Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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Albigny-sur-Saône - Le Crêt sur la Saône




























Partant du cœur du bourg pour grimper jusqu’au Crêt à 423 mètres d’altitude, cet itinéraire permet de découvrir l’église du XIXe siècle, le château du XIIe siècle et son donjon dominant la Saône. De là, on peut apprécier un beau panorama sur la vallée.
Un peu d’histoire : Albigny fut un avant-poste romain lors de la conquête des Gaulles vers 51 av. JC, puis le siège d’une villa romaine propriété d’un légionnaire romain, Albinus, dont elle garde le nom. L’appellation de la commune balança entre « Mont d’Or » et « Saône » qui l’emporta en 1940.
Accès possible en transport en commun par bus TCL 43 depuis Lyon-Vaise : https://www.tcl.fr/lignes/bus-43 Arrêt Albigny-Centre-Hospitalier
Rechercher un sentier ou une balade sur le site de la Métropole de Lyon :
Balisage et nature du cheminement
Balisage du réseau Entre les poteaux les itinéraires sont balisés (marquage par peinture ou autocollant) en jaune. Les sentiers d’interprétation (sentiers nature) peuvent avoir un balisage particulier complémentaire. Les étapes numérotée indiquent le nom indiqué sur le haut des poteaux rencontrés durant le parcours.
Cheminement : 54 % de petites routes et chemins goudronnées et 46 % de chemins non-goudronnés.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map
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Esplanade Daniel Sarrabat
Parkings à proximité - Arrêt de bus 'Albigny Centre Hospitalier' à proximité.
Monter vers l'église.

Château d'Albigny
L’ancien château féodal, en bois, a appartenu en 1173 à l’église de Lyon, puis aux Chanoines-Comtes de Lyon. Château en "L" surplombant la Saône dont le donjon date de 1184, cette tour et la chapelle du château ont été construits par un archevêque : Renaud II du Forez. La chapelle du château a longtemps été église paroissiale. Le donjon est une tour carrée assez exceptionnelle car on a ensuite préféré les tours rondes moins sensibles aux projectiles, et il n’en reste pas d’autre de ce type dans la région. La chapelle du château a longtemps été église paroissiale. Les parties moyennes sont du 14ème siècle et les plus hautes du 16ème. Le site a une importance militaire jusqu’à la fin du Moyen-Age, mais avec une chance remarquable n’a pas souffert de tous les malheurs accablant la région : révolte des habitants de Lyon en 1269, pillage et incendie de Couzon, la commune voisine, razzias et batailles de la guerre de 100 ans. Après cette reconquête par les Français de leur pays envahi par les Anglais, le château a perdu son rôle militaire.

La Maison de l'Accueil
Maison des champs du XVIII° siècle. Elle renferme des fresques de Daniel Sarrabat, peintre lyonnais (1666-1748), réalisées au début du XVIII° s., relatant des épisodes de l'histoire d'Esther. Parc.
Trois tableaux de Daniel Sarrabat se trouvent au Grand-Réfectoire de l’Hôtel-Dieu de Lyon. Ils représentent des scènes de la vie du Christ.
www.mairie-albignysursaone.fr/sous-rubrique/74/les-fresques-de-l-accueil

La Marianne d'Albigny
Voici la Marianne de la commune réalisé par Monsieur LEBRUN sculpteur et résidant à Albigny en 1945.
Elle est visible à l'Accueil dans la salle du conseil municipal (salle des fresques).
Mais qui est Marianne ?
Marianne est la contraction de Marie et de Anne, deux prénoms répandus au 18ème siècle dans la population catholique du royaume de France. Ces prénoms furent portés par plusieurs reines: Marie de Médicis, Anne d'Autriche; Marie-Antoinette...
Le prénom de Marianne est porté par les filles du peuple, servantes chez des nobles et alors méprisé par les aristocrates.
Elle a été choisie par les révolutionnaires car elle symbolise la mère Patrie (mère nourricière) qui protège les enfants de la république.
Elle est coiffée d'un bonnet phrygien (porté par les esclaves affranchis en Grèce et à Rome dans l'Antiquité), qui est le symbole de la république française et de son triomphe.
Elle représente les valeurs républicaines françaises : liberté, égalité, fraternité.
Marianne sculptée en pied ou en buste commence à apparaître dans les mairies après 1877, remplaçant les bustes de napoléon III.
Aujourd'hui, les bustes de Marianne demeurent dans les mairies.
En 1999, le gouvernement français adopte un logotype qui représente le profil de Marianne dessinée en blanc sur fond bleu et rouge.
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Chemin des Combes
Monter à droite dans le chemin piétons goudronné.

La maison des associations
La Maison des associations est le seul bâtiment subsistant du vaste ensemble architectural qui abrita successivement le Dépôt de Mendicité, puis la Maison Départementale de Retraite et enfin, le Centre de Long et Moyen Séjour.
Cet ensemble fut construit à l’origine sur les terres de la propriété dite de « La Mignonne ». Bâtiments d’habitation et d’exploitation, jardins, vignes et terres labourables composaient cette propriété d’une superficie de quatorze hectares, dont on trouve trace sur le cadastre de 1828. Celle-ci appartenait au Baron Lombard de Buffière.
C’est en 1808 que Napoléon signa un décret interdisant la mendicité sur tout le territoire et prévoyant la création de Dépôts qui pouvaient accueillir, outre les mendiants, les indigents qui avaient besoin d’être hospitalisés. Dans le Rhône, il fallut attendre le Préfet Vaïsse pour voir la création d’un tel établissement (Décret du 19 mai 1855 signé par Napoléon III). Dès 1854, le préfet et le Conseil Général avaient prévu l’achat de la propriété du « sieur Lombard-Buffière » et la vente fut effective le 15 mai 1856.
L’inauguration du Dépôt de Mendicité eut lieu le 1°août 1860. Au 1° janvier suivant, on comptait déjà 357 pensionnaires, mendiants et indigents. Ils étaient encadrés par 42 employés dont 25 religieuses.
Mais la promiscuité entre les deux catégories de pensionnaires posa très vite des problèmes On adopta donc le principe de la séparation de ces deux populations. En 1879, le Dépôt accueillait 222 mendiants et 342 vieillards indigents infirmes ou malades. Il fut donc décidé d’affecter l’établissement uniquement aux invalides du travail et indigents et de procéder à la construction de nouveaux bâtiments destinés au seul Dépôt de Mendicité. En même temps que l’on procédait à de nouveaux aménagements, et qu’on développait de nouvelles fonctions (lingerie, buanderie, clos de culture…), le personnel augmentait : les services de direction et le service médical s’étoffait, comptant 3 médecins, un pharmacien et son aide. Le service de surveillance comptait 23 personnes autour du surveillant-chef. En 1884, ils remplacèrent les 20 religieuses qui assuraient jusque-là ce service.
En 1900, l’établissement accueillait 719 pensionnaires. A la même époque, on distingua l’appellation des parties occupées par les mendiants qui conservèrent le nom de Dépôt de Mendicité, de celles affectées aux vieillards indigents ou malades qui prirent le nom de « Maison Départementale de Retraite ». On se préoccupa davantage des besoins d’hospitalisation et on procéda à de nouvelles installations liées à la santé et à l’hygiène (infirmeries, installation de lavabos, de bains-douches et de « cabines d’isolement »).
Après la difficile période du début du vingtième siècle et la Grande Guerre, la superficie de la propriété fut augmentée par l’acquisition de terres adjacentes. Une nouvelle loi sur l’hospitalisation en 1936 obligeait à de nouveaux aménagements et le nombre des pensionnaires augmentait encore : en 1939, la Maison de Retraite comptait 1400 pensionnaires, le Dépôt de Mendicité n’en comptait plus que 67.
Les pensionnaires bénéficièrent aussi de mesures sociales telles que l’instauration du « Sou de poche » : une somme de 5 Francs était attribuée aux hospitalisés ne bénéficiant d’aucun revenu. Par ailleurs, la construction de trois immeubles pour les membres du personnel libéra les chambres occupées par ces derniers. Celles-ci, réaménagées, purent être attribuées à des couples de pensionnaires. Cette possibilité d’accueil des « vieux ménages » fut renforcée par la construction d’un bâtiment dédié, inauguré le 19 septembre 1937 par Messieurs Laurent Bonnevay, Président du Conseil Général, et Bollaert, Préfet du Rhône. Il reçut le nom du directeur de l’époque : Jean-Marie Bonnefond. C’est en 1941 que le domaine de la Maison Départementale s’agrandit par l’achat de la propriété Caillet, jouxtant la MDR au nord et devenue l’Accueil.
Après la guerre, en 1946, l’établissement prenait le nom de « Maison Départementale de Retraite du Mont d’Or ». Peu à peu, les bâtiments furent modernisés et la prise en charge des pensionnaires évolua notablement. Les décennies suivantes allaient parachever cette évolution, d’abord avec la création de nouveaux pavillons de convalescence ou de cure sur les terrains de la ferme de la Maison située entre la voie ferrée et la route départementale 51. Un autre pavillon fut construit face à l’Accueil. Modernes et fonctionnels, ces bâtiments regroupaient près de cent personnes chacun et n’avaient pas d’attache avec l’ancien établissement, les séjours étant limités et renouvelables selon l’état de santé constaté par les médecins. Ils préfiguraient le Centre de Long et Moyen séjour.
Ainsi, à la fin des années 1980, la volonté d’humaniser et de médicaliser la prise en charge des personnes âgées convertit l’ancien hospice de la fin du 19ème siècle en hôpital destiné à l'accueil des personnes âgées. De 1200 pensionnaires accueillis après la guerre, on était passé à 600. Le Pavillon H (Hortensia) regroupait alors au rez-de chaussée la cuisine ainsi que la boulangerie pâtisserie qui fabriquait les repas, le pain et la pâtisserie pour toute la communauté. Le premier étage hébergeait des malades âgés très dépendants qui ne pouvaient ni sortir ni voir le paysage du fait de la hauteur des fenêtres !
C’est en 2005 que les vieux bâtiments furent rasés, seul demeura ce bâtiment en guise de témoignage d’une époque et d’une architecture qui marqua l’histoire du village. Mais loin d’être un vestige, il accueille désormais dans d’excellentes conditions les associations de la commune, face au très moderne Centre hospitalier gériatrique du Mont d’Or.
La plupart de ces éléments sont extraits du livre « Albigny sur Saône à la recherche de son passé », ouvrage collectif de citoyens d’Albigny, publié par le Groupe d’histoire Albiniaca en 1992.

LE CIMETIERE DE LA MDR
Avant la Révolution Albigny comptait trois cimetières. Les premiers connus étaient établis près des chapelles Notre-Dame et Saint-Jacques ; on enterrait également à l’intérieur de ces dernières.
Le 3 mai 1761, un nouveau cimetière est béni près de l’église du château, alors église paroissiale Saint Blaise. Les enterrements se multiplient dans ce nouveau cimetière, mais les inhumations vont continuer dans les chapelles Notre-Dame et surtout Saint-Jacques jusqu’en 1792, c’est à dire jusqu’à ce qu’elles soient vendues comme biens nationaux.
Peu à peu, la population augmente. De 51 feux évalués en 1720, Albigny compte 300 habitants en 1790 et en comptera 400 en 1831. On procède à une extension du cimetière communal en 1834.
Dès l’annonce de l’installation prochaine du Dépôt de Mendicité (ancêtre de la MDR, Maison Départementale de Retraite), le Conseil Municipal reconnaît le 14 novembre 1858 que le cimetière ne suffira plus. Il décide donc d’en établir un nouveau au territoire des Traverses choisi à cause de son emplacement le plus convenable, loin des maisons.
Le nouveau cimetière communal est donc établi à son emplacement actuel. Il accueille les habitants d’Albigny et les pensionnaires du Dépôt de Mendicité. Cependant, à cause du nombre important de décès au Dépôt de mendicité, ce cimetière est vite trouvé trop petit. Aussi le 10 mai 1863, le conseil juge qu’un agrandissement est indispensable mais que celui-ci devra être supporté par le Département, seul responsable de cette situation créée par le Dépôt de Mendicité. Un terrain adjacent est donc acheté, et la Commission de Surveillance du Dépôt de Mendicité donne son accord pour financer l’agrandissement du cimetière communal le 5 octobre 1863.
Le Dépôt de mendicité reçoit de plus en plus de pensionnaires : de 388 en 1861, ils passeront à 562 en 1881. Vu le nombre croissant de décès dans cet établissement, une délibération du Conseil Municipal du 16 mai 1880 met en évidence l’obligation d’inhumer tous les 5 ans à la même place ; détail macabre, on précise que dans ces conditions, il arrive que les cadavres ne sont pas encore décomposés ! Un nouvel agrandissement est demandé, bien entendu toujours à la charge du département, la partie réservée à la commune étant jugée suffisante.
Mais la Commission de Surveillance du Dépôt de Mendicité ne se montre sans doute pas d’accord sur le principe et surtout, sur le fait d’avoir à supporter les frais de cet agrandissement. Aussi le Conseil Municipal délibère-t-il à nouveau sur le sujet le 29 décembre 1880. Il rappelle que « l’agrandissement du cimetière est nécessité non par les besoins de la commune mais par ceux du Dépôt de Mendicité » et « qu’il ne peut accepter d’entrer dans aucun frais que nécessite l’agrandissement du cimetière, soit pour l’acquisition du terrain, soit pour la construction des murs ». Voulant sans doute régler définitivement ce problème, le Conseil suggère au Préfet que le Dépôt pourrait très bien établir son propre cimetière sur un terrain propice lui appartenant « qui serait à proximité de moitié que le cimetière actuel ».
La Commission de Surveillance du Dépôt reprend donc à son compte ce dernier argument, d’autant plus qu’elle refuse, dans sa séance du 7 mars 1881, de supporter l’agrandissement du cimetière communal. Elle précise d’autre part que ce cimetière est constitué d’une « terre végétale grasse, qui conserve le corps au lieu de faciliter sa décomposition. »
Le projet de création d’un cimetière destiné exclusivement au Dépôt prend corps. Le 20 avril 1881, la Commission accepte les plans de l’architecte du Département, M. Louvier, et le devis qui s’élève à 8880,13F. Le23 mai, le Président de la Commission fait part de l’avis favorable de M. le Préfet. On ajoute donc au dossier le cahier des charges qui est présenté à la Commission le 30 janvier 1882. Cette dernière donne un avis favorable et « manifeste le désir de voir exécuter les travaux dans un bref délai (Archives MDR). »
C’est donc en 1882 que le Dépôt de Mendicité crée son propre cimetière sur l’emplacement actuel. Cette date est confirmée par le montant du devis porté le 24 juin 1882 sur son budget supplémentaire de 1882 et par une délibération ultérieure du Conseil Municipal du 18 novembre 1894 qui précisera que le dépôt n’enterre plus dans le cimetière communal depuis 1882 (Signalons qu’alors, le transport des corps des pensionnaires décédés se faisait par porteurs et non par corbillard).
Le problème déjà évoqué de la décomposition des corps se trouve à nouveau posé en 1935 dans le cimetière de la Maison de Retraite (ex Dépôt de Mendicité). En effet, le 11 février de cette année-là, le directeur de l’établissement signale que le cimetière est complet, que les tombes les plus anciennes n’ont que cinq ans, et que ce temps est insuffisant « pour permettre à la terre d’achever convenablement son œuvre ». Avançant le fait que la Maison de Retraite est propriétaire de la moitié du cimetière communal, il propose de reprendre les inhumations dans ce dernier à partir du 1er mars, ce qui est adopté par l’Assemblée.
Ce partage de propriété du cimetière communal ne semble plus exister.
A l’heure actuelle, les inhumations dans cet ancien cimetière ne sont qu’exceptionnelles.
Situé à l’intersection du chemin des combes et du chemin du Tison, le cimetière de la MDR est un lieu émouvant de souvenir et de recueillement. Il est ouvert le jour de la Toussaint et lors des Journées Européennes du Patrimoine.
Ces éléments sont extraits de l’une des monographies publiées par le groupe histoire Albiniaca: « Les cimetières d’Albigny » par Robert Perradin (2003).

Le Crêt d'Albigny
En montant sur les hauteurs des Monts-d'Or, on chemine dans les bois et en bordure de prairies.
Des points de vue se dégagent sur la vallée de la Saône et la plaine de l'Ain.
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Les Traverses
Descendre dans le chemin en face.
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Beyrion
Tourner à droite Route d'Albigny.et continuer rue Chanoine Roulet.
15
La Montagne
Tourner à gauche dans la venelle Montée du Vieux Château. Au bout, descendre les escaliers, tourner à gauche rue Germain puis à droite devant l'église pour rejoindre le parking.

