Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
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Balade sonore - Découverte du village de Pfalzweyer
















Partez à la découverte de ce village - croix situé à la limite de la Lorraine. Un circuit de découverte vous dévoilera le passé de Pfalzweyer, ses maisons traditionnelles à schopf, son église, son ancienne laiterie et même l'art de la coutellerie !

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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La laiterie
Sur la façade de cette maison, vous pouvez lire : MOLKEREI PFALZWEYER 1931. En 1931, la laiterie de Pfalzweyer est créée dans ce bâtiment. A cette époque, les habitants vivaient essentiellement de l’agriculture : autour du village s’étendaient des champs cultivés et des prés où les vaches broutaient. La plupart des éleveurs produisaient pour leur propre consommation, le lait étant un aliment central de la cuisine traditionnelle. Parfois, il y avait un surplus de lait, que l’on donnait alors aux cochons.
Quand la laiterie de Pfalzweyer voit le jour, les agriculteurs y ramènent leur lait pour qu’il y soit écrémé. Un comptable était chargé de gérer la collecte. Ensuite, l’agriculteur récupérait le lait écrémé avec lequel il fabriquait du beurre qu’il revendait sur les marchés et dans des magasins, notamment en Allemagne. La crème était stockée dans des grands bidons en aluminium qui lui assuraient une bonne conservation. Très tôt le matin des camions de la Centrale beurrière passaient récolter les bidons pour les acheminer à Drulingen, à une quinzaine de kilomètres de Pfalzweyer.
Cette centrale beurrière et fromagère fut créée en 1947 et avait deux missions principales : favoriser l’écoulement des produits laitiers des coopératives locales et fabriquer du beurre de meilleure conservation et d’une qualité supérieure.
En 1972, la centrale était formée de 117 coopératives qui regroupaient environ 3000 producteurs. Après sa fermeture dans les années 1970, la laiterie de Pfalzweyer fit place à un Crédit Mutuel puis à une maison d’habitation.
L’industrie laitière a marqué l’histoire de Pfalzweyer et des villages de campagnes. L’élevage, la collecte, la vente faisaient partie du quotidien des habitants et rythmaient leurs journées. Aujourd’hui, la laiterie de Pfalzweyer n’est plus mais la Ferme La rose des vents perpétue cette tradition en étant spécialisée dans l’élevage de vaches laitières.
Ecoutez le témoignage de ces habitants du village, ils nous racontent le temps où ils allaient encore à la laiterie :

Habitat traditionnel : les fermes à schopf
Le long de la rue Principale, les fermes datant principalement de la première moitié du XIXe siècle ont conservé une structure ancienne que l’on retrouve dans d’autres villages du Pays de La Petite Pierre. Ces maisons de type maison-bloc ou « Eindachhüs », présentent une façade parallèle à la rue.
L’appellation de « Eindachhüs » signifie que le logis et les bâtiments d’exploitation sont réunis sous un même toit. Ces maisons se situent en recul de la rue, laissant la place pour l’usoir qui s’apparente à une cour ouverte servant à la fois de lieu de stockage (fumier, tas de bois…), d’espace dédié aux activités agricoles et de lieu de sociabilité. Une autre particularité permet aisément de reconnaître ce type d’habitat : le schopf ou l’appenti dont le toit s’avance vers l’usoir et repose sur des poteaux en bois. Cette avancée du hangar abrite l’entrée de l’étable et de la grange où peuvent être stockés le bois de chauffage, les clapiers, l’outillage agricole. Le schopf permet également d’effectuer du bricolage, de faire sécher les fûts après distillation et même d’y tuer le cochon ! Souvent groupées, ces maisons forment alors des villages-rues typiques de la Lorraine.
Les matériaux utilisés pour la fabrication de ces maisons sont directement liés aux ressources naturelles du lieu : le bois pour les éléments structurants et le grès pour l’enveloppe du bâtiment. La simplicité de la façade est agrémentée par des éléments en pierres de taille et un décor concentré essentiellement sur encadrements de portes et de fenêtres, les soubassements et les chaînages d’angles.
Ce modèle de construction perdure jusqu’au début du XXe siècle, comme en témoignent les dates et inscriptions sur les linteaux de portes. Certains schopfs ont été transformé en garage lorsque l’activité agricole a décliné.
C'est sous ces shopfs, devant la maison qu'on entreposait le fumier; écoutez ces habitants parler de ce tas de fumier et de la vie paysanne à Pfalzweyer :
Le sabotier
Apprenez-en davantage sur le métier de sabotier en écoutant ces habitants du village :
La forge
Parmi les métiers présents dans le village figurait le forgeron dont l'activité était importante comme nous le racontent ces habitants :
Les cultures
Comme dans de nombreux villages autrefois, les habitants de Pfalzweyer pratiquaient l'agriculture. Découvrez tout ce qui était cultivé dans les champs en les écoutant :
La mercerie
Au 2, rue de la Mercière, le linteau de la porte d’entrée nous indique la date de 1726. Quel passé se cache derrière la façade de cette maison… ? A un moment de son histoire, ce bâtiment accueillait la mercerie du village. Au Moyen Age, on disait « Merciers, marchands de tout, faiseurs de rien ». En effet, dans ce type de commerce, de nombreux produits étaient vendus mais aucun n’était fabriqué par le marchand. Le mercier était chargé de rassembler les marchandises puis de les mettre à disposition des acheteurs. Il était donc l’intermédiaire entre l’acheteur et le fabricant. Le mot mercerie vient du latin merx qui signifie « tout ce qui se vend ». Ainsi, on y trouvait un peu de tout. A Pfalzweyer, les habitants pouvaient s’y procurer divers articles nécessaires à la couture : aiguilles, boutons, tissus, étoffes, fils, dentelles, rubans, agrafes…
Savez-vous que la corporation des merciers est l’une des plus anciennes ? Dès le XIIe siècle, ils sont cités dans un acte où on leur concède un droit de place dans les halles de Champeaux à Paris. Certains merciers partaient loin pour acquérir des marchandises précieuses ! Imaginez-vous…or, argent, soie, perles et joyaux ! Autant de matériaux nobles qui ornaient des articles de mode, très prisés par les habitants des grandes villes.
Au fil du temps, le statut de la mercerie évolua. Avec le développement des voies de communication au cours du XVIIe siècle, le transport des marchandises devint plus facile et plus rapide. Ainsi, la mercerie se divisa en diverses spécialités : marchands joailliers, marchands quincailliers, marchands papetiers…Il y en avait pour tous les goûts !

La coutellerie
L’art de la coutellerie se développe en Alsace au XVIIIe siècle. Le seul blason communal qui rappelle l’implantation de cette industrie en Alsace est celui de Pfalzweyer qui arbore un couteau.
En 1730, Louis XV crée la Manufacture royale d’armes blanches d’Alsace dans la Vallée de l’Ehn, à Klingenthal près d’Obernai. Avant cette date, le Royaume de France se fournissait à Solingen en Westphalie dont certains ouvriers font le choix de partir travailler à Klingenthal. C’est là que s’installe Caspar Engels, un maître-forgeron, avec sa famille dont la qualité de leurs baïonnettes fait rapidement leur renommée.
En 1837, Clemens Engels, un des fils de Caspar, marié à Anna Maria Zehner quitte la Manufacture d’Armes blanches pour le village natal de son épouse : Pfalzweyer. D’autres forgerons rejoignent Clemens Engels pour se lancer dans la fabrication de couteaux et d’outils tranchants.
Chez Engel, le bistrot du village
Ces habitants partagent leurs souvenirs de ce lieu convivial :

Eglise protestante
Pendant quarante années, les protestants de Pfalzweyer ont célébré leur culte dans une maison privée car aucun édifice religieux n’était présent dans le village. En 1860 une église protestante est construite ; la sobriété de son architecture et de son décor entre en accord avec la doctrine réformée qui préconise la suppression du culte des images, des statues de saints et des images pieuses.
Seulement sept années après sa construction, la tour clocher est détruite. Un nouveau clocher est alors élevé, accolé à l’église. Celle-ci est également la vitrine d’une ressource naturelle locale : le fameux grès des Vosges. De nombreuses carrières étaient exploitées sur le territoire du Pays de La Petite Pierre. Ainsi, l’église est entièrement construite en grès, même son autel !
En 1955, l’église est rénovée, de nouveaux vitraux sont posés : ils représentent la Naissance et la Résurrection du Christ.
Le samedi 8 septembre 2012, deux nouvelles cloches arrivent à l’église. Elles ont été coulées à Pfalzweyer par la société André Voegelé de Strasbourg, artisans fondeurs d’Alsace, selon les traditions héritées du Moyen Age. Ces cloches de 70 et 100 kg rejoignent celles datées de 1859 et 1925.
Écoutez ces habitants parler du catéchisme :
