Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
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Balade sonore - Découverte de Buswiller
















































Partez à la découverte du village de Buswiller!

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Corps de garde
Au Moyen Âge, l'église était fortifiée par une muraille crénelée de deux mètres de haut qui cernait le cimetière et constituait ainsi un lieu de refuge pour les habitants. Cette enceinte fut remplacée par la clôture actuelle dès lors qu'elle n'eut plus aucune utilité. Son seul vestige qui subsiste encore de nos jours est le corps de garde, une petite tour aux murs épais dotée de meurtrières dont la construction date de 1597.
Au XXe siècle, c'est un conflit mondial qui remet en question la sécurité du village. Cet habitant nous parle de la guerre 39-45 :

Eglise protestante
Située au centre du village, l’église protestante de Buswiller fut construite dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle dans un style néo-classique, et modifiée au cours du XIXe siècle. Les archives nous renseignent sur la présence d’un édifice religieux à cet emplacement dès le milieu du XVe siècle ; une chapelle médiévale dédiée à saint Sixte. A partir de 1545, suite à l’introduction de la Réforme, l’édifice est réservé au culte protestant.
Si vous entrez dans l’église, vous y découvrirez en son chœur, un trésor historique : six pierres tombales des anciens seigneurs de Buswiller, les barons Gayling von Altheim, qui possédaient le village au XVIIIe siècle. Ces épitaphes représentent un cas assez rare en Alsace. Leur très bonne conservation tient de l’initiative du maire en place lors de la Révolution de recouvrir entièrement les pierres d’une couche de plâtre.
Ces six épitaphes gravées de textes à importante valeur documentaire, fixées sur les murs du chœur, sembleraient indiquer que l’église aurait servi de lieu de sépulture aux membres de la famille seigneuriale.

Les maisons Schini
Vous voici devant deux beaux exemples de maisons dites « Maisons Schini ».
A Buswiller comme dans de nombreux villages des environs de Bouxwiller, l’influence des Suisses, venus repeupler la région après la guerre de Trente Ans (1618-1648), se retrouve au niveau de l’architecture. Une dynastie de charpentiers, les Schini, établie dans la région de Bouxwiller depuis 1522, a d’ailleurs donné son nom à la maison à colombages « type » de cette partie de l’Alsace. Sa caractéristique principale est la présence du type de loggia le plus spectaculaire, la loggia double ou plus précisément celle à deux niveaux de balustrades. Elle orne près d’une trentaine de logis dans les villages des environs de Bouxwiller, datés de 1776 à 1839. D’autres détails architecturaux accompagnent cette loggia : des balustres sculptés, des poutres souvent moulurées et ornées de cartouches contenant la date de construction et le nom des propriétaires, des motifs protecteurs ou décoratifs (cœur, fleur, route solaire, svastika) sur la maison et les dépendances.
En découvrant ces maisons, plongez dans la vie quotidienne du village en écoutant cet habitant parler des métiers présents autrefois à Buswiller :

Ferme Jacob
Nommée Ferme Jacob depuis le XIXe siècle, en référence à ses propriétaires, cette exploitation indique la date de 1599 sur le poteau cornier du logis. Elle fait partie des six fermes datées du XVIe siècle encore visibles aujourd’hui sur le territoire Hanau – La Petite Pierre.
Peu remanié, à l’exception des fenêtres du rez-de-chaussée surélevé et de la balustrade en bois du perron sur cour, le logis illustre bien la maison paysanne de son époque, possédant un étage en léger encorbellement.
Cette ferme est l’une des rares protégées par les Monuments Historiques. Elle a fait l’objet de relevés à l’époque allemande, publiés dans les « Images du Musée Alsacien ».
Quelques éléments architecturaux sont à remarquer :
- Les encadrements saillants, richement sculptés de motifs géométriques, sur les fenêtres de la pièce principale du premier étage qui caractérisent les chambranles Renaissance.
- La loggia à poteau central. Le garde-corps est formé de losanges et de chaises curules.
- À l’étage, le traitement des guettes qui sont découpées en « crête de coq ».
- Un ensemble de dépendances très intéressantes dont des étables de 1731, le corps de passage de 1804 et la grange de 1836.
Autrefois, dans les villages, on trouvait sur place tout ce dont on avait besoin pour vivre au quotidien. Cet habitant nous parle notamment du pain qui était confectionné à la main au sein de chaque ferme et cuit dans le four à pain de l'habitation :

Les origines du village - L'ancien château de Buswiller
Le village fut mentionné pour la première fois dans un document de l'abbaye de Wissembourg en 784 sous la dénomination "Buusso vilare". Cette appellation semble avoir comme origine la plus probable celle d'un riche Franc qui construisit une ferme (villa) en ces lieux. Plus tard, le nom du village se déclina en Busselwilre, Bussenwiller, Bossweiler avant de devenir Bueswiller puis finalement Buswiller à partir de 1961.
Après être passé successivement entre les mains des seigneurs de Mittelhausen, Lichtenberg, Hanau, Berstett, von Sultz et von Böcklin qui n'en possédaient souvent qu'une moitié, le village devint la propriété des barons Gayling von Altheim, originaires de la région de Babenhausen en Allemagne vers la fin du XVIIe siècle. Ceux-ci en restèrent les seuls maîtres jusqu'à la période trouble de la Révolution française.
Le dernier baron Gayling von Altheim, soupçonné d'avoir participé à l'organisation de la fuite du roi Louis XVI, reconnu et arrêté à Varennes, échappa de peu à la guillotine qui entra dans le village le surlendemain du jour où lui-même dut s'enfuir de Buswiller. Pour sauver sa tête, il partit se réfugier Outre-Rhin, après avoir été averti en secret par un ami du danger qui le menaçait.
Quant au château en pierre de taille que les barons Gayling avaient fait ériger dans la première partie du XVIIIe siècle à l'emplacement de la maison située au n° 57 de la rue Principale et que la famille occupa jusqu'à la Révolution, il fut détruit en 1793. Il n'en reste que quelques vestiges d'importance négligeable, intégrés dans des bâtiments actuels.

Verger-école et source Eiler
Au cours de votre parcours, prenez le temps de vous arrêter quelques instants aux abords du verger école de Buswiller où des bancs jalonnent un joli sentier entouré de verdure. Ce verger, tout comme la source, ont été réalisés en grande partie en 2004. Autrefois, cette source alimentait une fontaine située au centre du village.
Autrefois à Buswiller, aucun fruit des vergers n'était perdu! On les collectait pour en faire des bocaux, des confitures mais aussi du schnaps par exemple. Presque chaque famille du village possédait également des vignes. Écoutez cet habitant vous parler de cette période :

Point de vue du Markstein
En vous éloignant un peu du village, vous pourrez profiter d'un très beau point de vue sur Buswiller et ses environs.
En observant le paysage qui s'étend devant vous, imaginez quand, il y a quelques années du houblon y poussait encore. Écoutez cet habitant parler de la récolte du houblon et de ce qu'il pouvait s'acheter avec l'argent gagné à effectuer cette tâche :
