Marchez en France
Que du bonheur dans ce si joli pays
Coccinelle posée sur la branche/Collection Tourisme Gers/J. Sandras
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Lissieu - Sentier Géologie et Paysage


















































Cet itinéraire permet de découvrir le cœur médiéval de Lissieu, ses étangs, le château de la Roue et du Bois-Dieu, sa chapelle et la glacière qui permettait de procurer, aux XVIIIe et XIXe siècles, boissons fraîches et sorbets aux habitants du château. Un peu d’histoire. À la limite du Beaujolais, la commune de Lissieu est située sur le tracé de l’antique route commerciale. Sa position stratégique explique en partie que les seigneurs de Beaujeu et l’Archevêché de Lyon se soient longtemps disputés ce territoire.
Accès possible en bus TCL N° 61 et 215, arrêt Lissieu Centre Mairie - https://www.tcl.fr/lignes/bus-61 - https://www.tcl.fr/lignes/bus-215
Balisage et nature du cheminement
Balisage jaune. Cheminement : 68 % de petites routes goudronnées et 32 % de chemins non-revêtus

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map


Les Tours de Lissieu
Les Tours de Lissieu, vestiges d’un château du XIIe siècle, sont un symbole historique et patrimonial majeur de la ville. Inscrites à l’inventaire des monuments historiques depuis 1936, elles témoignent de l’histoire de la ville.
Le château original, érigé au XIIe siècle, fut construit sur les vestiges d’un premier château en bois datant du Xe siècle. Initialement possession des sires de Beaujeu, il fut rapidement revendiqué par l’Archevêque de Lyon, ce qui amena le Pape Innocent II à ordonner sa destruction. Cependant, cet ordre ne fut jamais exécuté.
Aujourd’hui, trois tours subsistent, construites en pierre dorée typique de la région. Leur couleur, d’un jaune rehaussé d’une touche d’orange, a pâli avec le temps. La porte principale a été reconstruite à la fin du XVIe siècle, et plusieurs restaurations eurent lieu au XIXe siècle. Les vestiges incluent aussi une enceinte fortifiée, un donjon cylindrique, un logis, ainsi qu’une porte surmontée d’une bretèche, encadrée par deux tours rondes.

Quartier La Clôtre
La Clôtre, hameau linéaire le long de la rue,

Le Château et la Chapelle de Bois Dieu
Résidence de prestige depuis sa construction, le château de Bois Dieu a failli disparaître il y a une quarantaine d’années, avant d’être sauvé par la mobilisation locale.
En 1680, André Claustrier, receveur général des Finances de Lyon, devient propriétaire du Bois Dieu. Il y fait bâtir un château et remplace l’ancienne chapelle par un nouvel édifice religieux. Personnage influent à Lyon, il mène grand train avant d’être condamné pour fausse monnaie en 1684.
Au fil des décennies, le château passe entre plusieurs mains et connaît des épisodes marquants. Il est brièvement occupé par les armées autrichiennes lors de la bataille de Limonest, l’une des dernières grandes confrontations napoléoniennes (20 mars 1814).
Plus tard, Joseph Marie Léon de Fleurdelix, industriel prospère et maire de Lissieu pendant de longues années, transforme le domaine en l’une des plus belles propriétés de la région. Il y accueille notamment le Maréchal de Mac Mahon, Duc de Magenta, pour des parties de chasse. En 1850, une nouvelle chapelle est construite, celle que l’on peut voir aujourd’hui.
À la mort de Mme Fleurdelix en 1895, sans héritiers directs, le domaine est transmis à son neveu André Devienne, qui le revend en 1911 à Charles Jacquemont. Ce dernier agit pour le compte de l’Archevêché de Lyon, qui envisage d’y installer une résidence pour religieux âgés.
Finalement, le château est loué à Louis Neyron, industriel lyonnais et fondateur de la marque Rasurel en 1884. En quête d’un lieu paisible, il finit par en faire l’acquisition le 29 novembre 1915.
Initialement réservée aux châtelains du château du Bois Dieu, la chapelle a ensuite accueilli les habitants du voisinage avant de devenir un espace d’exposition et de manifestations culturelles.

Parc du Bois Dieu
Le château du Bois Dieu possédait, dans son parc, une glacière construite au XVIIIᵉ siècle. Aujourd’hui, elle fait l’objet d’un important programme de restauration.
Les glacières étaient très répandues sous le règne de Louis XV. À cette époque, Madame de Pompadour, qui influençait les tendances, avait popularisé les boissons fraîches et les sorbets aux fruits. Cette mode a conduit à la construction de nombreuses glacières à proximité des châteaux, comme celle du Bois Dieu. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIᵉ siècle que la glace a commencé à être utilisée pour la conservation des aliments.
Autrefois, la glace était prélevée en hiver dans l’étang situé en contrebas, puis stockée dans la glacière. Son remplissage demandait quinze jours de travail et mobilisait une dizaine de personnes pour en combler les 4,50 mètres de diamètre et de profondeur.

Château de la Roue
Le clos de la roue et son château, sur le coteau de l'autre côté de l'autoroute, n'est pas le lieu le plus connu de Lissieu. Bien moins connu que le domaine et le château de Bois Dieu. D'autant moins connu que le clos est désormais dénommé par tous (carte IGN comprise) comme "la réserve" du nom donné dans les années 60 à l'hôtel-restaurant installé dans le château rénové, qui est devenu copropriété en 1981. D'autant moins connu qu'il est resté un des plus grand espace naturel et agricole de la commune.


