Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
Pas de mauvaise surprise, ceux présentés par l’ensemble des Comités Départementaux ont été soigneusement sélectionnés et font l’objet d’un entretien régulier. Pour participer au maintien de la qualité des sites, si vous constatez un problème (dépôt d’ordures sauvage, un arbre couché sur votre parcours, …), signalez le sur :
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Cucuruzzu et Capula














Fort bien aménagé pour la visite, le circuit en boucle permet de se rendre sur les deux sites archéologiques de Cucuruzzu et Capula, l'un après l'autre (environ une heure de marche pure et deux heures pour une visite complète).
Le Casteddu de Cucuruzzu est l'un des plus importants sites monumentaux de l'âge du bronze (2ème au 1er millénaire) de la région de l'Alta Rocca. En poursuivant une promenade en sous-bois, on arrive sur le site médiéval du Casteddu de Capula : ce site permet aux visiteurs d'identifier les diverses cultures insulaires qui se sont épanouies sur un même lieu. Occupé depuis l'âge du bronze, il fut ensuite au coeur de la féodalité .
La visite est commentée par audio-guides, ou par un guide réservé aux groupes. Il est conseillé de programmer cette visite avec celle du musée archéologique de Levie où l'on peut observer de nombreux objets trouvés sur place.
Infos pratiques
- stationnement sur le parking dédié
- visite de mars à septembre, payante pour les adultes
- contacts : 04 95 78 48 21
Balisage
Panonceaux en bois

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map
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Départ de la visite
Suivre le sens de la visite et commencer par passer le portillon en bois.

Sites archéologiques de Cucuruzzu et Capula
En traversant une forêt méditerranéenne au cœur d’un environnement préservé, vous découvrirez le Casteddu de Cucuruzzu, qui fait partie de la vingtaine de casteddi connus de l’île, situés essentiellement en Corse méridionale.
C’est en 1959 que l’archéologue Roger Grosjean, à qui l’on doit notamment la renommée des sites de Filitosa (Sollacaro) et de Cauria (Sartène), mentionne le site de Cucuruzzu.
En 1964, l’étude sera reprise par François de Lanfranchi, qui poursuivra et étendra ses recherches jusque dans les années 1990.
Érigé par les hommes de l’Âge du Bronze, il a été établi au sein d’un chaos granitique aménagé, dominant le versant nord du plateau de Livia. En contrebas du casteddu vers le Nord-Est, plusieurs des terrasses aménagées et des abris ont été occupés ; il s’agit d’un village, ceinturé par un mur de protection (non accessible).
Le monument principal est formé par la Torra (tour : probable lieu de stockage et de transformation des denrées), qui conserve encore une partie de sa couverture. Les vestiges recueillis lors des fouilles sont présentés au musée départemental de l’Alta Rocca.
En poursuivant une promenade en sous-bois, on arrive sur le site médiéval du casteddu de Capula : ce site permet aux visiteurs d'identifier les diverses cultures insulaires qui se sont épanouies sur un même lieu. Occupé depuis l'âge du bronze, il fut ensuite au coeur de la féodalité .

Casteddu de Cucuruzzu
Le casteddu de Cucuruzzu fait figure de forteresse, protégeant une zone de village qui occupait le reste de l’éperon rocheux. L’unique entrée se fait par un couloir en chicane formé entre deux boules de granite, ce qui la rend facilement défendable. À l'intérieur, se trouvent des loges destinées aux activités artisanales, des diverticules pour le stockage des denrées, des cuvettes et des cupules utilisées pour le broyage des céréales, comme le montrent les vestiges retrouvés lors des fouilles et exposés au musée de Levie.
Les aménagements de l’enceinte ouest peuvent faire office de guérites, présentant des ouvertures étroites comparables à des meurtrières. Comme dans les autres casteddi de ce type, l’ensemble est dominé par une construction circulaire de grandes dimensions, la torra. Ici, elle est conservée sur 4 à 5 m de haut et devait probablement comporter un étage supplémentaire. S’ouvrant sur les aiguilles de Bavella, elle présente un couloir flanqué de renfoncements, menant à une pièce principale dotée d’un espace annexe. Roger Grosjean a interprété la torra comme un monument cultuel, mais la similitude avec les nuraghe du nord de la Sardaigne laisse penser qu’elle devait servir de lieu de stockage et de préservation des biens et des ressources alimentaires de la tribu. Sa position au point culminant du site en fait également un édifice défensif ou d’observation offrant une large vue sur les alentours.

Site de Capula
La fortification de Capula, située sur la commune de Levie (Corse-du-Sud), est érigée à 754 m d’altitude au sommet d’une colline granodioritique se détachant du Pianu di Livia.
La partie supérieure du relief est occupée par une tour, de plan quadrangulaire, parementée de moellons de petites et de moyennes dimensions, de granit, équarris, disposés en lits horizontaux et liés avec un mortier de chaux assez fin.
En contrebas de cet édifice, se développe une plateforme, ceinturée par un mur en appareil cyclopéen, où au moins trois bâtiments mitoyens, correspondant sans doute au logis seigneurial, prennent place. L’architecture de ces édifices s’adaptait aux différentes contraintes topographiques tout comme à la présence des boules granitiques qui restreignent l’espace habitable.
Les bâtisseurs ont su tirer profit des parois rocheuses en les taillant et en aménageant des cavités nécessaires par exemple à la pose de poutres de charpente. De nombreuses emboitures témoignent à leur tour des travaux d’extraction ayant alimenté le chantier de construction.
Ces contraintes naturelles ont bien évidemment eu un impact sur l’organisation et la qualité du système défensif. L’enceinte, essentiellement visible au niveau d’une des rampes d’accès s’organise, à partir d’une semelle de fondation, d’un appareil disposé en assises régulières via des moellons parallélépipédiques, sans liant et adossé au substrat. Les autres versants ne conservent que quelques bribes de murs coincés entre les massifs rocheux.
Au-delà de cette enceinte, de petites terrasses s’organisent entre les boules granitiques, les arases de murs qui s’y distinguent à travers la végétation invitent à penser qu’un habitat villageois s’y développait. Enfin, à quelques mètres de ces terrasses, un sol dallé délimitant un rectangle correspond à l’ancienne chapelle médiévale.

Vestiges de la Chapelle San Larenzu
Les restes de la Chapelle romane San Larenzu sont visibles juste à côté de la "nouvelle" chapelle, reconstruite bien plus tard avec les pierres de l'ancien édifice. On distingue encore les fondations de la chapelle, les traces de l'abside et la présumée entrée sur le côté.
L'Alta Rocca accueille plusieurs édifices romans sur son territoire dont le mieux conservé se trouve sur la Commune de Carbini : l'église Saint Jean Baptiste et son majestueux clocher.

Village préhistorique
Rencontrez l'équipe des artisans de la Préhistoire de l'Association Chalcophore, au coeur du village préhistorique sur les sites de Cucuruzzu et Capula.
Vous serez transportés par les démonstration des techniques anciennes, dans le travail de la métallurgie (de la cire au bronze), des roches dures et tendres.
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Croisement
Continuer sur la gauche en passant devant les vestiges de la chapelle romane.
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Information
Emprunter le portillon puis prendre à gauche pour retourner à l'accueil.
