Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
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Balade sonore - Découverte de Reipertswiller


















Partez à la découverte du village de Reipertswiller!

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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L’opération Nordwind / Lieu de passage, terre frontière
Depuis longtemps, Reipertswiller est une terre frontière, un lieu de passage, une zone de contacts et d’échange entre les hommes. A l’Antiquité déjà, deux peuples se partageaient cette frontière : du côté de la Lorraine les Médiomatriques ; et du côté de l’Alsace, les Triboques ; l’un d’origine gauloise ; l’autre d’origine germanique. Si l’on regarde le blason de Reipertswiller, on remarque qu’il est divisé en deux, une frontière de plus ! Il est divisé par les armes des deux anciens propriétaires de la commune : les comtes de Lichtenberg représentés par le lion noir sur fond jaune et les comtes de Werd représentés par une bande blanche sur fond rouge.
Lors de la seconde Guerre Mondiale, Reipertswiller et les villages alentours deviennent un territoire de violents affrontements entre les Allemands et les troupes alliées constituées d’unités américaines appuyées par des unités françaises. Ils se situent sur la ligne de front lors des combats pour la libération de l’Alsace à la fin de l’année 1944, début de l’année 1945. Le 31 décembre 1944, lors de la Nuit de la Saint-Sylvestre, Hitler ordonna le lancement de l’opération Nordwind ou « Vent du Nord ». Justement, cet hiver vit la neige et le vent froid venu du nord souffler sur l’Alsace. Mauvais présage ou simple caprice climatique ? Cette nouvelle offensive fit place à de nombreux combats qui engendrèrent des pertes humaines et des destructions. Début janvier, Reipertswiller est particulièrement touché : habitants apeurés, maisons détruites et église en piteux état… Bien que l’arrêt de l’opération Nordwind fût annoncé dans la nuit du 25 au 26 janvier 1945, ce ne fut pas pour autant la fin du conflit sur le front nord alsacien.
Si vous souhaitez en savoir plus sur Reipertswiller pendant la seconde guerre mondiale, écoutez le témoignage de cette habitante :
L'irrigation des champs
Autrefois, l'agriculture était largement pratiquée au village. Ainsi, de nombreux habitants possédaient un champ qu'ils devaient irriguer afin que les récoltes soient bonnes.
Écoutez une trépidante anecdote à propos de l'irrigation des champs qui se situaient là où vous vous trouvez aujourd'hui :

Les annexes de Reipertswiller
Le village de Reipertswiller a la particularité de compter trois annexes : La Melch, Wildenguth et Saegemuhle, accessibles en poursuivant sur cette route.
Au fond de la vallée, le hameau de La Melch regroupe quelques maisons issues du déboisement autour d’une ancienne métairie des Lichtenberg. Les maisons les plus anciennes datent de la fin du XIXe siècle. Le hameau de Wildenguth a la même origine. Edifié sur un terrain escarpé, dominant le ruisseau qui alimente une pisciculture, il dispose d’un petit édifice de culture dédié à saint Wendelin, patron des bergers. Bombardé fin 1944, il fut reconstruit à l’identique par les habitants. Au hameau de Saegemuhle se trouvait une scierie mentionnée en 1757.

Eglise Saint-Jacques-le-Majeur
Surplombant le village, l’église simultanée Saint-Jacques a été classée au titre des Monuments Historiques en 1938 en raison de la qualité de son architecture. L’église a connu différentes époques de construction. Son origine remonte au début du XIIe siècle, époque où la tour-clocher et la nef ont été édifiées dans un style roman. Ancienne fortification, cette tour romane carrée s’élève à 16,8m. Le chœur roman fut remplacé en 1470 par un chœur gothique, tel qu’on peut le voir aujourd’hui. Ce chœur émane de la volonté du dernier comte de Lichtenberg Jacques le Barbu, de construire sa chapelle funéraire. Il y fut enterré au début de l’année 1480. La clef de voûte du chœur, qui porte les armes des seigneurs de Lichtenberg, est flanquée d’une tête d’homme barbu en relief, qui serait celle de Jacques le Barbu. Des éléments de son monument funéraire ont été retrouvés lors de la reconstruction de la sacristie en 1949.
L’église connu plusieurs périodes de destructions, à la Révolution et lors de la seconde guerre mondiale. Au moment de sa reconstruction, on ajouta le bâtiment de la sacristie et du local abritant l’orgue. Le tronc, réservé aux catholiques, porte la date de 1699. Après l’introduction de la Réforme en 1571 par Philippe V de Hanau, le principe de simultaneum fut institué en 1693.
En 1970, à la suite de la célébration du 500ème anniversaire de la mort du comte Jacques et du début du comté de Hanau-Lichtenberg, trois des cinq vitraux du chœur furent rénovés par maître Ernest Werlé de Haguenau. Le centre de l’œuvre représente les Noces de Cana où l’eau fut changée en vin. Le couple de ces Noces porte les traits du comte Jacques et de sa concubine Barbara.
Écoutez cet habitant pour en savoir plus sur le tombeau de Jacques le Barbu, le dernier comte de Lichtenberg :
Les tsiganes
Chaque année quand l'été pointait son nez, des tsiganes arrivaient dans le village et s'y installaient pour quelques temps. Pendant cette période, ils participaient à l'animation du village en jouant de la musique dans les restaurants.
Cette présence au village a donné lieu à un petit surnom...apprenez-en davantage en écoutant cet habitant :

Les sources thermales
Au XIXe siècle, Reipertswiller acquiert une grande notoriété grâce à ses sources thermales. Dès l’Antiquité les Romains exploitaient ces sources et les utilisaient comme bains. C’est en 1876 que le pasteur Spach découvre les vertus et les bienfaits de ces eaux. Les sources sont au nombre de quatre : la Source Spach, la Source César, la Source Arthur et la Source Madeleine. Aujourd’hui, il ne reste aucune trace des bains construits au XIXe siècle mais nous connaissons leur emplacement.
En 1879, après avoir été reconnues d’utilité publique, les sources furent exploitées pour leurs vertus médicinales. Reipertswiller figure ainsi dans la liste des lieux de cure sous la dénomination « Source ferrugineuse », c’est-à-dire une eau riche en fer.
En 1880, cette eau de source est commercialisée en bouteilles et en tonneaux. Elle est exportée vers l’Angleterre et les Etats-Unis où elle porta l’appellation de « Renine Wasser - Source César ». La première guerre mondiale met malheureusement fin à cette exportation. Aujourd’hui encore les sources sont utilisées pour et par les personnes qui souffrent de problèmes cardiaques et biliaires.
Autrefois, c'est à cet emplacement que se situait le cœur du village ; Arthur vous parle de cet ancien "centre commercial" :
Le lavoir
Tout comme les commerces et les restaurants, le lavoir avait son importance au sein de la vie quotidienne du village. On s'y retrouvait pour laver le linge, abreuver ses bêtes mais aussi pour discuter des dernières nouvelles du village.
Écoutez cette petite anecdote sur le lavoir racontée par Arthur :
Les foins à Zinswiller
Dans le temps, à Reipertswiller, les habitants vivaient principalement de l'agriculture. Mais le village n'offrait pas beaucoup de champs cultivables; alors beaucoup de gens allaient jusqu'à Zinswiller pour obtenir de bonnes récoltes.
Cette habitante nous raconte l'époque où elle allait à Zinswiller pour faire les foins :
Les bûcherons
A Reipertswiller, de nombreux hommes travaillaient en tant que bûcherons en forêt.
Pendant de nombreuses années, leur outil principal était la hache, qu'ils faisaient entretenir et réparer par le forgeron du village.
Pour en savoir plus, écoutez cet habitant :

Le Club Vosgien
Sur le territoire Hanau - La Petite Pierre mais aussi partout en Alsace, nos beaux sentiers de randonnées bénéficient d’un balisage coloré aux formes diverses : anneau, losange, rectangle, disque, chevalet, croix triangle… Avec pour devise « Notre fierté, ce sont nos sentiers. Leur balisage, c’est notre image », vous ne serez pas déçus en parcourant à pied des balades à travers forêts, vallons, prairies, crêtes... Ainsi, les environs sont très prisés par les randonneurs. Mais au fait, depuis quand le massif vosgien bénéficie-t-il d’un si beau balisage ?
En octobre 1872, Richard Stieve lance un appel à la création d’un Club Vosgien, dont voici un extrait : « Les Vosges sont restées jusqu'ici ignorées des touristes allemands et même de la plupart des Alsaciens-Lorrains : beauté de la nature et intérêt historique n'y sont pas moindres que dans les massifs allemands, mais il y manque presque partout ce que le touriste expérimenté ou non, est habitué à trouver. Même à proximité de localités très peuplées, les sentiers de montagne sont incommodes et mal signalés, les nombreux vieux châteaux tombent en ruines et sont envahis par la végétation. » . Le 31 octobre 1872 les souhaits de Richard Stieve sont exhaussés, le Club Vosgien est créé à Saverne. En 1921, l’administration des Eaux et Forêts accorde au Club Vosgien le monopole du balisage des sentiers créant ainsi une homogénéité sur tout le massif vosgien. Aujourd’hui, la Fédération du Club Vosgien rassemble plus d’une centaine d’associations et 30 000 randonneurs membres qui entretiennent et balisent pas moins de 20 000 km de sentiers !
Si vous désirez découvrir la nature environnante, n'hésitez pas à empruntez les différents circuits pédestres au départ de Reipertswiller.
