit en pointes de diamant. La cloche, qui date de 1683, provient d'une chapelle de Gentilly et est classée Monuments Historiques. Elle avait été offerte aux Dames Hospitalières de Gentilly par Catherine Bellier, la première maitresse de Louis XIV.
Conçue selon un modèle de basilique, l'église comporte un chœur tréflé. Des chapiteaux composites à feuilles d'acanthes séparent la nef des bas-côtés.
Derrière l'autel, un vitrail provenant du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, imitation des vitraux du 12e siècle, a été donné à l'église de Saint-Mandé lors de la séparation de l'Église et de l'État en 1905. Les autres vitraux ont été réalisés par les maîtres verriers Charles Champigneulle et Léon Avenet et datent de la toute fin du 19e siècle.
A l'intérieur, siège une statue en marbre du 14e siècle représentant la Vierge à l'Enfant qui proviendrait de la basilique de Saint-Denis. Dans le Trésor de l'église est conservé le reliquaire contenant un os du bras de Saint-Maudez, le saint guérisseur à l'origine de la commune.

Le Marché Lalouette
Inauguré en 1897 autour de l'église, il a été transféré à cet emplacement en 1934.
Plus petit et intime que le marché de la Tourelle, il est parfaitement achalandé et agréable à parcourir car les allées sont aérées.
Ouvert tous les mardis et vendredis matin, c'est un lieu de vie très prisé des habitants du quartier sud de Saint-Mandé.

Le lac Daumesnil
Ce lac du bois de Vincennes fait partie du 12e arrondissement de Paris.
Creusé dans les années 1860 lors de l'aménagement du Bois de Vincennes réalisé par l'Ingénieur Adolphe Alphand, ce plan d'eau de 12 hectares possède 2 îles reliées par des ponts : l'Ile de Reuilly et l'Ile de Bercy. L'Ile de Reuilly possède une cascade artificielle et une grotte surmontée d'une rotonde identique à celle des Buttes-Chaumont.
Le lac Daumesnil fait partie du réseau hydraulique du Bois de Vincennes. Son eau provient du ruisseau de Gravelle qui le relie au lac de Gravelle, point le plus haut du Bois de Vincennes, ce dernier étant alimenté par de l'eau pompée dans la Seine. A noter qu'il est facile d'effectuer une belle promenade de 3 km entre ces 2 lacs, grâce à un sentier de randonnée, le GR2 (balisé en rouge et blanc), qui les relie en longeant le ruisseau de Gravelle.
En toute saison, de nombreux promeneurs et joggeurs fréquentent la promenade aménagée qui en 2 km fait le tour du lac Daumesnil ; aux beaux jours, des barques sont disponibles à la location pour une navigation au milieu des cygnes, oies et autres canards.
A sud du lac, en dehors de notre parcours, deux édifices particuliers : le temple bouddhiste Kagyu-Dzong et la Grande Pagode qui accueille le plus grand Bouddha d’Europe. Ces deux bâtiments sont les anciens pavillons du Togo et du Cameroun, construits pour l’Exposition Coloniale de 1931.
Toilettes Publiques

Le parc zoologique de Paris et son rocher
C'est pour l’exposition coloniale de 1931 qu'un zoo temporaire est créé au bois de Vincennes afin de faire découvrir des animaux exotiques aux parisiens. Devant l’énorme succès populaire (5 millions de visiteurs), le Muséum National d’Histoire Naturelle et la Ville de Paris s’associent pour réaliser le Parc zoologique de Paris, plus connu sous le nom de Zoo de Vincennes.
C'est l’architecte Charles Letrosne (1868-1939) qui réalise ce projet en s'inspirant du zoo de Hambourg, avec comme point d'orgue de l'architecture du parc, le Grand Rocher.
Le zoo connaît très rapidement un grand succès auprès du public parisien qui peut y admirer notamment de grands mammifères (éléphants, girafes, rhinocéros…) dans un cadre "naturel" ainsi que des espèces rares ou menacées d’extinction.
A partir des années 80, les installations vieillissent et ont besoin de travaux. En 2008, le zoo est fermé pour raisons de sécurité et les animaux sont transférés dans d'autres établissements. Puis, durant 3 ans, de gros travaux permettent au zoo de rouvrir au public en 2014.
Aujourd'hui, grâce aux nouveaux aménagements architecturaux et paysagers du Parc Zoologique de Paris, un véritable tour du monde de la biodiversité animale est offert aux visiteurs qui peuvent contempler à travers 5 biozones plus de 180 espèces et plus de 2 000 animaux : mammifères, reptiles, oiseaux, amphibiens, poissons et invertébrés.
L’emblématique Grand Rocher de 65 mètres de haut se dresse toujours au-dessus du parc, mais on ne peut plus y monter. Une campagne de restauration, en partie financée par un appel aux dons lancé par la Fondation du Patrimoine, devrait être entreprise pour permettre sa réouverture partielle.

Immeubles Art Nouveau et Art Déco
Vous êtes dans la plus ancienne voie de circulation de Saint-Mandé, mentionnée dans un acte d'août 1276 sous l'appellation 'chiaussée de l'Estanc". Cette chaussée servait à retenir les eaux venant des hauteurs de Montreuil afin qu'elles se déversent dans l'étang du parc royal de Vincennes.
Avancez jusqu'aux n°90 et 90bis pour admirer et comparer ces deux immeubles qui représentent deux styles d'architecture différents :
- Au n°90, un immeuble de style Art Nouveau, correspondant à la période 1890-1910.
Dans l'Art Nouveau, les lignes courbes et les arabesques sont très présentes ainsi que les rappels à la nature (plantes et animaux). Les bâtiments Art Nouveau affichent souvent des couleurs vives telles que des tons bleu-vert épousant des détails dorés dans des vitraux ou des céramiques. Les matériaux utilisés sont le plus souvent la pierre et la brique. Et la symétrie n'est pas indispensable dans l'Art Nouveau.
- Au n°90bis, un immeuble de style Art Déco, correspondant à la période 1910-1940.
L'Art Déco laisse apparaître la rigueur et la symétrie. Les façades des immeubles sont plus anguleuses, plus géométriques, les décors y sont plus rares et stylisés.
La monotonie des façades est souvent coupée par des bow-windows, fenêtres qui avancent sur la rue pour agrandir la surface intérieure et créer du relief à l'extérieur.
C'est une caractéristique de l'Art Déco de ne pas avoir de matériau de construction privilégié. Même si le béton armé est le plus utilisé, les immeubles bourgeois choisiront majoritairement la pierre de taille et les Immeubles à Bon Marché parisiens utiliseront la brique.

La rue Faidherbe
La rue Faidherbe est considérée comme une des plus belles rue de Saint-Mandé sur le plan architectural, avec des immeubles et villas de tous styles.
Au n°31, se dresse un immeuble haussmannien avec une très belle marquise au rez-de-chaussée, et en face, au n°14, un immeuble Art Déco de 1926, de l'architecte Marcel Kopp (1894-1947).
C'est aussi dans cette rue, aux numéros 5, 7, 9 et 11, qu'Alexandre Borgeaud, architecte communal de Saint-Mandé et de Vincennes, a édifié en 1893 une série de maisons bourgeoises. Puis en 1897, il construisit l'immeuble au n°6.
Mais c'est au n°8 que Borgeaud a construit la villa la plus étonnante de Saint-Mandé. C'est une réplique revisitée d'une aile du château d'Amboise avec ses fenêtres caractéristiques et ses gargouilles.
A voir aussi au n°2, l'immeuble construit en 1892 avec ses frontons au-dessus des fenêtres, ses colonnes à l'angle du bâtiment et les bow-windows des 1er et 2ème étages donnant sur la rue Granville.

Un ancien couvent
Jusqu'à la fin du XXe siècle, ce couvent hébergeait des Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux qui est une congrégation religieuse fondée à Bordeaux en 1820 par le Père Pierre-Bienvenu Noailles, prêtre diocésain de Bordeaux (1793-1861).
La Sainte-Famille de Bordeaux est une famille spirituelle internationale de l’Église Catholique dont le but est de proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ en s’inspirant de la vie et de l’esprit de la Sainte Famille de Nazareth, renouvelant ainsi le témoignage des premières communautés chrétiennes.
Des monastères de la Sainte-Famille sont toujours présents au Sri-Lanka, en Argentine, en Espagne ainsi qu'en France, à Bordeaux et à Angoulème.
Cette congrégation a quitté Saint-Mandé. A partir de 2023, les bâtiments devraient être transformés en habitations. Le bâtiment de gauche, rue Jeanne d'Arc, va être détruit pour faire place à un immeuble moderne tandis que le grand bâtiment à l'angle des deux rues (la chapelle) va être réaménagé en appartements de standing

Un immeuble Art Déco
A l'angle de la rue Renault et de la Chaussée de l'étang, un immeuble style Art Déco en brique avec ses céramiques vertes et les conduits de cheminée mis en valeur par une mise en relief sur la façade.

Une villa avec fronton
Une des plus belles maisons de Saint-Mandé, construite en 1881, avec son superbe fronton ouvragé.

La maison de Garde du Bois de Vincennes
En bordure du Bois de Vincennes se trouve l’une des anciennes maisons de garde, construite dans les années 1860 pour les personnels chargés de l'aménagement et de l’entretien du Bois.
On la doit à l'architecte Gabriel Davioux (1823-1881), représentant du courant de l'éclectisme qui consiste à mêler des éléments empruntés à différents styles ou époques de l'histoire de l'art et de l'architecture.
Au fronton apparaît le blason de la ville de Paris (un navire sur les flots) et sa devise "Fluctuat nec mergitur".
Seules deux maisons de ce type subsistent aux abords du bois de Vincennes. La seconde se trouve à Nogent-sur-Marne, dans l'enceinte de l'école privée Albert de Mun.

Le lac de Saint-Mandé
Le lac de Saint-Mandé est le plus petit des plans d'eau du bois de Vincennes, dont c'est le seul lac naturel. Il a été remodelé et embelli par Alphand au 19e siècle lors de l'aménagement du bois de Vincennes. Plus récemment, il a été rénové vers la fin des années 1970.
Comme pour le lac Daumesnil, son eau provient du lac de Gravelle situé 15 mètres plus haut (lui-même alimenté par de l'eau pompée dans la Seine). Cette eau est acheminée par une des branches du ruisseau de Gravelle qui traverse le bois de Vincennes sur 3,6 km.

Le Chalet du Lac
Cet ancien pavillon de chasse de Napoléon III (qui s'était aménagé une garçonnière à l'étage) est depuis 1904 une concession de la Ville de Paris vouée au divertissement.
Guinguettes, bals populaires, orchestres de tango et de cha-cha-cha, l'établissement a assis sa réputation sur les thés et dîners dansants. Il fut même pendant un temps la plus grande discothèque de la capitale.
De nos jours c'est surtout un lieu de réception.

Le chalet des Gaufres
Cette buvette, ouverte sur la Route de la Tourelle (à l'est du lac) au début des années 1900, est toujours en fonctionnement.

Art Nouveau et Art Déco : 58 et 62 Avenue des Minimes
Au 30 se trouve un immeuble construit en 1912 par Victor Francione. Au 58 se trouve la résidence personnelle de l’architecte, construite en 1905 au porche orné d’une figure féminine typique de l’Art Nouveau. Il est également l’auteur des immeubles du 30 et du 60.
Au 62 se trouve un immeuble en brique de style Art Déco, construit en 1929. Il contraste avec les autres bâtiments de l’avenue par son aspect plus dépouillé, en opposition avec les immeubles des décennies précédentes.

L'hôpital militaire Bégin
Inauguré en 1858 sous le nom d'Hôpital Militaire de Vincennes, il était au départ destiné à soigner les blessés et les invalides de la guerre de Crimée que les autres hôpitaux militaires parisiens ne parvenaient plus à accueillir.
En 1900, il prend le nom d'hôpital militaire Bégin en hommage au chirurgien militaire Louis Jacques Bégin (1793-1859).
Après de multiples agrandissements, transformations et mises aux normes, l'hôpital Bégin est aujourd'hui un établissement de santé ouvert aux civils comme aux militaires et possédant un service d'urgences ouvert 24h/24.

L'IGN et Météo-France
C'est en juillet 2014 que l'IGN et Météo-France, deux établissements majeurs du Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, sont regroupés dans un bâtiment neuf développant une surface de 14 200 m2, construit sur le site historique de l'IGN, à Saint-Mandé.
Les activités de l'IGN (Institut Géographique National) s'articulent autour de cinq grandes missions : acquérir, produire, diffuser, utiliser, enseigner.
L'IGN entretient des bases de données multithématiques de qualité qui décrivent le territoire et les phénomènes qui s’y produisent. Il accompagne dans leurs missions de nombreux ministères, opérateurs de l’État, ou collectivités territoriales et locales.
L'IGN donne l'accès pour tout public à une boutique qui propose des milliers de cartes et à une exposition permanente, le Géoroom, où l'on peut consulter une collection unique de cartes et de photographies aériennes issues de la cartothèque de l'IGN et de la photothèque nationale.
Météo-France est un organisme scientifique et technique, ayant le statut d'établissement public, qui contribue à la sécurité des Français, délivre des prévisions, des données et des services aux acteurs publics et privés ainsi qu'aux particuliers. Il apporte son expertise pour répondre aux enjeux climatiques et participe aux progrès de la recherche en météorologie et sciences du climat. Il emploie plus de 2500 personnes.

Le jardin Alexandra David-Néel
Alexandra David-Néel (1868-1969) est une célèbre exploratrice née à Saint-Mandé, la première femme occidentale à atteindre Lhassa, capitale du Tibet, en 1924. Elle fut aussi chanteuse d'opéra, journaliste et écrivaine.
Le jardin de Saint-Mandé qui porte son nom a été aménagé en 2008 sur une dalle de 3000 m2 recouvrant les voies du RER A sur une centaine de mètres. Trois autres jardins ce type, suspendus au-dessus de ces mêmes voies RER, ont été aménagés dans les communes avoisinantes : Le jardin du Couchant et le jardin du Midi à Vincennes ainsi que le jardin du Levant à Fontenay-sous-Bois. En plus d'apporter des espaces de verdure au milieu de zones d'habitat dense, ils permettent d'atténuer les bruits des trains.

L'ancienne gare SNCF
Du pont où nous sommes, nous pouvons apercevoir les voies du RER A avec dans une courbe vers la droite, l'entrée du tunnel qui permet aux trains de rejoindre en souterrain la gare de Nation.
Mais plus vers la gauche, disparaissant peu à peu sous la végétation, il reste l'extrémité des quais de l'ancienne gare de Saint-Mandé, vestige de la ligne SNCF qui permettait aux trains à vapeur de rejoindre la gare de La Bastille. En effet, de 1859 à 1969, Saint-Mandé était desservie par les trains de la ligne Paris-Bastille - Verneuil-l'Etang. La gare était située prés de la mairie, au-dessus des voies qui passaient en souterrain sous la place.
Après la mise en service le 15 décembre 1969 du tronçon du RER A Nation - Boissy-Saint-Léger, le tronçon SNCF Saint-Mandé - Bastille a été progressivement réhabilité.
A Saint-Mandé, la gare, abandonnée et insalubre, a été détruite et remplacée en 1975 par le Poste de Police et le centre Pierre Cochereau. Un parking souterrain de trois niveaux a été construit en 1986 sous la place de la mairie.
Le tronçon de Paris intra-muros (de Bastille à la Porte de Montempoivre) a été aménagé en 1988 en une Coulée Verte René Dumont, située tantôt dans les airs, tantôt sous terre, les promeneurs traversant tout l'Est de Paris de viaducs en passerelles et de tunnels en tranchées.

L'Hôtel de Ville
L'hôtel de Ville est un assemblage de trois bâtiments construits à différentes époques.
La partie centrale correspond à la construction originelle de 1865. L'édifice fut ensuite agrandi au début des années 1900 pour aménager une salle des Fêtes. Puis une phase d'extension de style Art Déco fut réalisée pour créer les deux ailes latérales ainsi qu'un deuxième étage, inaugurés en 1935.
En 1989, un incendie détruisit la charpente, entrainant de gros travaux. A cette occasion, le hall d'accueil fut transformé, et un patio consacré aux expositions temporaire fut aménagé.
Dans la salle des Fêtes, de superbes fresques peintes au début du XXe siècle par Bernard Dubufe (1853-1909) ont été restaurées en 2009.
Face à l'Hôtel de Ville, le monument aux morts.
Ayant été édifié en 1923 à la place d'un kiosque à musique, il rend hommage aux 522 combattants saint-mandéens ayant péri sur le front de la Grande Guerre.
Il comporte tous les éléments allégoriques : la colonne de pierre surmontée d'un coq gaulois de bronze dominant la représentation très théâtrale de la mère Patrie et du Poilu conquérant sculptés dans la pierre sous l'ange de bronze porteur des palmes.

La Tourelle
Au XVIe siècle est érigée une ligne de défense avancée du château de Vincennes, comprenant à cet endroit "La Tourelle", une échauguette attenante à l'angle d'une maison construite pour les gardes et qui laissera son nom à ce quartier. Plusieurs fois restaurée, ce bâtiment finit par servir d'hôtellerie avant d'être démoli en 1908 pour faire place à l'immeuble de style Art Nouveau qui fait l'angle de la Rue de Paris et de l'Avenue Foch et dont le rez-de-chaussée est toujours occupé par le "Restaurant de la Tourelle".
A noter que la station de métro Saint-Mandé (ligne n°1) s'est appelée Saint-Mandé -Tourelle jusqu'en 1990.

L'église Saint-Louis
Bâtie 16 rue Fays sur un petit espace, son originalité prime sur sa taille. Son architecture est un témoin remarquable du style dit des Arts Décoratifs.
Due aux architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, ils se sont entourés d’artistes réputés pour les fresques de Maurice Denis, le céramiste de Maurice Dhomme ou la ferronnerie de Raymond Subes.
Les matériaux choisis sont la brique et le béton armé dont les deux paires d’arcs qui se croisent à angle droit et portent l’ensemble de la structure. Sa conception est novatrice. Son volume intérieur est presque cubique et évoque les églises du Moyen-Orient. Son décor s'inspire de l'art byzantin (on parle de néo-byzantin).
En 1996, l’Etat décide de classer l’église, reconnaissant par là la qualité de sa décoration et aussi qu’elle est un témoignage remarquable de l’architecture du début du 20e siècle.
En 2016, un orgue neuf est mis en place. Œuvre du facteur nantais Denis Lacorre, il est de style néo-classique et est doté de 32 jeux sur 3 claviers.
Construite après la loi de 1905, l'église n'est pas la propriété de la commune. De ce fait, les différentes restaurations entreprises au cours du temps sont à la charge de la paroisse.
Pour d'autres d'informations sur l'église Saint-Louis, consultez le panneau du Patrimoine placé dans la rue, devant sa porte principale.

Une maison Art Déco
A cette adresse, une maison originale de style Art Déco et dont les décors sont constitués de petits carrés de céramique.
94250 Gentilly
